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Déconfinement : Margaux Wanham, Back on Track

Hier c’était notre première journée de semi liberté après deux mois de confinement. Pas de bol, elle a coïncidé avec une énorme tempête qui a mis à mal plusieurs régions de France. Du coup, comme on n’est pas sorti, on en a profité pour prendre des nouvelles d’une autre pilote moto féminine que nous admirons et soutenons : Margaux Wanham – Interview rien que pour vous 🤗

Bonjour Margaux, ça y est, on voit enfin le bout du tunnel même si la pluie prend le relais aujourd’hui. Avec ton métier, on image bien que ces deux derniers mois n’ont pas rimé avec netflix et canapé, peux tu nous raconter ?

« Bonjour Fille Au Guidon ! Etant infirmière, je n’ai effectivement pas manqué de travail même si je ne travaille pas en service de réanimation ou unité spéciale COVID, donc même si l’organisation de mon service est bien différente qu’auparavant, le travail reste le même.
En ce qui concerne l’entraînement physique, les salles de sport étant fermées, je fais de la course à pied, du renforcement musculaire à la maison et du vélo sur home-trainer.
Etant de nature dynamique, je ne tiens pas en place et il est rare que je prenne le temps de me poser sur mon canapé en temps normal… Mais là, il y a bien fallu prendre sur soi et trouver quelques activités pour passer le temps à la maison ! Alors si, je me suis abonnée à Netflix et pour la première fois de ma vie, j’ai pu regarder une série en entier ! Et je me suis aussi découvert quelques talents culinaires 😉 »

Comme nous tous, on suppose que tu avais prévu de sauter sur ta moto aux premières lueurs de l’aube ce matin non ?

« Aujourd’hui j’étais d’astreinte pour le travail, je devais donc rester dans le coin… Mais je pense aller très prochainement me faire quelques petits cols de montagne en moto et prendre une petite pause au bord du lac d’Annecy, en espérant le soleil ! »

Le week end prochain ?

« Le week-end prochain, je vais aller voir mes proches, qui me manquent terriblement ! Et si la météo le permet et que des petits circuits ou terrains sont ouverts, j’irai faire de la 300 ou de la moto-cross 😉 »

As- tu des info concernant tes terrains d entraînement ?

« Les grands circuits devraient ouvrir d’ici la fin du mois, mais il y a toujours cette limite des 100 km à respecter pour le moment… J’ai le circuit de Bresse qui est dans ce périmètre et j’espère donc pouvoir y rouler dès que possible en attendant de pouvoir aller m’entraîner sur les circuits prévisionnels des courses.
On a aussi un petit circuit de karting sur lequel nous comptons aller rouler avec la 300 dès la semaine prochaine.
Les terrains de MX devraient aussi pouvoir réouvrir. »

Les épreuves de championnat ont été annulés au moins jusqu’au premier août ? Quel est ton nouveau calendrier ?

« Mon calendrier est prévisionnel, rien d’officiel pour le moment. Je pensais honnêtement que nous aurions une saison blanche pour 2020… Finalement nous devrions avoir je pense entre 3 et 5 courses en ce qui concerne l’Ultimate Cup, car certaines ne sont pas encore confirmées et il n’est pas impossible que des nouvelles mesures gouvernementales nous restreignent encore cette année. Evidemment, ce que personne ne souhaite !
Pour les 24h du Mans qui sont prévues fin août, malgré la restriction des rassemblements de plus de 5000 personnes avant septembre, nous n’avons eu aucun communiqué précisant l’éventuelle annulation de cet évènement. J’imagine qu’une dérogation a été demandée pour que cela ait lieu… Après, pour les conditions, je me demande bien comment cela pourrait se dérouler !
J’avais aussi le projet de faire la manche de FSBK de Magny-Cours, celle-ci aura lieu le week-end du 1er août. Je ne sais pas encore si je pourrai prendre part à cette course, ma priorité étant de pouvoir faire le Championnat Ultimate Cup en entier. Cela sera fonction des finances car un week-end de course comme celui-ci est très onéreux. De nombreuses entreprises ont vu leur situation économique se dégrader à cause de cette crise sanitaire, le budget sponsoring n’est donc pas leur priorité, ce qui est tout à fait normal. Je croise les doigts en tout cas pour que nous puissions tous assouvir notre passion cette saison, et surtout tout en préservant notre santé et celle de nos proches. »

Nous aussi on croise les doigts, Margaux 🤞. Et on continue à te soutenir, malgré la crise, grâce aux achats qu’ont effectué les motardes sur http://www.filleauguidon.com pendant le confinement et ceux qu’elles feront, dès cette semaine, chez tous nos revendeurs comme Maxxess à Rennes, Reims, Nancy ou Bordeaux, Dafy à Chartes, Blois ou Laval, Moto Axxe à Orléans ou encore LNLM à Paris 🤗

« Un grand merci les Filles Au Guidon 😊»

Pour récapituler le calendrier prévisionnel de Margaux Wanham:

ULTIMATE CUP :
25 et 26 juillet ou 1er et 2 août : Circuit et dates à confirmer par l’organisation. 22 et 23 août : DIJON-PRENOIS 19 et 20 septembre : LE VIGEANT 10 et 11 octobre : MAGNY-COURS. 31 octobre et 1er novembre : NAVARRA (Espagne)

24H DU MANS :
29 et 30 août

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Sandrine Dufils : Daytona – Une Française au départ

En 2001, Sandrine Dufils, au guidon de la mythique Yamaha TZ350, est la seule Française au départ de la course de l’ICGP de Daytona. De son aventure est né un court métrage qui a été projeté au French Riviera Motorcycles Festival en février dernier. Pour nous aider à surmonter le confinement, le festival a mis en ligne des liens permanents vers les films projetés dont celui relatant son aventure : Daytona – Une Française au départ 🤗

Crédits Photos : Sandrine Dufils

Si vous suivez un peu l’actu des femmes en deux-roues, vous avez certainement déjà entendu parler de Sandrine Dufils, une grande blonde aux yeux bleus qui parle avec conviction de sa passion : la moto. Vice présidente de Toutes en Moto, membre du comité féminin de la FFM qui organise la Women’s Cup, Sandrine Dufils est de tous les événements qui mettent les motardes à l’honneur.

Crédits Photo : Women’s Cup

Le deux-roues, Sandrine Dufils est tombée dedans à 14 ans, quand son père a enfin accepté de lui offrir un 103 Peugeot pour parcourir les routes de Normandie où elle est née.

A 18 ans, elle passe son permis gros cube. On est en 1986, Sandrine Dufils est la seule femme sur le plateau et elle se rend vite compte que les femmes sont rares parmi les motards.

5 ans plus tard, avec son premier salaire, elle se paye sa première moto : une Virago 250. Elle est maintenant à Paris et son deux-roues est son unique moyen de transport. Journaliste pour France 2, il lui permet de décrocher les scoops avant les autres qui se trainent en voiture.

Sandrine Dufils et les petroleuses
Crédits Photo : Sandrine Dufils

Lors d’un week-end sur le circuit de Lurcy Lévis, elle découvre Les Pétroleuses, un groupe de filles qui roulent en moto sur la route mais aussi sur circuit. Sandrine Dufils monte sur la California 1000 d’un ami et se lance sur la piste avec les autres femmes. Elle attrape immédiatement le virus. Elle emprunte les motos à gauche à droite pour participer aux roulages puis elle s’achète sa première moto piste : une Honda 350 rouge.

Sandrine Dufils au guidon de sa moto Honda 350
Crédits Photo : Sandrine Dufils

A rouler sur les circuits, elle rencontre d’autres pilotes dont le Français Eric Saul. Après une belle carrière en Grand Prix, ce dernier a créé l’ICGP, l’International Classic Grand Prix, le championnat des motos Grand Prix des années 1974 à 1984.

Sandrine Dufils a alors l’occasion de poser ses fesses sur la fameuse Yamaha TZ 350, le bicylindre le plus rapide mais aussi le plus imprévisible des championnats du monde entre 73 et 81 … Révélation, la blonde parvient à dominer le monstre.

Sandrine Dufils au guidon de la moto Yamaha TZ  350 à Daytona
Crédits Photo : Sandrine Dufils

Après quelques tours de piste à Carole, elle accepte un défi fou. Aux côtés de l’homme qu’elle aime, elle décide, elle aussi, de participer à l’ICGP. Sandrine Dufils aime les défis, elle attaque par le célèbre circuit de Daytona en Floride, un anneau de 4 km surélevé dont elle parle encore avec passion : « La-haut, tu joues avec le vent ».

Cette aventure, Jean-Michel Legros l’a mise en image dans le court métrage : Daytona – Une Française au départ. Un plongeon de 7 minutes au milieu des motos et des pilotes qui ont fait la légende des Grands Prix,

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Salon de Lyon : rencontre avec Margaux Wanham

Sur le salon du deux-roues de Lyon, nous avons eu le plaisir de rencontrer la talentueuse pilote Française Moto Margaux Wanham et son tout nouveau Gextraordinaire. Sa vie, son oeuvre et sa saison 2020 ? Interview exclusive pour Fille Au Guidon menée d’une main de maître par Myriam alias Mymy Rider 😉

Question : « Bonjour Margaux. Ici tout le monde te connait mais peux-tu nous faire un petit rappel de ce qui t’a amené à devenir la championne que tu es ? »

Réponse : « Bonjour, je m’appelle Margaux Wanham. J’ai commencé la piste en 2012 et attaqué les compétitions dès 2013. Je roule sur route depuis mes 14 ans. Mon père tenait un bar de motards et m’emmenait souvent rouler derrière lui. A 14 ans, mes parents m’ont offert ma première 50 à vitesse. J’ai appris à les passer avec les copains. A 16 ans j’ai passé mon permis 125 et à 18, le permis gros cube. Je roulais très vite sur route, alors je me suis inscrite pour une journée piste et … ça m’a de suite plu. Deux ans plus tard,  avec mes premières payes, je me suis payée ma première moto piste. Si on m’avait dit que je me retrouverai en mondial d’endurance quelques années plus tard, je n’y aurais jamais cru ! »

Margaux Wanham est une pilote moto Française engagé en championnat de France
Crédits Photos : Thomas Benoit.

Q : « Tu n’es donc pas une pilote professionnelle? »

R : « Non. Mon métier est infirmière en psychiatrie carcérale. J’ai une vie à risque mais prudente. »

Q : « Qu’est ce qui caractérise les « pistardes »? »

R : « C’est une question de tempérament. On aime les défis. On est des fonceuses. »

Q : « Quels sont les moments forts de ta carrière ? »

R : « Pour commencer par le moins bon : une belle chute à Magny Cours en roulage lors de ma 1ere année de piste en 2012… Hémorragie interne, fracture de la rate. 6 mois après, j’étais de nouveau les fesses sur la moto ! Pour ce qui est du positif : je peux parler de notre podium avec mon équipe Special Team Ducati, lors de ma 1ere course d’endurance de 24h. Une 1ere place en supertwin en 2017 aux 24h du Mans. Une moto que je ne connaissais pas et que j’ ai découvert directement en course pour mon 1er relais, et qui nous a emmenés au bout, sur la 1ere marche du podium, j’avais des étoiles plein les yeux! Je peux aussi parler de ma victoire en Women’s Cup 2018, ou j’ai été titrée championne de France. Une année superbe passée avec les filles et une belle bagarre tout au long de la saison avec Mélodie Coignard. Après, je vis des moments forts lors de chaque course, principalement en endurance… Ce sont à chaque fois de nombreuses émotions qui nous submergent, tu ris, tu pleures, tu sais même plus quoi faire 😂. »

Margaux Vanham est une pilote moto femme qui participera en 2020 au championnat du monde d’endurance
Crédits Photos : Thomas Benois

Q : « Quels conseils donnerais-tu à une fille qui veut se lancer en compétition piste? »

R : « Il y a de plus en plus de filles qui font de la piste et c’est bien. La Women’s Cup est un super tremplin pour commencer la compétition. Les filles peuvent plus facilement s’intégrer et apprendre pour progresser. Apprendre et après se mesurer aux garçons en championnat mixte comme le Promosport Découverte ou l’Ultimate Cup. J’ai commencé la compétition en 2013. Il n’y avait pas de Championnat féminin à l’époque. En 2015, j’étais la seule fille et j’ai fini 2 fois 3ième avec les garçons. J’ai participé à la première Women’s Cup en 2018. J’y ai bataillé avec Mélodie Coignard. J’ai été sacrée Championne De France. Je ne peux pas y retourner avant 5 ans mais, de toute façon, il n’est pas intéressant pour moi d’y participer de nouveau. Il y a beaucoup trop de différence de niveau. J’avais parfois 1 minute d’avance sur un tour sur la dernière… c’était beaucoup trop dangereux, et je ne peux pas progresser. »

Q : « Il y a t’il une belle solidarité entre filles non ? »

R : « Oui il y a une belle solidarité entre filles. Je me suis fait plein de copines avec la Women’s Cup. De bons liens. Tous les ans on s’organise un week end retrouvailles car nous sommes maintenant dispatchees dans différents championnats. Mais cette solidarité je l’ai aussi avec les garçons ! Ça se passe bien avec eux. Souvent, sur la piste, je suis leur objectif. Ils ne veulent pas finir derrière moi 😁 Mais si j’ai besoin de quoique ce soit ils sont toujours là ! Ils me chouchoutent pas mal et sont vraiment sympas avec moi. Ils savent ce que je vaux sur la piste. »

Margaux Wanham est une pilote féminine Française qui s’attaque à l’ultimate cup en 2020

Crédits Photos : Thomas Benois

Q : « Et tes sponsors ? Comment gère tu ton image avec eux ? »

R : « Beaucoup d’autres pilotes pensent qu’en tant que femme c’est plus facile de trouver des sponsors. C’est plus facile dans le sens où l’on a plus de visibilité, surtout quand on roule bien. Mais il  faut les trouver ! Je me démène beaucoup pour cela. Pour le matériel et les équipements, je suis beaucoup soutenue. Pour trouver des financements, c’est plus compliqué. J’organise d’ailleurs différents événements afin de récupérer des fonds. »

Q : « En avril, tu participeras aux 24 heures motos. Vous n’êtes que 3 féminines Françaises parmi les participants. Pourquoi il y a t’il aussi peu de femmes inscrites ? »

R : « Pour moi c’est une question de niveau. Les qualifications des 24 heures sont de plus en plus compliquées et de plus en plus difficiles. Il faut tourner en 1,42 au Mans et peu y parviennent. Je pense que nous sommes seulement quelques pilotes françaises à pouvoir le faire… Je peux citer Amandine Creusot et Mélodie Coignard (Girl Racing Team). »

Q : « Est-ce qu’il y a un pays qui dénote dans ce constat ? »

R : « Non pas vraiment… mais en Espagne, c’est plus propice pour les femmes. Question de culture. »

Q : « Quels sont tes objectifs pour 2020? »

R : « Je roulais en 1000 Promosport depuis déjà quelques années. En 2020, j’ai décidé d’aller voir autre chose ! Je vais faire l’Ultimate Cup en Hypersport. Moins de courses mais sur de magnifiques circuits et avec du beau monde. Les courses et essais se déroulent du vendredi matin au dimanche midi. Moins de courses, moins de jours à poser à chaque fois, plus facile à gérer sur le planning. J’ai toujours roulé en Promosport. J’ai envie de voir autre chose et de tester les pneus Michelin (obligatoire en ultimate). En plus, l’Ultimate Cup a une meilleure visibilité et c’est bien pour mes sponsors. Je vais aussi faire les 24 heures du Mans avec le même Team que l’année dernière, Mana’au Compétition La Ligue Contre le Cancer, sur une Suzuki qui portera le #57. Je cherche un guidon pour les 12 heures de Magny-Cours et pour le Bol d’Or. »

Q : « Une grosse saison ! »

R : « Une grosse saison oui mais tous les ans c’est la même histoire ! Je me suis aussi mise au motocross il y a un an. Je débute. C’est pas la même discipline. Pas facile mais très sympa et complémentaire pour la piste ! »

Margaux wanham a commencé le motocross en 2019
Crédits Photos : Margaux Wanham

Margaux Waham #52 est une grande pilote moto. Quelques chronos pour vous montrer de quoi elle est capable :

// Lédenon: 1.27
// Carole: 1.03.5
// Magny-Cours: 1.45.07
// Nogaro: 1.33.82
// Le Mans: 1.41.9
// Le Castellet (Bol d’Or): 1.59.4

Elle a commencé la piste en 2012 sur une Daytona 675 avant de rouler pendant 3 saisons en CRB 1000 Honda. Depuis 2016, elle pilote des 1000 GSXR Suzuki. Depuis 2018, Margaux Wanhame est pilote officielle du constructeur.

On lui souhaite de tout coeur une belle saison 2020 en Ultimate Cup avec son nouveau Gextraordinaire 😉.

Gazzzz Margaux 🏍✌️❤️

La pilote moto Française Margaux Wanham etait sur la salon du deux roues de Lyon 2020
Crédits Photos : Mymy Rider

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Portrait Pilote : Audrey Dupuy, The Grass Track’s Girl

Elle s’appelle Audrey Dupuy et pratique le Grass Track depuis l’âge de 6 ans. Elle en a 26 maintenant et reste encore la seule Française engagée en compétition. Comment voit-elle son sport ? Que lui apporte cette discipline extrême ? Quels conseils donnerait-elle à celles qui veulent se lancer sur la piste ? Interview tout en passion pour Fille Au Guidon.

Audrey Dupuy est tombée dans le Grass Track à l’âge de 6 ans. Regarder son père tourner sur la piste verte et ocre lui a donné très tôt l’envie d’enfourcher l’un de ces drôles d’engin. Grass Track signifie piste d’herbe. Les adeptes de ce sport moto extrême se défient sur une piste herbeuse (du moins sur les premiers tours) au guidon de motos qui ont la particularité, entre autres, de ne pas avoir de frein et de n’avoir que deux vitesses. Première tu bondis en avant, deuxième t’enquilles et après … tu coupes et tu gères en glissade à chaque virage. Très spectaculaire et très physique, cette discipline a rencontré un franc succès dans le Sud Ouest dès le début des années 30, tout comme le Speedway qu’Audrey Dupuy pratique aussi.

Audrey Dupuy pilite des motos de Grass Track
Crédits Photos : VC Photography

Question : « Bonjour Audrey, tu fais du Grass Track depuis tes 6 ans. Qu’est ce qui t’as attiré dans ce sport? »

Réponse : « Ce qui m’a attiré dans ce sport c’est la glisse et ce fameux départ au start. Cette adrénaline à chaque tour. Cette moto sans frein, alimentée au méthanol, justement ce côté pas comme les autres motos m’a directement attiré. Puis j’ai suivi les traces de mon papa qui pratiquait aussi ce sport. Ma maman dès mon plus jeune âge m’a amené autour des pistes et mes yeux pétillaient. »

Q : « Quels sont les grands défis à relever pour être un bon pilote de Grass Track? »

R : « Je pense que pour être un bon pilote il faut avoir un bon entraînement physique et s’y tenir tout au long de l’année et ne surtout rien lâcher. S’entraîner aussi sur la moto, savoir bien faire les réglages dessus pour gagner en vitesse. »

Q : « Vos motos sont bien particulières. Comment se procure-t’on et entretient-on ce type d’engins ? »

R : « En effet ce sont des motos bien particulières, elles ne possèdent pas de frein et sont alimentées au méthanol. Le speedway, une seule vitesse pas d’amortisseur à l’arrière, le grass track deux vitesses mais cette fois ci avec un amortisseur à l’arrière. Ce sont deux motos différentes. »

Audrey Dupuy est la seule pilote Française de Grass Track
Crédits Photos : Seb GT

Q : »Tu es la seule Française engagée en compétition de Grass Track. Mais pourquoi donc à ton avis ? »

R : « Je suis la seule femme engagée en compétition en France, et je ne saurais répondre à cette question, malheureusement je ne sais pas et pourtant j’aimerais que d’autres femmes franchissent ce pas. »

Q : « Quels sont tes objectifs pour la saison 2020? »

R : « Mes objectifs sont de participer à la ligue de speedway. De faire le championnat de ligue de grass track et de speedway et me placer dans les trois premières places mais je dois avouer que cette année je veux viser le titre. »

Audrey Dupuy vise de podium du championnat de Grass Track en 2020
Crédits Photos : Audrey Dupuy

Q : « Quels conseils donnerais-tu à celles qui veulent se lancer dans la discipline? »

R: « Depuis plusieurs années je me demande pourquoi aucune femme ne veut ou n’ose pas pratiquer ce sport et j’avoue ne pas avoir trouvé de réponse. C’est peut être par peur de ce que les gens penseraient, ou par peur d’affronter que des mecs. J’ai envie de vous dire, à vous toutes, toutes les femmes, que ce sport est aussi fait pour vous, il suffit juste de se préparer physiquement et de s’entraîner au maximum. Osez franchir ce pas, vous aurez une certaine liberté à piloter ce genre de moto qui je le rappelle n’a pas de frein et vous aurez toujours cet esprit de compétition qui prendra le dessus, plus aucune peur de piloter contre ce monde de mecs. Alors venez, accompagnez moi sur ces pistes et roulons ensemble ! »

Gaz Grass’ Girl ✌️🏍💋

Crédits Photos : Audrey Dupuy

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Portrait Pilote : Estelle Bleuzé, passion Motocross

Elle s’appelle Estelle Bleuzé, elle a 26 ans et fait du motocross en compétition depuis 4 ans. Le motocross, une discipline moto très sportive, à laquelle peu de femmes se frottent. Pourtant, dimanche dernier, Estelle était sur la plage du Touquet, pour sa quatrième participation à l’Enduropale. Sa vision de ce sport, la place qu’y ont les femmes, les conseils pour bien débuter, réponses dans cette interview sans concession pour Fille Au Guidon.

Question : « Bonjour Estelle. Peux-tu nous raconter comment t’est venue la passion du motocross ? »

Réponse : « Bonjour, je m’appelle Estelle Bleuzé et je suis née à Lilles. Je fais du motocross depuis mes 16 ans. Il y a 4 ans, j’ai fait mon premier Touquet et j’ai adoré. Je me suis lancée et l’année dernière j’ai été sacrée Championne de France des Sables. »

Estelle Bleuzé Championne de France des sables 2019
Crédits Photo : Estelle Bleuzé

Q : « Qu’est ce qui t’a donné envie de faire du motocross ? »

R: « Mon Père en faisait. Il a arrété quand nous sommes nés mais … il a repris depuis qu’on s’y est mis nous aussi 😉. Personnellement, je pratique le motocross car j’aime les défis et j’aime me surpasser et montrer que j’ai les mêmes capacités physiques que les hommes. »

Q : « Sur 1200 inscrits à l’Enduropale cette année, il y avait seulement une poignée de femmes. Quelle est ta vision de la place des femmes dans le motocross ? »

R: « Dans notre région, nous sommes une dizaine. Je pense que les femmes ont tout a fait leur place dans cette discipline. C’est sûr que c’est un sport extrême, il faut se surpasser physiquement et mentalement. Pour réussir, je pense qu’il faut être très motivée et un minimum sportive sinon on abandonne dès le début ! Avant de commencer je dirais qu’il faut beaucoup se muscler et toujours y croire et ne jamais abandonner 👊. »

Estelle Bleuzé motocross feminin france
Crédits Photo : Estelle Bleuzé

Q: « Sur quelle moto roule-tu? »

R: »J’ai toujours roulé sur KTM. Je suis une KTM Girl. Mon beau-père tient la concession KTM Motoland à Seclin. C’est un grand soutien. Truc important pour une fille qui veut commencer : l’idéal c’est d’être bien entourée. Soit par des mécaniciens, soit par d’autres pilotes. »

Estelle Bleuzé pilote motocross
Crédits Photo : Estelle Bleuzé

Q: »Tu viens de finir ton 4ième Enduropale. Que peux-tu nous dire de ta course aujourd’hui? »

R : « C’est dur, comme à chaque fois, mais je ne me suis pas mise la pression. J’étais là pour la finir, pas pour scorer. J’étais détendu et j’en ai profité. Je finis 3ième féminine mais derrière des femmes qui ont fait de l’enduro leur métier. »

Q : « Leur métier ? Que fais-tu toi dans la vie? »

R : « Je suis préparatrice en pharmacie. Je travaille et je m’entraine. Course à pied, natation, vélo et puis les sorties enduros avec les copains. En été, on fait le Championnat de Terre. En Hiver, les terrains deviennent impraticables, on passe sur le Championnat des Sables. Le Touquet en est la dernière course. »

Crédits Photos : MegaTop Photo

Q: « Comment résumerais-tu ta saison 2019? »

R: « Top 🤗 J’ai fait une bonne saison en 2019, j’ai fini toutes les courses et toujours dans le top 3 féminin. Je finis deuxième au général cette année. »

Q :  » Tu es aussi passionnée d’équitation non ? » « Quel parallèle ferais-tu ou pas avec la moto ? »

R : « Oui je suis passionnée d’équitation. J’aime les animaux. Les chevaux me détendent. L’équitation, c’est pour la semaine et la moto, le week-end 😉. »

Q : « Que prévois-tu pour ta saison 2020? »

R : « En 2020 je vais faire le championnat régional Hauts de France Ufolep et aussi participer au super trophée de France. »

On remercie Estelle Bleuzé d’avoir joué le jeu du questions-réponses. Si vous avez envie de vous mettre au Motocross, sachez que la plupart des motoclubs propose des initiations qui vous permettront de faire vos premiers tours de roues sur sable ou sur terre encadrées et en sécurité.

Crédits photo : Estelle Bleuzé

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Portrait Pilote : Justine Pedemonte

Justine Pedemonte a seulement 13 ans et déjà un joli palmarès moto derrière elle. Soutenue par sa famille, ses amis et ses sponsors, elle se lance dans le Championnat de France PromoSport 400 pour cette saison 2020. Interview tout en douceur et conviction pour Fille Au Guidon.

Justine Pedemonte, jeune Niçoise de 13 ans, passe beaucoup de temps un casque sur la tête. Comme tous les ados ? Non, son casque à elle ne permet d’écouter qu’une seule musique, celle des décibels de son moteur.

Avec un papa passionné de courses moto, ancien champion de Rallyes et de courses de côte, qui s’est frotté au Championnat de France Superbike et qui a même fait le bol d’or, Justine Pedemonte a la moto dans le sang. Depuis ses 9 ans, elle pilote. Après quelques tours de roues en PW 50, puis en Bastos 80, elle se lance en championnat de France 25 Power en 2017 au guidon d’une NSF 100 Honda.

Justine Pedemonte pilote femme 13 ans
Crédits Photos : Justine Pedemonte

En 2018, elle a été sacrée Championne 25 Power Occitanie. En 2019, elle a participé au Championnat Italien CIV Junior au guidon d’une Ohvale.

Maintenant, la voilà engagée en catégorie 400 pour le Championnat de France Promosport avec comme coatch le pilote Français Adrien Morillas. Au guidon de sa Kawasaki, Justine affrontera les autres pilotes dès le 3 Avril sur le circuit de Ledenon.

Justine Pedemonte, la relève
Crédits Photos : Justine Pedemonte

Comment lui est venu le virus ? Quelles étapes a-t’elle déjà franchi ? Quels sont ses objectifs ? Interview d’une fille au guidon hors normes :

Question : « Comment a commencé ton aventure moto? »

Réponse : « J’ai commencé à faire de la moto en 2016 à 9 ans. Je suis allée voir mon père faire une course de côte avec des amis et cela m’a donné envie. J’ai commencé en septembre 2016 sur un PW 50, puis une Bastos 80 en janvier 2017 et papa m’a offert une NSF 100 en mars. J’ai adoré la NSF ! Du coup, j’ai fait quelques courses du Championnat de France 25 Power pour lesquelles j’ai toujours été classée dans le top 7.

J’ai décidé de faire un championat complet en 2018 avec la NSF 100. J’ai fait le 25 Power Occitanie que j’ai gagné dans ma catégorie. J’ai été titrée Championne 😏

En 2019, pour que j’apprenne un maximum, je suis allée faire le CIV Junior en Italie avec une Ohvale 160. Super championnat !! mais j’ai pas pu faire la dernière course car je suis tombée en essais qualifs et je me suis cassée le pied🙃

En juillet 2019, j’ai été sélectionnée par Yamaha pour faire le BluCruCamp avec Christophe Guyot. »

Q : « Tes projets pour cette année ? »

R : « Cette année 2020, je vais faire le promosport 400 avec une ninja kawasaki. Je peux pas faire le superbike car je suis trop jeune 😰. J’espère que je serai à la hauteur car mon objectif est d’être dans le top 5.

Q : « Comment te prépares-tu à un tel championnat ? »

R : « Je m’entraîne dur, Je fais du vélo et de la course à pied. Mon entraîneur est Adrien Morillas. »

Justine Pedemonte course jeune pilote moto
Crédits Photos : Justine Pedemonte

Q : « Et après le Championnat de France ? »

R : « Mon objectif futur : faire des championnats de plus en plus relevés et pourquoi pas l’Europe et le Mondial dans l’avenir.

Je veux que mon métier plus tard soit pilote moto. Je travaille à l’école et j’ai pris 2 langues étrangères en 6ème pour m’aider sur les circuits (Anglais et Italien). Pourquoi pas Espagnol ensuite 😉😉 »

Crédits Photos : Justine Pedemonte

Justine Pedemonte a l’ambition, la force de travail et l’entourage qui font des espoirs une réalité. Vous pouvez la soutenir en vous abonnant à sa page FaceBook et pourquoi pas, en devant l’un de ses super fans. Nous, on ne vous cache pas que c’est déjà fait 😉.

Mascotte Justine Pedemonte

Calendrier des Coupes de France Promosport 2020 :

– Circuit de Ledenon du 3 au 5 avril

– Circuit Carole du 1er au 3 Mai

– Circuit de Croix en Ternois du 29 au 31 Mai

– Circuit Arno du 19 au 21 juin

– Circuit du Mans de 17 au 19 juillet

– Circuit de Nevers Magny Cours du 31 juillet au 2 Aout

– Circuit de Nogaro du 28 au 30 Aout

– Anneau du Rhin du 3 au 4 octobre

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Ana Carrasco : piloter n’est ni masculin, ni féminin

« Piloter n’est ni masculin, ni féminin, c’est une question de technique et de savoir faire ». Ana Carrasco, Championne du Monde Superbike 300 en 2018 répond au journaliste Daniel G Lifona, du magazine Espagnol Marca. L’interview en Castillan est paru hier et nous nous sommes faites un plaisir de vous la traduire. Une belle leçon de calme et de conviction de la part de cette championne qui, effectivement, ouvre le champs des possible aux autres. Merci Ana ❤️

Question : « Pourquoi y a t’il si peu de femmes qui soient pilotes de moto ? »

Réponse : « Parce que historiquement c’était un sport d’homme, ça c’est clair. Tout est histoire de chiffres, parce qu’il y a beaucoup plus de petits garçons que de petites filles qui commencent, les garçons ont plus de possibilité d’arriver en haut. Quand j’ai commencé, nous n’étions que trois ou quatre filles en Espagne. Avec tout ce que nous allons réussir, la carrière va se féminiser, il y a beaucoup de filles qui ont envie de courir et je pense que dans quelques années, le nombre de femmes augmentera. Pour l’instant nous allons de l’avant et c’est déjà bien. Je suis sure qu’en obtenant de bons résultats je permets aux autres que ce soit un peu plus facile. »

Q : « Avec aussi peu de femmes dans la compétition, c’est presque un miracle d’être arrivée aussi loin »

R : « Chacun, au delà d’être un homme ou une femme, possède un talent, une force de travail et plein de choses en lui. Etre bon ou mauvais dépend de beaucoup de choses, aussi je crois que j’ai eu la chance d’avoir les soutiens nécessaires à chaque moment et j’ai beaucoup travailler pour y arriver. Je fait partie des rares chanceuses qui courent en Championnat du Monde. »

Q : « Préfères-tu être passagère ou pilote ? »

R : « Je ne sais pas être passagère, je préfère piloter. »

Q : La moto a t’elle un côté féminin?

R : « Ni féminin, ni masculin. La moto est un véhicule et nous sommes ceux qui le dirigeons. Piloter n’est ni féminin, ni masculin, c’est une question de technique et de savoir faire. »

Q : « Vois tu toujours des mines stupéfaites quand tu descends de la moto et que tu enlèves ton casque ? »

R : « Je crois que non. Cela fait longtemps que j’ai dépassé tout cela. Aujourd’hui je suis un des pilotes de référence dans la compétition, tout le monde sait qui je suis et je suis dans les points à chaque course. Cela ne surprend plus que nous nous battions pour gagner. Il y a quelques années, quand j’ai commencé le Championnat du Monde, ça pouvait paraitre étrange, mais maintenant c’est normal pour tout le monde. »

Q : « Et sur la route, c’est la même chose? »

R : « Je ne vais pas sur la route en moto. »

Q : « Et pourquoi pas ? »

R : « Parce que j’ai une autre approche de la moto. Je monte sur une moto pour faire la course et aller vite, la route n’est pas faite pour cela. Le mieux pour ceux qui veulent faire la course, c’est d’aller sur un circuit et ainsi de ne pas prendre de risques inutiles. »

Q : « La voiture est elle le grand ennemi de la moto ? »

R : « Sur la route oui. Je trouve que rouler en moto sur la route est très dangereux, parce que tu dépends de plein de choses, de plein de gens et que les routes ne sont pas faites pour amortir les chutes. C’est important qu’on soit tous conscients, autant les motards que les automobilistes, du fait que la moto est la plus fragile. En cas de problème, c’est toujours la moto qui sera perdante. »

Q : « Et que penses tu des glissières de sécurité? »

R : « C’est l’un des grands problèmes du motard. Petit à petit les choses iront en s’arrangeant mais la route n’est pas faite pour tomber : il y a des glissières, des bordures, des arbres et énormément d’autres obstacles. En moto, le choc tue. »

Q : « Quelle a été ta plus grande peur ? »

R : « En compétition, on n’a pas peur parce que tomber fait partie de l’apprentissage. On cherche à trouver la limite et on tombe souvent. Le pire ce sont les blessures. J’ai une fracture au coude, une autre à l’épaule et aussi une à la clavicule suite à mes chutes. Les blessures sont la partie laide du sport. Et pour la route, je n’y vais pas en moto. »

Q : « Même pas en ville ? »

R : « Ni sur la route, ni en ville. Je suppose que c’est une question d’habitude. J’utilise la moto seulement en compétition, sur la route je roule en voiture. Je voyage beaucoup en train, en avion, je n’arrête pas de bouger mais la moto, je n’ai pas l’habitude de l’utiliser parce que je considère cela dangereux. Tu dépends de beaucoup de gens, de beaucoup de situations et, en tant que sportif, tu ne peux pas prendre le risque qu’il se passe quelque chose. »

Q : « Penses-tu que les femmes conduisent moins bien que les hommes ou qu’elles sont plus prudentes ? »

R : « Je ne crois pas que les femmes conduisent moins bien. Etre prudent sur la route est une vertu, pas un défaut. Les hommes paraissent plus courageux mais ont plus d’accidents et beaucoup plus de contretemps. Etre prudent est le mieux que tu puisses faire pour conduire en sécurité et qu’il ne t’arrive rien. »

Q : « Quel est le meilleur âge pour commencer la moto? »

R : « L’âge minimum du permis est 16 ans et c’est parfait pour commencer à rouler en moto. Si tu passes le permis jeune et que tu commences par de petites motos, tu peux prendre de l’expérience et ensuite changer de modèle. Une des erreurs que commette la plupart des gens c’est de passer le permis quand ils sont majeurs et commencer sur une grosse moto. La base pour conduire en sécurité c’est de très bien maitriser sa moto et ça se fait petit à petit en commençant d’abord par de petites motos. »

Q : « Mais toi, tu as commencé bien avant cela non ? »

R : « J’ai commencé à 3 ans. Quelque soit le sport de compétition, avec l’objectif d’aller au niveau mondial, il faut commencer très jeune, passer par de nombreuses catégories, et prendre un maximum d’expérience. La moto est comme tous les autres sports, les jeunes garçons commencent le foot, le basket, ou le tennis à trois ou quatre ans. Pour les motos, c’est pareil. Si tu veux apprendre, engranger de l’expérience et être prêt à courir en Championnat du Monde à 16 ans, tu dois commencer jeune et apprendre tout ce qui est possible avant. »

Q : « Que dirai-tu à une personne de 30 ou 40 ans, avec peu d’expérience, qui veux se mettre au deux-roues ? »

R : « Qu’il faut être prudent. Avoir une grosse moto, c’est super mais il vaut toujours mieux commencer avec une 600 pendant deux ans pour acquérir de l’expérience que commencer directement avec une 1000. Il faut avoir conscience que ces motos sont très puissantes, qu’elles vont vite, et que quand tu démarres de zéro, c’est normal qu’au début ce soit dur. C’est plus facile de réussir avec plus petit pour apprendre et n’avoir aucun soucis sur la route. »

Pour lire l’interview originale : https://www.marca.com/motor/modelos-coches/2020/01/27/5e2ebe3b268e3e57538b45b7.html

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FSBK 2020 : Lucie Boudesseul revient en championnat

Lucie Boudesseul, la jeune pilote française, revient sur le devant de la scène moto en 2020. Au guidon de sa Kawasaki 400, préparé par Dafy Moto La Rochelle, elle se prépare pour une belle saison en catégorie SSP 300 au championnat de France Superbike.

Lucie Boudesseul a seulement 16 ans et déjà un beau palmarès derrière elle. Après quelques courses moto en endurance en début d’année 2018, elle avait rapidement été repérée. Sélectionnée par plusieurs teams pour participer au championnat moto Espagnol, elle avait préféré s’attaquer au championnat de France Superbike 300 en 2019 (voir notre article d’aout dernier).

Lucie Boudesseul, pilote moto femme SSP 300 championnat de France Superbike 2020

Bien que sa saison 2019 ait été écourtée par une grosse chute à l’entrainement en juin, elle termine tout de même 15ième au général.

En 2020, Lucie Boudesseul revient avec la ferme intention de gagner le championnat de France Superbike en catégorie SSP 300.

Avant d’attaquer les roulages et les premières courses, comme tous les pilotes, elle lève les fonds nécessaires au financement de sa saison moto 2020. En tant que particuliers, vous pouvez la soutenir financièrement en faisant un don à l’association LB Motorsport mais aussi en communiquant son dossier au service sponsoring de l’entreprise dans laquelle vous travaillez. Lucie Boudesseul porte haut les valeurs du courage, de la ténacité, de l’engagement, le tout au féminin. Votre société pourrait souhaiter associer son image à la sienne en devenant sponsor.

Lucie Boudesseul a 15 ans est deja une grande pilote moto engagée dans le championnat de France SSP 300

Lucie fait partie des athlètes qui nous ont transmis leur dossier de sponsoring. Fille Au Guidon est fière de s’associer à sa saison 2020.

Si vous souhaitez recevoir son dossier : n’hésitez pas à nous le demander via contact@filleauguidon.com

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Coupe de France d’endurance : Amandine Creusot au Mans en septembre

Les 6 et 7 septembre prochain, le circuit Bugatti du Mans accueillera la 4ième manche de l’Ultimate Cup 2019. Amandine Creusot, alias Tornade #41, participera à l’épreuve d’endurance, aux côtés de Jennifer de Campos, au sein du Goret Team Motosport. L’équipe 100% féminine portera le numéro #741.

Amandine Creusot participera a la 4ième manche de la coupe de France d’endurance 2019

La 4ième manche de l’Ultimate Cup 2019 se déroulera les 6 et 7 septembre sur le circuit du Mans. Au programme : épreuves de vitesse (Hyper et Supersport + Beginner 600 et 1000) et d’endurance par équipe de 2.

Amandine Creusot et Jennifer de Campos se sont engagées, dans cette manche de la Coupe de France d’Endurance, sous le numéro #741. Ce sera une belle occasion pour Amandine de remonter sur le ring du Mans au sein d’un nouvel équipage 100% féminin. Nous, on va suivre cela de près 🤗.

le R1 d’amandine Creusot pour la coupe de France d’endurance
Crédits photo : Goret Team Motosport

Qualif vendredi – Départ de la course samedi à 14h45.

Gazzzz les filles 👊✌️💋

Crédits Photos Couverture : Fotowill.fr

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Au-delà du coma : le livre choc de Lydia Truglio Beaumont

Au-delà du coma, mon combat : renaître ou baisser les bras ? C’est le titre du livre de Lydia Truglio Beaumont, paru aux Editons Panthéon en juin dernier. Un livre choc dans lequel la pilote moto Française nous raconte sa longue remontée des enfers.

Dans ce témoignage de 96 pages, Lydia Truglio Beaumont narre son histoire depuis ce triste jour de janvier 2018, où elle a chuté sur l’Africa Eco Race, jusqu’à aujourd’hui.

Pilote moto amateur depuis 2013, Lydia s’est d’abord frottée au monde de la vitesse avant de basculer vers l’enduro.

Lydia truglio beaumont sur sa honda 450 rallye raid
Crédits Photos : Lydia Truglio Beaumont

Fin décembre 2017, elle prend le départ de l’Africa Eco Race, la course qui suit le tracé mythique de l’ancien Paris-Dakar. Cette course, c’était devenu une obsession. Pour rien au monde, elle n’aurait manqué le départ. Les premières étapes se passent bien. Elle assure, Lydia, au guidon de sa Honda 450 Rallye-Raid mais, le 3 janvier 2018, elle se prend un énorme caillou en pleine figure à 185 km/heure… Plus de son, ni d’image, elle sombre dans le coma.

Dans son livre, elle nous raconte comment elle est revenue. De son réveil à maintenant, elle partage en toute simplicité ses peurs, ses doutes, ses petites victoires qui la rapprochent chaque jour un peu plus de la lumière…

Son livre n’est pas un roman, c’est son histoire. Chaque chapitre est une tranche de vie. Pas de larmoiements, juste des faits : son corps qui répond petit à petit, son cerveau qui lui joue des tours, ses proches qui la soutiennent … ou pas. Un long chemin semés d’embuches mais aussi de petits moments précieux volés au quotidien.

La moto est toute sa vie et, malgré son accident, elle continue de couler dans chacune de ses veines. A chaque page, vous lirez à quel point cette passion l’habite. La moto lui permet de surmonter épreuves après épreuves en lui procurant ses petits frissons intenses qui font que nous, les motards, on se sent vivant !

Son livre, vous pouvez le commander sur tous les sites suivants avant de partir en vacances :

12,90€ en édition papier

Sur Cultura : https://www.cultura.com/au-dela-du-coma-mon-combat-renaitre-ou-baisser-les-bras-9782754745321.html

Sur la fnac : https://livre.fnac.com/a13564531/Lydia-Truglio-Beaumont-Au-dela-du-coma-mon-combat-renaitre-ou-baisser-les-bras

9,99€ en téléchargement

Sur e-book : https://ebook.chapitre.com/ebooks/au-dela-du-coma-mon-combat-renaitre-ou-baisser-les-bras-9782754745338_9782754745338_2.html

Au dela du coma, mon combat de Lydia Truglio Beaumont

Crédits photos : Lydia Truglio Beaumont

« Je m’amuse désormais à dire : je vais un peu mieux chaque jour et le pire était hier »

Lydia Truglio Beaumont – Au-delà du coma, mon combat : renaître ou baisser les bras ?

Editions Panthéon

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Sponsoring Pilote : Fille Au Guidon soutient Lydia Truglio Beaumont

Comme vous le savez maintenant, Fille Au Guidon, j’en ai fait une marque pour nous, les Femmes en deux-roues 🏍.

Fille au guidon soutien les femmes en deux roues

Vous m’avez demandé des vêtements et des accessoires qui vous correspondent alors, depuis quelques mois maintenant, je cherche et trouve des tee-shirts, sweats, débardeurs, …, taillés pour les femmes en moto. En coton bio pour le confort, Fair Wear pour l’éthique, en petite série parce que vous n’aimez pas porter la même chose que vos copines, tous les vêtements ont été testés au guidon pour ne vous proposer que ce qui tient la route.

Ces premiers produits, vous les avez acheté en ligne sur ma boutique Fille Au Guidon, sur les évènements auxquels je participe comme le prochain Caferacer Festival, ou en concession chez les revendeurs qui proposent des articles pour femmes. Depuis quelques jours, pour les parisiennes, vous les trouvez chez MYMY RIDER dans le 20ième, LNLM dans le 15ième et LADY ZIG ZAG à Versailles.

Ce que vous ne savez pas, c’est que j’ai prévu dans mon business plan de reverser une partie du CA de Fille Au Guidon en sponsoring pilote, mais pas n’importe quel pilote, moi je veux soutenir les Femmes 😁

Fille Au Guidon sponsor des femmes en moto

Et oui, parce que si vous trainez, à l’occasion, vos bottes dans les paddocks des évènements moto, vous remarquerez que les femmes ont bien du mal à lever les fonds nécessaires à financer leur passion 🙄. Avant de se faire un nom, elles galèrent en cumulant les petits boulots pour se payer leurs équipements, les déplacements, les réparations… comme les pilotes hommes me direz-vous ? Encore plus que les hommes, pour être honnête !

Fille au guidon soutient les pilotes moto femmes

Moi j’ai toujours rêvé de faire de la compétition moto mais j’ai suivi une autre route. Avec Fille Au Guidon, je peux les soutenir un peu plus grâce à VOUS ❤️.

La première pilote à qui j’ai souhaité donner un coup de main est Lydia Truglio Beaumont. Rédac chef de Mag’Motardes, passionnée depuis toujours par les deux-roues, cette pilote moto Française a gravement chuté sur l’Africa Eco Race l’année dernière. 3 semaines de comas, de multiples séquelles, cela fait un an qu’elle se bat pour revenir au guidon.

Fille Au Guidon soutient Lydia Truglio Beaumont

Il y a peu, elle a lancé un appel aux dons sur les réseaux sociaux.

J’ai un immense respect pour cette guerrière au grand coeur. Pendant des années, elle nous a fait partager sa passion en nous emmenant virtuellement sur les courses et les évènements auxquels elle participait. Elle ne peut plus faire de compétition pour l’instant mais elle bosse toujours pour son magazine et a réussi à revalider ses diplômes d’ instructeur. Un super instructeur, technique et bienveillant. Pour celles qui habitent dans le sud et ont envie de faire de la piste ou du trial : http://www.magmotardes.com/categorie-produit/stage-moto/

Une pilote amochée, cela ne fait plus rêver les sponsors. En attendant que son école devienne aussi grande qu’elle, Lydia a besoin d’aide.

Je lui ai donné un petit coup de pouce grâce à vos achats mais si vous voulez faire plus pour cette motarde au grand coeur, vous pouvez lui faire un don libre à l’adresse suivante : http://www.magmotardes.com/produit/donlibre