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Caroline : portrait d’une Can Am Girl

Caroline fait partie des Filles Au Guidon mais son bolide est atypique : elle pilote un spyder 1330 CAN AM. A mi chemin entre la moto et la voiture, le Can Am ne laisse pas indifférent – Interview d’une aficionada.

Le Can Am est né en 2007 au Canada. Au pays de la motoneige, quoi de plus normal que d’imaginer retrouver les mêmes sensations et le même confort quand la neige a disparu ! Malgré son moteur 3 cylindres de 1330 cc, il se conduit avec un permis A ou B mais après une formation. On a voulu en savoir plus sur cette « motomobile » et, naturellement, nous nous sommes tournées vers l’une des nôtres : Caroline

Q: Bonjour Caroline, peux nous raconter comment tu en es venue à piloter un spyder 1330 Can Am ?

R : je suis passionnée par un peu tout ce qui roule… j’ai commencé avec une passion pour le 4×4 puis le quad et ai eu aussi une 125 DR. A l’époque, c’était surtout pour aller dans les chemins. J’ai également fait un peu de trial avec une Montesa. J’ai également eu il y a 5 ans une moto électrique …un Feddz ( un engin incroyable). Et puis un jour, je me suis penché sur les Can am, n’ayant jamais passé mon permis moto, cela me paraissait le bon compromis. Le premier de la marque que j’ai eu était un 900 Ryker après avoir fait les 7 h de formation. Une architecture en Y avec un moteur Rotax. Ce fut la révélation ! conquise par cette sensation de liberte et en meme temps, me sentir en sécurité… le piège est que bien vite, j’ai eu envie d’aller plus loin et d’avoir plus de confort…4 mois après je craquais pour le Spyder F3S

Q : Qu’elles ont été tes premières impressions à son guidon ?

R : premières impressions un peu destablisantes.Ca vire à plat bien sur et il faut prendre le gabarit en main. Mais le moteur est très souple, puissant avec une position super agréable grace aux différents réglages possibles au niveau des pieds. C’est un engin atypique qui fait se retourner quelques curieux, il arrive très souvent que les gens viennent poser des questions sur ce drole d’engin. Bien sur, pas d’interfiles ou de recherche de la courbe parfaite mais plus le plaisir de rouler tranquille.

Q : Maintenant que tu l as bien en main, quels sont les points que tu apprécies particulièrement ?

R : Cela fait un an que je l’ai et j’ai fait 11 000 kms, j’apprécie l’aspect complet du modèle, ces 115 cv permettent de se faire plaisir et d’avoir de belles sensations et son coté touring ouvre de belles perspectives sur des longues balades en groupe dans un confort digne d’une Goldwing !

Q : qu est ce que tu aimerais de plus ?

R : Can Am vient de sortir le nouvel RT 2020 …. J’avoue être tentée, mais le Covid a bien ralenti mon activité alors … peut être l’on prochain. Encore plus de confort avec radio avec 6 HP, siège et poignées chauffantes, meme moteur.

Q : à quel type de clientèle penses tu que la can am est le plus appropriée ? A qui la recommandes tu ?

R : je pense qu’il a autant de permis moto que des autres… plusieurs types de clientèle. Ceux comme moi qui n’ont pas forcement envie de passer le permis et envie de cette sensation magique, ceux qui se sont fait peur en moto ou suite à des chutes…. Beaucoup d’anciers motards aussi me témoignent l’envie de plus de confort et de sécurité. Egalement quelques personnes en situation de Handicap arrivent meme à faire adapter le véhicule.

Je suis vraiment fan de mon Can Am, tant pis pour tous ceux qui me disent « c’est pas une vraie moto », l’essentiel est de se faire plaisir ! et moi, je m’éclate 🤗. »

En France, on compterait environ 5000 Can Am en circulation – Pour trouver un revendeur ou en savoir plus sur les caractéristiques de chaque modèles (et leurs prix), un petit clic là : CAN AM

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Sonia Barbot : le Rallye dans la peau – Interview exclusive pour Fille Au Guidon

Sonia Barbot, si vous êtes fan de Rallye Routier, vous la connaissez déjà. Depuis 2013, elle performe dans cette discipline moto qui consiste à rouler sur route tantôt en respectant le temps imparti (liaisons), tantôt en étant le, ou la 😉, plus rapide (épreuves chronométrées sur route fermée). Elle rentre de son Raid de l’année 2020, le Raid Bardenas Ténéré Spirit où elle faisait partie de l’équipe encadrante et nous a tout raconté 🤗 – Interview exclusive d’une fille qui a traversé le désert des Bardenas au guidon d’une Ténéré 700.

Sonia Barbot pilote féminine rallye routier dans le raid Bardenas Ténéré 2020
Crédits Photos : Sonia Barbot

Q : Bonjour Sonia, tu rentres du Désert des Bardenas où tu viens de participer au Raid Bardenas Ténéré Spirit 2020, peux-tu nous raconter comment cela s’est passé ?

R : Salut Les Filles !! Oui bien sur !! Allez je vous raconte vite fait. Le Raid Bardenas a été tracé et organisé par Gerard Brondy de l’association Ténéré Spirit dont je fais partie depuis peu, présidée par Jean louis Querel. Nous avions 20 pilotes ténéristes, (certains avec des motos de 35 ans d’âge) le but était de s’organiser en 2 groupes de 10 avec un ouvreur et une « moto fermeuse ». J’avais comme rôle de fermer le groupe numéro un des baroudeurs plus expérimentés. Le point de départ et de chute de ces 3 jours (600km) était l’Auberge Doshaches de Maria et son Mari. Si vous prévoyez d’aller faire du tourisme dans le coin je vous conseille vivement de réserver chez eux. En plus de bien dormir et manger local, ce sont des gens de cœur très attachants. Le Raid en en lui-même était magique et dépaysant: pistes larges et roulantes. Larges jusqu’aux petites montées caillouteuse en passant par le fesh fesh (poussière farineuse cachant souvent des ornières dures et tassées). Des paysages somptueux, un groupe homogène avec de bonnes tranches de rigolades -et de jambon de pays – bref ce serait trop long de rentrer dans les détails mais vous pouvez aller voir ma page FB, ou sur youtube. J’ai sorti les vidéos du week-end (ça va pas tarder à être aussi sur insta).

Sonia Barbot au guidon de sa Ténéré 700 yamaha
Crédits Photos : Sonia Barbot

Q : Qu’est ce qui t’as amené à y participer ?

R : Ce qui m’a donné envie d’y participer c’est déjà le lieu car j’avais vraiment envie de découvrir cette région des Bardenas et de Navarra avec ses particularités géologiques. Et partir 3 jours visiter en trail ça me plaisait bien. Avec le covid, nous aurions dû y aller bien plus tôt, pour ne pas avoir à subir la chaleur mais franchement ça a été très correct. Finalement j’ai été embringuée dans l’équipe Basque pour l’encadrement et c’est vrai que je m’y suis sentie bien. Je tiens vraiment à les remercier pour leur confiance. Et big up à mes potes qui m’ont prêté leur vito pour monter en Espagne avec la moto à l’intérieur.

Sonia Barbot fait partie de l équipe en cadrant le raid Ténéré Bardenas 2020
Crédits Photos : Sonia Barbot

Q : tu es maintenant une star des Rallyes Routiers Moto, comment t’es venue cette passion ?

R : Beaucoup connaissent l’histoire mais pour ne pas faire trop redondant, je vous dirai que la passion pour la moto ne vient pas de ma famille. Je ne sais pas d’où ça sort mais elle a toujours été là, enfuie jusqu’à ce que j’en fasse la demande pour mes 11 ans. Depuis ma petite 49,9 Malagutti ce besoin de rouler en deux-roues ne m’a jamais quitté. Les rallyes c’est assez récent ça date de 2013. En 2014 je fais tout le championnat, 2015 je gagne le titre en Top Sport avec mon 1000GEX et féminin. 2016 KTM me propose le guidon de la 690DukeR où je termine 3 eme en monocylindre et championne féminine. En 2018 je pars sur le GS Trophy en Mongolie. En 2019 j’achète un R1 en casse, le remonte et pars sur une saison de vitesse, mais le budget est trop important pour remettre ca en 2020. Je repars donc sur les Rallyes Routiers, pilote support Yamaha avec une Yamaha Niken!!!

Crédits Photos : Sonia Barbot

Q : Comment as tu percé ?

R : Percé lol? Je suis encore en train de creuser vous voulez dire lol. Il est long le tunnel pour arriver à sortir du lot, encore plus pour en vivre. Moi, si je devais résumer ma vie avec vous aujourd’hui, je dirais que, c’est avant tout des rencontres, des gens qui m’ont tendu la main…. Allez, je ne vais pas vous la faire entière ne vous inquiétez pas lol, je n’ai pas envie de prendre une pèche !! (Désolée pour mes références cinématographiques). Mais l’idée est ça. Mes directions je les prends en fonction de mes envies et des rencontres faites. Ce n’est pas de l’opportunisme mais des choix de cœur. J’aime découvrir de nouvelles choses, vous avez dû vous rendre compte avec mon parcours. Les lignes droites toutes tracées, pas pour moi 😉. Pour se lancer en compétition Rallye, je pense qu’il faut être porté par l’envie et être assez tenace. Aprés si tu te sens en difficulté physique, fais du sport. Si tu aimerais être plus à l’aise, entraine toi, mais de base tu peux te lancer simplement pour decouvrir. Il n’y a pas de qualifications, donc pas de stress a avoir. Si tu veux rentrer dans un bon classement, il n’y a pas de miracle, il faut bien se connaitre pour savoir où aller et s’en donner les moyens.

Q : Comme tout le monde, ta vie et ton programme 2020 ont été chamboulés par le COVID – Comment as tu vécu cette période ? – Quels sont tes projets pour la fin de la saison 2020 ?

R: Ce qui est bien en Rallye c’est que tu n’as pas trop besoin de t’entrainer (routes fermées c’est rare). Des balades ou des entrainements sur journées piste suffisent (pour ma part). En vitesse, pour aller « vite » il te faut bosser énormément. Ce qui implique de pouvoir se dégager du temps et un budget dantesque ! Ce que je n’ai pas. Le rallye me va bien du coup. Pendant la période de confinement j’ai plus fait des idioties dans mon jardin avec les motos, pour faire marrer la communauté plutôt qu’un réel entrainement. Bien sûr ça nous a tous affectés de ne pas pouvoir rouler, mais vu l’ampleur épidémique sanitaire et ses répercussions sur l’économie mondiale, j’ai vite relativisé. Etant indépendante la période n’as pas été simple pour ma petite boite de graphisme. Bref, c’est la vie. Nous avons le Rallyes des Charentes en Octobre, ou tout se décidera, la Niken est en cours de préparation. Pour le reste je me prévois des évènements trail en off road avec ma ténéré 700 car c’est quelque chose qui me plait beaucoup.

Crédits Photos : Sonia Barbot

Q : Quel est ton programme pour 2021 ?

R : 2021 sera le prolongement de 2020 qui a été saboté par cette saleté virale. Donc normalement je devrais repartir en Championnat de France des Rallyes Routiers avec la Yamaha et la Niken, mais ce ne sera validé qu’après le rallyes des Charentes.

Q : Tu es un modèle pour pas mal d’entre nous, qu’aimerais tu dire aux Filles Au Guidon qui n’osent pas se lancer ?

R : Ce que je peux leur dire c’est que nos aïeules ont bossé dur pour que la Femme soit « libre », pour qu’elle ait les mêmes droits que les Hommes, alors il n’y a pas besoin de devoir’ « oser » car c’est déjà bien dommage de se retenir de faire les choses. Deux bras, deux jambes, une moto, c’est amplement suffisant. Et je vais leur dire la même chose que je conseille aux hommes qui veulent tenter l’expérience c’est de faire un stage rallye. Pour moins de 50€ t’as des cours théoriques et un exercice en situation l’après-midi. Ca te permet d’aborder ta première compétition plus sereinement et de dédramatiser, c’est très simple dans les faits. Il faut être bien conseillé mais une fois le pas sauté c’est que du bonheur !! N’hésitez pas a me poser des questions j’y répondrai avec plaisir.

Sonia Barbot est un super pilote de Rallye et une super nana, simple, sympa … vous pouvez suivre ses aventures sur ses pages FB et Insta et aussi sur sa chaîne YouTube: @soniabarbot2134. Son prochain rallye : le Rallye de Charente en octobre.

Petit aperçu du Raid Bardenas Ténéré Spirit 2020 en cliquant sur l’image ci-dessous 🤩

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Fabio Quartararo : El Diablo remporte le GP d’Espagne ce week-end

Il est Français, il n’a que 21 ans. Dans les paddocks et sur la piste, on l’admire pour son talent et son humilité. Dimanche, à Jerez, Fabio Quartararo, a remporté son premier GP et nous, les motardes et motards de France, on est toutes et tous trop fier(e)s de lui 🤗

Fabio Quartararo, c’est LE pilote moto Français qu’on rêve de voir Champion du Monde. Un sourire à décrocher la lune, un talent fou, un travailleur acharné qui garde la tête froide, un mec sympa qui ne se la joue pas … un ovnis tant sur la piste que dans les paddocks.

Fabio Quartararo a 21 ans mais cela fait déjà 5 ans qu’il courre en Championnat du Monde. Né à Nice le 20 avril 1999, il roule depuis son plus jeune âge. La moto, c’est toute sa vie. Ses premières passes d’armes, il les fait dans le Championnat CEVMoto 3 Espagnol qu’il remporte en 2013. Précoce et prodigieux, après un nouveau titre en 2014, le petit pilote Français obtient une dérogation pour courir en Championnat du Monde en 2015.

A 16 ans, Fabio Quartararo attaque le Championnat du Monde Moto 3. Lors des essais officiels, il explose les chronos. El Diablo s’offre son premier podium une semaine avant son anniversaire à Indianapolis pour le Grand Prix de États Unis. À Jerez, pour sa quatrième course, il fera là pôle et finira quatrième.

Tout le monde voit en lui un pilote exceptionnel, un génie précoce mais le Frenchy n’arrive pas à concrétiser sur la saison 2016. En 2017, il attaque la Moto 2 sans parvenir à finir mieux que 6ieme. En 2018, Fabio Quartararo revient enfin sur les podiums. Le 17 juin à Barcelone, il remporte le Grand Prix Moto 2 de Catalogne. Il termine second en juin sur le circuit d’Assen et premier, mais déclassé, au Japon à cause d’une mauvaise pression de pneu.

La porte de la catégorie Reine s’ouvre enfin l’année dernière avec le Team SRT Yamaha 🥳🥳🥳.

Début mai 2019, Fabio Quartararo réalise sa première pôle position pour le Grand Prix d’Espagne à Jerez (décidément il l’aime bien ce circuit 😜). Il ne finit pas cette course suite à des problèmes mécaniques au 13 ieme tour. Le 19 mai, sur le circuit Bugatti, pour le Grand Prix de France, il se classe 8ieme mais en signant le tour le plus rapide.

Le 16 Juin, Fabio réitère la pôle lors du Grand prix de Catalogne et concrétise en course en montant sur la seconde marche du podium. C’est son premier podium en Moto GP !

Le 29 juin, à Assen, il refait la pôle position et obtient la 3 ieme marche du podium avec, en prime, le record de vitesse de la piste, exploit qu il réitère lors du Grand Prix de Thaïlande à Buriram le 6 octobre qu’il finira second dernière Marc Marquez.

Fabio Quartararo finit la saison 2019 avec 192 points, en 5 ieme place du Championnat et est sacré « Rookie of the year ». 👏👏👏

En janvier, nous apprenions qu’il succéderait à Valentino Rossi dans le team officiel Yamaha pour la saison 2021. Yamaha lui confie même une moto identique à celle du team officiel.

Il nous aura fallu attendre le 18 juillet pour voir Fabio signer la Pole du premier Grand Prix de la saison 2020. On espérait tous que le lendemain serait brillant mais on gardait la tête froide. comme lui. Fabio Quartararo a finit premier hier. Premier pilote Français à remporter un Grand Prix depuis 1999. Drôle de hasard …

Merci Fabio !! Merci pour ton travail et ton talent, merci pour l’exemple que tu donnes, un vrai beau champion ❤️

Son résumé de course au micro de Canal + :

« Je n’arrive pas à réaliser que j’ai gagné mon premier Grand Prix. Ça avait très mal commencé, j’ai pris un mauvais départ, fait un mauvais premier tour. J’étais derrière les Ducati (de Miller et Bagnaia) et on sait que c’est très difficile de les dépasser. Je suis super content d’avoir pu faire une grosse remontée, puis faire le trou sur Maverick et Jack. Vraiment, je n’arrive pas encore à réaliser.

« Quand j’ai vu que Marc et Maverick partaient un peu, et qu’on savait qu’ils avaient un meilleur rythme que moi, je me suis dis : ‘Mmh, on a des difficultés mais je vais donner mon maximum.’ Je savais qu’on avait un bon rythme, j’ai vu Maverick un peu en difficulté, il a fait quelques petites erreurs donc j’ai décidé de prendre la tête et faire le maximum. Je n’ai pas tout donné et je faisais un trou sur Miller et Maverick, là je me suis dis ‘Bon, j’ai le rythme pour mener.’ La piste n’était pas vraiment bonne mais par rapport aux autres j’ai réussi à avoir un bon rythme, et voilà. »

« le dernier tour a été le plus stressant de ma vie, mais je l’ai pris comme un amusement. Le dernier tour je l’ai pensé secteur par secteur. J’ai passé beaucoup de temps (pendant le confinement) à m’entraîner sur une machine de course à pied devant un frigo, donc être vraiment concentré n’a pas été difficile, mais voilà. Le dernier tour c’était secteur par secteur, et dans le dernier secteur j’allais tout doucement pour être bien précis. C’est incroyable d’avoir eu la victoire. C’est pour mes parents, mon frère, mon fraté, toute la famille qui croit en moi et mon manager. »

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Guide Michelin Moto 2021 : 3 mois à rouler tous frais payés

Le Guide Michelin lance une campagne de communication et de recrutement pour son prochain guide moto qui paraîtra en mars 2021. Via Instagram, l’équipe éditorial sélectionnera 2 ou 3 motard(e)s dont la mission, rémunérée, cet été, sera de sillonner les routes de France et dénicher les nouvelles bonnes adresses « Motards Friendly ».

A l’approche de l’été, le Guide Michelin ouvre un concours sur Instagram dont le but est de sélectionner deux ou trois motard(e)s, libres de juillet à septembre, pour valider les 52 itinéraires Français pré-sélectionnés qui seront proposés dans l’édition Guide Michelin Moto 2021.

Pour cette édition 2021, le Guide Michelin ne cherche pas des professionnels mais juste des amateurs de road trip capables de partager leurs impressions et de trouver les bonnes adresses « Motards Friendly » non encore répertoriées.

Une belle opportunité pour les casqués sans travail cet été : être payé à rouler, on a connu pire 😉

Une belle opération de communication aussi pour le Guide Michelin qui crée ainsi le buzz juste avant l’été, pile au moment où nous cherchons de belles routes à rider pour nos congés 😁.

Pour participer il vous faut poster sur votre page Insta, entre le 8 et le 19 juin, une photo de l’un de vos road trip avec le hashtag GuidemotoMichelin et rédiger un commentaire montrant votre aisance rédactionnelle en Français.

L’équipe du Guide Michelin sélectionnera 2 ou 3 motard(e)s seulement. Il va donc falloir faire preuve d’originalité et sans doute avoir un certain nombre de followers pour retenir leur attention.

Nous, cet été on bosse MAIS, si l’une de vous est disponible et qu’elle a envie de participer, sachez que nous vous apporterons tout notre soutien 🥰

N’hésitez donc pas à tagger @filleauguidon sur votre photo pour qu’on la relaye sur nos réseaux et qu’on vous aide à monter dans le ranking 🤗

Ce serait vraiment chouette qu’une motarde participe à l’écriture de l’édition du Guide Moto Michelin 2021 non ?!?!?

A bonne entendeuse 😉💋✌️🏍

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EasyRenter – Dafy Blois : à moi la journée en GSX-S 750 2020

Que tu aies envie de faire des infidélités à ta monture habituelle, ou que tu sois en rade de moto pour un temps, ou que tu te trouves loin de chez toi avec la poignée qui démange, EasyRenter permet de répondre à ton besoin pressant de rouler en moto. A Blois, par exemple, chez Dafy Stand 41, tu peux louer le tout nouveau modèle de GSX-S 750 2020 pour la journée. On a testé, on partage 😁

Avant quand tu avais besoin de louer une moto, tu devais passer par un loueur et, des loueurs, il n’y en pas forcément partout en France. Avant, quand tu voulais essayer un nouveau modèle, tu n’avais le droit qu’à la petite (mais déjà fort appréciable) séance d’essai proposée par le concessionnaire.

Maintenant, si tu as envie d’aller rouler sur une autre moto que la tienne, tu peux utiliser les services EasyRenter.

Ce site propose de louer des motos, pratiquement partout en France, en utilisant le réseau des concessionnaires motos.

Tu cliques sur la carte, exemple le centre Val de Loire et là tu vois toutes les motos disponibles à la location dans les concessions de la région. De la Royal Enfield interceptor à 79€/jour au GSXR 1000 à 199€, il y en a pour tous les goûts et tous les budgets 🤗

Nous, on a testé le nouveau GSX-S 750 2020 proposé à la location par Julien sur sa concession Dafy Stand 41 à Blois.

A part le fait que je me suis baladée toute la journée avec un superbe autocollant « Louez Moi » sur le garde boue avant, rien à redire sur la prestation proposée 🤣

La moto était parfaitement entretenue, plein fait, et l’équipe au petit soin pour la prise en main 🥰

La Suzuki GSX-S 750 2020 est une petite bombe déguisée en roadster. Son look est plus acéré et plus travaillé que les modèles précédents. Son moteur est aussi plus puissant : 114 ch à 10 500 tours, ça ouvre le champ des possibles 😁. Côté électronique, son nouveau traction contrôle, ajouté à des freins puissants, apporte une sécurité supplémentaire non négligeable sur cette machine à sensation.

La louer sur une journée, lors d’une balade Fille Au Guidon, nous a permis de bien la prendre en main et de profiter de son tempérament joueur en toute sécurité. Maniable, légère, puissante mais douce, c’est une moto facile et plaisante avec une super gueule. On a adoré et on la recommande sans limite. Euro 4 et disponible en version A2, elle est disponible à partir de 8 899€

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Déconfinement : Margaux Wanham, Back on Track

Hier c’était notre première journée de semi liberté après deux mois de confinement. Pas de bol, elle a coïncidé avec une énorme tempête qui a mis à mal plusieurs régions de France. Du coup, comme on n’est pas sorti, on en a profité pour prendre des nouvelles d’une autre pilote moto féminine que nous admirons et soutenons : Margaux Wanham – Interview rien que pour vous 🤗

Bonjour Margaux, ça y est, on voit enfin le bout du tunnel même si la pluie prend le relais aujourd’hui. Avec ton métier, on image bien que ces deux derniers mois n’ont pas rimé avec netflix et canapé, peux tu nous raconter ?

« Bonjour Fille Au Guidon ! Etant infirmière, je n’ai effectivement pas manqué de travail même si je ne travaille pas en service de réanimation ou unité spéciale COVID, donc même si l’organisation de mon service est bien différente qu’auparavant, le travail reste le même.
En ce qui concerne l’entraînement physique, les salles de sport étant fermées, je fais de la course à pied, du renforcement musculaire à la maison et du vélo sur home-trainer.
Etant de nature dynamique, je ne tiens pas en place et il est rare que je prenne le temps de me poser sur mon canapé en temps normal… Mais là, il y a bien fallu prendre sur soi et trouver quelques activités pour passer le temps à la maison ! Alors si, je me suis abonnée à Netflix et pour la première fois de ma vie, j’ai pu regarder une série en entier ! Et je me suis aussi découvert quelques talents culinaires 😉 »

Comme nous tous, on suppose que tu avais prévu de sauter sur ta moto aux premières lueurs de l’aube ce matin non ?

« Aujourd’hui j’étais d’astreinte pour le travail, je devais donc rester dans le coin… Mais je pense aller très prochainement me faire quelques petits cols de montagne en moto et prendre une petite pause au bord du lac d’Annecy, en espérant le soleil ! »

Le week end prochain ?

« Le week-end prochain, je vais aller voir mes proches, qui me manquent terriblement ! Et si la météo le permet et que des petits circuits ou terrains sont ouverts, j’irai faire de la 300 ou de la moto-cross 😉 »

As- tu des info concernant tes terrains d entraînement ?

« Les grands circuits devraient ouvrir d’ici la fin du mois, mais il y a toujours cette limite des 100 km à respecter pour le moment… J’ai le circuit de Bresse qui est dans ce périmètre et j’espère donc pouvoir y rouler dès que possible en attendant de pouvoir aller m’entraîner sur les circuits prévisionnels des courses.
On a aussi un petit circuit de karting sur lequel nous comptons aller rouler avec la 300 dès la semaine prochaine.
Les terrains de MX devraient aussi pouvoir réouvrir. »

Les épreuves de championnat ont été annulés au moins jusqu’au premier août ? Quel est ton nouveau calendrier ?

« Mon calendrier est prévisionnel, rien d’officiel pour le moment. Je pensais honnêtement que nous aurions une saison blanche pour 2020… Finalement nous devrions avoir je pense entre 3 et 5 courses en ce qui concerne l’Ultimate Cup, car certaines ne sont pas encore confirmées et il n’est pas impossible que des nouvelles mesures gouvernementales nous restreignent encore cette année. Evidemment, ce que personne ne souhaite !
Pour les 24h du Mans qui sont prévues fin août, malgré la restriction des rassemblements de plus de 5000 personnes avant septembre, nous n’avons eu aucun communiqué précisant l’éventuelle annulation de cet évènement. J’imagine qu’une dérogation a été demandée pour que cela ait lieu… Après, pour les conditions, je me demande bien comment cela pourrait se dérouler !
J’avais aussi le projet de faire la manche de FSBK de Magny-Cours, celle-ci aura lieu le week-end du 1er août. Je ne sais pas encore si je pourrai prendre part à cette course, ma priorité étant de pouvoir faire le Championnat Ultimate Cup en entier. Cela sera fonction des finances car un week-end de course comme celui-ci est très onéreux. De nombreuses entreprises ont vu leur situation économique se dégrader à cause de cette crise sanitaire, le budget sponsoring n’est donc pas leur priorité, ce qui est tout à fait normal. Je croise les doigts en tout cas pour que nous puissions tous assouvir notre passion cette saison, et surtout tout en préservant notre santé et celle de nos proches. »

Nous aussi on croise les doigts, Margaux 🤞. Et on continue à te soutenir, malgré la crise, grâce aux achats qu’ont effectué les motardes sur http://www.filleauguidon.com pendant le confinement et ceux qu’elles feront, dès cette semaine, chez tous nos revendeurs comme Maxxess à Rennes, Reims, Nancy ou Bordeaux, Dafy à Chartes, Blois ou Laval, Moto Axxe à Orléans ou encore LNLM à Paris 🤗

« Un grand merci les Filles Au Guidon 😊»

Pour récapituler le calendrier prévisionnel de Margaux Wanham:

ULTIMATE CUP :
25 et 26 juillet ou 1er et 2 août : Circuit et dates à confirmer par l’organisation. 22 et 23 août : DIJON-PRENOIS 19 et 20 septembre : LE VIGEANT 10 et 11 octobre : MAGNY-COURS. 31 octobre et 1er novembre : NAVARRA (Espagne)

24H DU MANS :
29 et 30 août

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Déconfinement : Audrey Dupuy, Back on Grass Track

Aujourd’hui, lundi 11 mai, le déconfinement progressif de la France commence. Pour nous, les motard(e)s, ce lundi rime avec retour sur deux-roues, et pas seulement pour aller travailler 😁. Pour les pilotes moto engagé(e)s en championnat ce lundi est aussi synonyme de reprise des entraînements avec, au bout du tunnel, la reprise des compétitions. On a demandé à Audrey Dupuy, la seule Française engagée en compétition de Grass Track, de nous raconter sa vision du « jour d’après » :

Bonjour Audrey, avant toute chose, raconte nous un peu comment tu as vécu ces deux mois de confinement ?

« Pendant deux mois, j’étais chez ma mère. Comme tous les pilotes, je n’ai pas pu m’entraîner, tout les circuits étaient fermés. J’ai compensé avec beaucoup de sport physique à la maison. Je bouillais intérieurement à ne pas faire de moto. Heureusement j’étais bien entourée, en particulier par ma compagne qui m’a aidé à relativiser et décompresser ❤️. »

Après ces deux mois à l’arrêt, que vas tu faire lundi ?

« Honnêtement je vais sauter sur ma moto, et je vais rouler sous un beau soleil !!! »

As-tu des info concernant tes terrains d entraînement ?

« Apparement à partir du 11 mai les entraînements peuvent reprendre, mais pour l’instant pas de date d’entraînement pour le Grass track. Il n’y a plus qu’à attendre. Plan b, prendre un vtt et faire quatre tours et tourner en rond. Petit Grass track improvisé 😉 »

Les épreuves de championnat ont été annulées au moins jusqu au premier août ? Qu en est il pour les compétitions de Grass Track et Speedway ?

« Pour l’instant nous n’en savons rien, aucune date n’a encore été dévoilée. Tout est incertain. Espérons qu’il y est quand même des entraînements. »

Quelle est ta vision de ta saison 2020 et de la suite?

« Honnêtement, durant cette saison 2020, avec cette épidémie que nous devons combattre, je ne vais pas pouvoir faire grand chose sur ma moto … Alors maintenant place à la préparation physique en extérieur, et à quelques entraînements pour préparer l’après. Je tenais à vous remercier pour votre aide. Aussi remercier toutes les personnes qui me soutiennent : mes sponsors, mon entourage, ma famille, mes amis et bien évidement ma compagne. Je l’espère à bientôt sur les pistes 🤙 »

Audrey Dupuy est la seule Française engagée en championnat de Grass Track, une discipline moto qui consiste à rouler le plus vite possible, sans frein, sur un anneau de pelouse. Elle pratique ce sport depuis ses 6 ans. Malgré le covid et ses répercutions, Fille Au Guidon continue de la soutenir financièrement grâce aux achats que vous faites chez nos revendeurs (Maxxess, Dafy, Moto Axxe) ou sur http://www.filleauguidon.com.

Ensemble, on est plus fort 💪✌️🏍❤️

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Ouverture des circuits moto, compétitions : qu’est ce qui nous attend après le 11 mai

Ouverture des circuits moto, compétitions nationales et internationales : la Fédération Française de Motocyclisme (FFM) a partagé hier un point de ce qui nous attend après le 11 mai.

Depuis l’apparition du Covid19 sur le territoire, les motards, comme tous les Français, sont à la peine : report des compétitions moto, fermeture des circuits, interdiction de rouler sauf pour aller travailler … Suite au vote du projet de déconfinement présenté par Edouard Philippe, mardi dernier, à l’Assemblée Nationale, la FFM a partagé hier les dernières informations relatives à notre activité.

Crédits Photo : Justine Pedemonte

On commence avec LA bonne nouvelle : les sites de pratique de la moto font partie des activités qui devraient être autorisées à réouvrir le 11 mai prochain. Les entraînements et les roulages pourraient donc reprendre sous réserve d’appliquer les consignes qui seront communiquées par les pouvoirs publiques. Partez déjà du principe qu’il faudra respecter les distances de sécurité dans les paddocks et s’interdire les accolades même casqués, gantés et combardés. Avec un nettoyage réguliers des installations et le respect des gestes barrière, on devrait pouvoir de nouveau s’arsouiller sur la piste d’ici la fin mai pour ceux qui ont la chance d’avoir un circuit à moins de 100km de leur domicile, pour les autres faudra encore attendre un peu 😉.

Crédits Photo : Back Pixel – Margaux Waham

La mauvaise nouvelle c’est que toutes les compétitions moto sont annulées au moins jusqu’à fin juillet 2020 et que, si elles reprennent en Août, elles ne devront pas rassembler plus de 5 000 personnes 😶.

Quid des 24 heures Moto 2020 reprogrammées les 29-30 Août !!! Les organisateurs espèrent un maintien mais en limitant le nombre de spectateurs, voir sans spectateur du tout … affaire à suivre dans les prochains jours.

Si la situation sanitaire le permet, et cela reste la priorité de tous, les compétitions reprendront à compter du 1er septembre. Le Bol d’Or qui est prévu les 18 et 19 septembre au Castellet est donc, pour l’instant, maintenu.

Crédits Photo Principal : WJ Photographe pour Lucie Boudesseul

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Sandrine Dufils : Daytona – Une Française au départ

En 2001, Sandrine Dufils, au guidon de la mythique Yamaha TZ350, est la seule Française au départ de la course de l’ICGP de Daytona. De son aventure est né un court métrage qui a été projeté au French Riviera Motorcycles Festival en février dernier. Pour nous aider à surmonter le confinement, le festival a mis en ligne des liens permanents vers les films projetés dont celui relatant son aventure : Daytona – Une Française au départ 🤗

Crédits Photos : Sandrine Dufils

Si vous suivez un peu l’actu des femmes en deux-roues, vous avez certainement déjà entendu parler de Sandrine Dufils, une grande blonde aux yeux bleus qui parle avec conviction de sa passion : la moto. Vice présidente de Toutes en Moto, membre du comité féminin de la FFM qui organise la Women’s Cup, Sandrine Dufils est de tous les événements qui mettent les motardes à l’honneur.

Crédits Photo : Women’s Cup

Le deux-roues, Sandrine Dufils est tombée dedans à 14 ans, quand son père a enfin accepté de lui offrir un 103 Peugeot pour parcourir les routes de Normandie où elle est née.

A 18 ans, elle passe son permis gros cube. On est en 1986, Sandrine Dufils est la seule femme sur le plateau et elle se rend vite compte que les femmes sont rares parmi les motards.

5 ans plus tard, avec son premier salaire, elle se paye sa première moto : une Virago 250. Elle est maintenant à Paris et son deux-roues est son unique moyen de transport. Journaliste pour France 2, il lui permet de décrocher les scoops avant les autres qui se trainent en voiture.

Sandrine Dufils et les petroleuses
Crédits Photo : Sandrine Dufils

Lors d’un week-end sur le circuit de Lurcy Lévis, elle découvre Les Pétroleuses, un groupe de filles qui roulent en moto sur la route mais aussi sur circuit. Sandrine Dufils monte sur la California 1000 d’un ami et se lance sur la piste avec les autres femmes. Elle attrape immédiatement le virus. Elle emprunte les motos à gauche à droite pour participer aux roulages puis elle s’achète sa première moto piste : une Honda 350 rouge.

Sandrine Dufils au guidon de sa moto Honda 350
Crédits Photo : Sandrine Dufils

A rouler sur les circuits, elle rencontre d’autres pilotes dont le Français Eric Saul. Après une belle carrière en Grand Prix, ce dernier a créé l’ICGP, l’International Classic Grand Prix, le championnat des motos Grand Prix des années 1974 à 1984.

Sandrine Dufils a alors l’occasion de poser ses fesses sur la fameuse Yamaha TZ 350, le bicylindre le plus rapide mais aussi le plus imprévisible des championnats du monde entre 73 et 81 … Révélation, la blonde parvient à dominer le monstre.

Sandrine Dufils au guidon de la moto Yamaha TZ  350 à Daytona
Crédits Photo : Sandrine Dufils

Après quelques tours de piste à Carole, elle accepte un défi fou. Aux côtés de l’homme qu’elle aime, elle décide, elle aussi, de participer à l’ICGP. Sandrine Dufils aime les défis, elle attaque par le célèbre circuit de Daytona en Floride, un anneau de 4 km surélevé dont elle parle encore avec passion : « La-haut, tu joues avec le vent ».

Cette aventure, Jean-Michel Legros l’a mise en image dans le court métrage : Daytona – Une Française au départ. Un plongeon de 7 minutes au milieu des motos et des pilotes qui ont fait la légende des Grands Prix,

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Permis moto : retour en cours en mai ?

Lueur d’espoir pour tous les apprentis motards, la reprise des cours et des examens du permis moto semble se profiler pour le mois de mai

A l’arrêt depuis le 13 mars derniers, les auto-écoles subissent aussi de plein fouet les conséquences du confinement décidé par le gouvernement pour endiguer la propagation du virus Covid 19. Si les élèves peuvent toujours s’entraîner pour le code via internet, les cours pratiques et les examens du permis moto ont été suspendus.

Depuis l’annonce du 11 mai comme date envisagée pour lever ce confinement, chaque corporation travaille aux conditions de reprise en assurant la sécurité de ses salariés et de ses clients.

Dans le plan présenté par Patrice Bessone, président du CNPA (Conseil National des Professions de l’Automobile), la reprise des cours et des examens du permis moto serait envisageable entre le 11 et le 21 mai.

Les règles à respecter pour protéger moniteurs, élèves et examinateurs ne seront pas simples à mettre en place mais le permis moto bénéficie de nombreux avantages par rapport au permis voiture.

La distance de 1 m entre élèves et moniteur peut être respectée sans pénaliser l’enseignement. Les casques visière fermée évitent la projection et la réception de gouttelettes. Les gants sont de rigueur sur la moto, il suffirait de ne plus les enlever même s’il faudra aussi sans doute désinfecter chaque moto entre chaque élève…

Pour l’examen, ça se complique un peu … les salles d’examen du code sont souvent exiguës. Quand à la route, examinateur et moniteur sont dans la même voiture pendant 40 minutes. Et plus question que le moniteur fasse transport en commun pour ses élèves pour les présenter !

Il subsiste donc encore quelques points à solutionner avant une annonce officielle de date et de modalités mais il semble tout de même, amis motards, que vous serez les premiers à pouvoir décrocher votre sésame pour rouler cet été 🙂

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Samedi 14 Mars 2020 : Challenge Women Bike Security à Gennevilliers

Samedi 14 mars prochain, l’UD de la DRIEA des Hauts de Seine organise pour la première fois, une journée 100% motardes. Au travers d’ateliers spécifiques puis d’une balade, le tout encadré par des professionnels, l’objectif du Women Bike Security est de donner, ou redonner, confiance aux motardes qui ne se sentent pas assez à l’aise pour profiter pleinement de leurs machines.

Que nous soyons motardes ou motards, quand on sort du permis, ou qu’on reprend la route après quelques mois d’absence au guidon, nous ne sommes pas vraiment ce qu’on pourrait qualifier de « en pleine bourre ». Les évitements parfaitement exécutés au plateau, les freinages d’urgence sans bloquer les roues, ou juste relever sa moto après une glissade … tout cela on savait le faire nickel le jour J mais après … on oublie, ou on se fait peur une fois et puis on bloque, … bref la route, la vraie, en moto ce n’est pas si facile 😉.

L’Unité Départementale (UD) de la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Equipement et de l’Aménagement (DRIEA) des Hauts de Seine s’est penchée sur la question et propose, aux motardes d’Ile de France, une journée de remise en forme à l’arrivée des beaux jours. Elle se déroulera le samedi 14 mars, à Gennevilliers, une semaine après la Journée Internationale des Droits des Femmes du 8 Mars et sera GRATUITE.

Nom de code : Challenge Women Bike Security (cela devait faire mieux en Anglais 😉)

Au programme :

8h : Briefing

9h : Ateliers pratiques autour de la moto – petits conseils futés des professionnels 🏍

A 12h : déjeuner offert 🥪

A 13h30 : balade dans le Vexin toujours avec des pro histoire de mettre en pratique les acquisitions du matin.

A 17h : remise du « diplôme » de la motarde qui assure 🤗

Certaines d’entre vous nous diront : « mais pourquoi que c est que pour les femmes ?!? ils nous prennent pour quoi ?!? on l a autant que les garçons, nous le permis ?? »

Et nous répondrons qu’il ne faut pas voir le mal partout 🙄 Pas mal de filles galèrent à passer leur permis, souvent à cause d’instructeurs qui ne les aident pas vraiment à prendre confiance au guidon. Avec cette journée, limitée à 50 inscriptions, vous aurez la chance de pouvoir revenir sur des bases mal acquises, poser toutes les questions que vous n’avez pas osé poser et passer une chouette journée ensemble, sans personne pour se moquer de vos fragilités.

Il reste encore quelques places disponibles au Challenge Women Bike Security en particulier si vous êtes adhérentes à Toutes en Moto IDF !! Pour vous inscrire, envoyez un mail à toutesenmotoidf@gmail.com

Pour les autres, toutes les infos sont sur la page FB de l’événement : https://facebook.com/events/s/1er-challenge-women-bike-secur/3416891178352247/?ti=icl

Fille Au Guidon sera sur place pour couvrir cette initiative inédite.

Après la journée au Quai Branly et le défilé Toutes en Moto du 8 Mars, ce sera une nouvelle occasion de se rencontrer et d’échanger sur notre GRANDE passion commune 🤗

A très vite les filles ✌️🏍💋

Inscription au challenge Women bike Security 2020

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Assoc Motardes : Toutes les Chtis à moto

L’association Toutes les Chtis à Moto propose aux motardes des Hauts de France des cours de mécanique, des balades encadrées et un grand rassemblement annuel en lien avec la journée internationale des droits des Femmes. Le 8 Mars prochain, l’association vous donne rendez-vous à Ecaillon (59 146) pour la 6ième édition.

L’association Toutes les Chtis à Moto est née en 2013 sous l’impulsion de Mony Harley. Cette bikeuse, Parisienne d’origine mais venue s’installer dans les Hauts de France, a eu l’idée de créer une association pour rassembler les motardes du Nord Pas de Calais autour de leur passion.

Chaque mois, l’association organise un atelier mécanique destiné aux femmes. Faire une vidange, vérifier ses pneumatiques, entretenir sa chaine, changer sa batterie ou ses bougies … autant de petites choses qui peuvent se faire seule quand on sait comment s’y prendre. Ces ateliers dont la vocation est de rendre les motardes autonomes sont toujours précédés ou suivis d’un moment d’échange sympa entre filles au guidon : café ou barbecue, selon la saison.

L’association Toutes les Chtis à moto organise des cours de mécanique pour les femmes
Crédits Photos : Toutes les Chtis à Moto

Cette ambiance conviviale se poursuit d’ailleurs sur la route. L’association organise régulièrement des balades moto. Les motardes expérimentées peuvent ainsi soutenir les débutantes. Savoir prendre un virage, freiner sous la pluie ou dans les graviers (bah là faut pas c’est tout), rouler en groupe … ces virées sont l’occasion de progresser en passant un chouette moment.

Rendre les femmes autonomes sur la route n’est pas la seule action de Toutes les Chtis à moto. Chaque année, en soutien à la journée internationale des droits des Femmes, l’association organise aussi un rassemblement qui comptait l’année passée pas loin de 300 motos.

Le rassemblement de Toutes les Chtis en moto est annuel en soutien à une cause féminine
Crédits Photos : Toutes les Chtis à Moto

Cette année, Toutes les Chtis à moto soutient EndoFrance. Cette association lutte contre l’endométriose, maladie qui touche 10% des femmes en âge de procréer, qui provoque des douleurs monstrueuses, qui est encore très mal diagnostiquée et donc mal soignée.

Toutes les Chtis a Moto soutiennent EndoFrance

Le 8 mars prochain, les filles de Toutes les Chtis à Moto vous attendront au centre socioculturel d’Ecaillon à partir de 10h. La balade démarrera à 11h et sera précédée d’une bénédiction par l’abbé Sebastien. Après la balade, vous aurez le loisir de vous restaurer, d’écouter de la musique ou de chiner sur les stands des exposants.

Si ne vous habitez dans le coin, on ne saurait que trop vous recommander d’aller y faire un tour et de faire un max de bruit autour de cet évènement pour que ce 6ième rassemblement soit à nouveau une résussite.

A bon entendeuse 💋✌️🏍

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Salon de Lyon : rencontre avec Margaux Wanham

Sur le salon du deux-roues de Lyon, nous avons eu le plaisir de rencontrer la talentueuse pilote Française Moto Margaux Wanham et son tout nouveau Gextraordinaire. Sa vie, son oeuvre et sa saison 2020 ? Interview exclusive pour Fille Au Guidon menée d’une main de maître par Myriam alias Mymy Rider 😉

Question : « Bonjour Margaux. Ici tout le monde te connait mais peux-tu nous faire un petit rappel de ce qui t’a amené à devenir la championne que tu es ? »

Réponse : « Bonjour, je m’appelle Margaux Wanham. J’ai commencé la piste en 2012 et attaqué les compétitions dès 2013. Je roule sur route depuis mes 14 ans. Mon père tenait un bar de motards et m’emmenait souvent rouler derrière lui. A 14 ans, mes parents m’ont offert ma première 50 à vitesse. J’ai appris à les passer avec les copains. A 16 ans j’ai passé mon permis 125 et à 18, le permis gros cube. Je roulais très vite sur route, alors je me suis inscrite pour une journée piste et … ça m’a de suite plu. Deux ans plus tard,  avec mes premières payes, je me suis payée ma première moto piste. Si on m’avait dit que je me retrouverai en mondial d’endurance quelques années plus tard, je n’y aurais jamais cru ! »

Margaux Wanham est une pilote moto Française engagé en championnat de France
Crédits Photos : Thomas Benoit.

Q : « Tu n’es donc pas une pilote professionnelle? »

R : « Non. Mon métier est infirmière en psychiatrie carcérale. J’ai une vie à risque mais prudente. »

Q : « Qu’est ce qui caractérise les « pistardes »? »

R : « C’est une question de tempérament. On aime les défis. On est des fonceuses. »

Q : « Quels sont les moments forts de ta carrière ? »

R : « Pour commencer par le moins bon : une belle chute à Magny Cours en roulage lors de ma 1ere année de piste en 2012… Hémorragie interne, fracture de la rate. 6 mois après, j’étais de nouveau les fesses sur la moto ! Pour ce qui est du positif : je peux parler de notre podium avec mon équipe Special Team Ducati, lors de ma 1ere course d’endurance de 24h. Une 1ere place en supertwin en 2017 aux 24h du Mans. Une moto que je ne connaissais pas et que j’ ai découvert directement en course pour mon 1er relais, et qui nous a emmenés au bout, sur la 1ere marche du podium, j’avais des étoiles plein les yeux! Je peux aussi parler de ma victoire en Women’s Cup 2018, ou j’ai été titrée championne de France. Une année superbe passée avec les filles et une belle bagarre tout au long de la saison avec Mélodie Coignard. Après, je vis des moments forts lors de chaque course, principalement en endurance… Ce sont à chaque fois de nombreuses émotions qui nous submergent, tu ris, tu pleures, tu sais même plus quoi faire 😂. »

Margaux Vanham est une pilote moto femme qui participera en 2020 au championnat du monde d’endurance
Crédits Photos : Thomas Benois

Q : « Quels conseils donnerais-tu à une fille qui veut se lancer en compétition piste? »

R : « Il y a de plus en plus de filles qui font de la piste et c’est bien. La Women’s Cup est un super tremplin pour commencer la compétition. Les filles peuvent plus facilement s’intégrer et apprendre pour progresser. Apprendre et après se mesurer aux garçons en championnat mixte comme le Promosport Découverte ou l’Ultimate Cup. J’ai commencé la compétition en 2013. Il n’y avait pas de Championnat féminin à l’époque. En 2015, j’étais la seule fille et j’ai fini 2 fois 3ième avec les garçons. J’ai participé à la première Women’s Cup en 2018. J’y ai bataillé avec Mélodie Coignard. J’ai été sacrée Championne De France. Je ne peux pas y retourner avant 5 ans mais, de toute façon, il n’est pas intéressant pour moi d’y participer de nouveau. Il y a beaucoup trop de différence de niveau. J’avais parfois 1 minute d’avance sur un tour sur la dernière… c’était beaucoup trop dangereux, et je ne peux pas progresser. »

Q : « Il y a t’il une belle solidarité entre filles non ? »

R : « Oui il y a une belle solidarité entre filles. Je me suis fait plein de copines avec la Women’s Cup. De bons liens. Tous les ans on s’organise un week end retrouvailles car nous sommes maintenant dispatchees dans différents championnats. Mais cette solidarité je l’ai aussi avec les garçons ! Ça se passe bien avec eux. Souvent, sur la piste, je suis leur objectif. Ils ne veulent pas finir derrière moi 😁 Mais si j’ai besoin de quoique ce soit ils sont toujours là ! Ils me chouchoutent pas mal et sont vraiment sympas avec moi. Ils savent ce que je vaux sur la piste. »

Margaux Wanham est une pilote féminine Française qui s’attaque à l’ultimate cup en 2020

Crédits Photos : Thomas Benois

Q : « Et tes sponsors ? Comment gère tu ton image avec eux ? »

R : « Beaucoup d’autres pilotes pensent qu’en tant que femme c’est plus facile de trouver des sponsors. C’est plus facile dans le sens où l’on a plus de visibilité, surtout quand on roule bien. Mais il  faut les trouver ! Je me démène beaucoup pour cela. Pour le matériel et les équipements, je suis beaucoup soutenue. Pour trouver des financements, c’est plus compliqué. J’organise d’ailleurs différents événements afin de récupérer des fonds. »

Q : « En avril, tu participeras aux 24 heures motos. Vous n’êtes que 3 féminines Françaises parmi les participants. Pourquoi il y a t’il aussi peu de femmes inscrites ? »

R : « Pour moi c’est une question de niveau. Les qualifications des 24 heures sont de plus en plus compliquées et de plus en plus difficiles. Il faut tourner en 1,42 au Mans et peu y parviennent. Je pense que nous sommes seulement quelques pilotes françaises à pouvoir le faire… Je peux citer Amandine Creusot et Mélodie Coignard (Girl Racing Team). »

Q : « Est-ce qu’il y a un pays qui dénote dans ce constat ? »

R : « Non pas vraiment… mais en Espagne, c’est plus propice pour les femmes. Question de culture. »

Q : « Quels sont tes objectifs pour 2020? »

R : « Je roulais en 1000 Promosport depuis déjà quelques années. En 2020, j’ai décidé d’aller voir autre chose ! Je vais faire l’Ultimate Cup en Hypersport. Moins de courses mais sur de magnifiques circuits et avec du beau monde. Les courses et essais se déroulent du vendredi matin au dimanche midi. Moins de courses, moins de jours à poser à chaque fois, plus facile à gérer sur le planning. J’ai toujours roulé en Promosport. J’ai envie de voir autre chose et de tester les pneus Michelin (obligatoire en ultimate). En plus, l’Ultimate Cup a une meilleure visibilité et c’est bien pour mes sponsors. Je vais aussi faire les 24 heures du Mans avec le même Team que l’année dernière, Mana’au Compétition La Ligue Contre le Cancer, sur une Suzuki qui portera le #57. Je cherche un guidon pour les 12 heures de Magny-Cours et pour le Bol d’Or. »

Q : « Une grosse saison ! »

R : « Une grosse saison oui mais tous les ans c’est la même histoire ! Je me suis aussi mise au motocross il y a un an. Je débute. C’est pas la même discipline. Pas facile mais très sympa et complémentaire pour la piste ! »

Margaux wanham a commencé le motocross en 2019
Crédits Photos : Margaux Wanham

Margaux Waham #52 est une grande pilote moto. Quelques chronos pour vous montrer de quoi elle est capable :

// Lédenon: 1.27
// Carole: 1.03.5
// Magny-Cours: 1.45.07
// Nogaro: 1.33.82
// Le Mans: 1.41.9
// Le Castellet (Bol d’Or): 1.59.4

Elle a commencé la piste en 2012 sur une Daytona 675 avant de rouler pendant 3 saisons en CRB 1000 Honda. Depuis 2016, elle pilote des 1000 GSXR Suzuki. Depuis 2018, Margaux Wanhame est pilote officielle du constructeur.

On lui souhaite de tout coeur une belle saison 2020 en Ultimate Cup avec son nouveau Gextraordinaire 😉.

Gazzzz Margaux 🏍✌️❤️

La pilote moto Française Margaux Wanham etait sur la salon du deux roues de Lyon 2020
Crédits Photos : Mymy Rider

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Salon de Lyon: le marché du deux-roues en plein forme

Depuis jeudi dernier, le salon du deux-roues de Lyon bat son plein. Plus de 60 000 visiteurs étaient attendus pour cette 27ième édition. Marques, accessoiristes, préparateurs, … les professionnels du secteur ont le sourire. Le marché du deux-roues en France ne s’est jamais aussi bien porté !

Après une année 2019 qui a vu le nombre d’immatriculations de deux-roues grimper de 12%, le mois de janvier continue sur la même lancée. 12 143 nouvelles immatriculations, c’est un joli + 24% dans lequel les motos ne sont pas en reste. Elles représentent 72% des nouvelles acquisitions ! Et ce sont les motos de plus de 125 cc qui tirent le marché en enregistrant un +26%.

L’Himalayan Royal Enfield fait partie des deux roues qui tirent le marché en 2020
Crédits Photos : Royal Enfield

Parmi les constructeurs qui font les plus belles progressions : Royal Enfield +258% avec 240 motos vendues, Moto Guzzi +210% avec 65 et Triump +62% avec 598 immatriculations.

La nouvelle Daytona Triumph boiste le marche du deux roues Francais en 2020
Crédits Photos : Triumph Motorcycles

Suzuki fait un beau +44% avec 405 nouvelles ventes et KTM +30% avec 578. Yamaha en tête des mastodontes du marché avec 19% de part de marché, enregistre un +22%. Honda : 17% de pdm +19%. Kawasaki 10% de pdm en janvier fait un +23%. BMW, 11% de pdm, fait un petit +10%.

Ce qui est marrant c’est que ce sont les grosses cylindrées et les maxi scooters qui drivent cette croissance sur Janvier. Certes le nombre d’immatriculations est boosté par les nouveautés mis à l’essai en concession et il y a beaucoup de grosses cylindrées en nouveautés 2020. Mais avouons le quand même, ces deux-roues qui font croitre le marché en début d’année semblent quand même plus destinés à la route et aux voyages qu’à la ville, non ?!?

La nouvelle cbr 1000 honda est attendu sur le marche du deux roues en France
Nouveau CBR 1000 RR Honda

La recherche de mobilité dans un environnement urbain saturé est, sans doute, un facteur d’achat non négligeable pour un deux-roues. Cependant, il semble quand même que le deux-roues soit toujours en grande partie un marché de passionnés à la recherche de sensation, d’évasion, de liberté et pas uniquement celle de se faufiler dans les bouchons comme certains aiment à le décrire …

A bon entendeur 💋✌️🏍

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Portrait Pilote : Audrey Dupuy, The Grass Track’s Girl

Elle s’appelle Audrey Dupuy et pratique le Grass Track depuis l’âge de 6 ans. Elle en a 26 maintenant et reste encore la seule Française engagée en compétition. Comment voit-elle son sport ? Que lui apporte cette discipline extrême ? Quels conseils donnerait-elle à celles qui veulent se lancer sur la piste ? Interview tout en passion pour Fille Au Guidon.

Audrey Dupuy est tombée dans le Grass Track à l’âge de 6 ans. Regarder son père tourner sur la piste verte et ocre lui a donné très tôt l’envie d’enfourcher l’un de ces drôles d’engin. Grass Track signifie piste d’herbe. Les adeptes de ce sport moto extrême se défient sur une piste herbeuse (du moins sur les premiers tours) au guidon de motos qui ont la particularité, entre autres, de ne pas avoir de frein et de n’avoir que deux vitesses. Première tu bondis en avant, deuxième t’enquilles et après … tu coupes et tu gères en glissade à chaque virage. Très spectaculaire et très physique, cette discipline a rencontré un franc succès dans le Sud Ouest dès le début des années 30, tout comme le Speedway qu’Audrey Dupuy pratique aussi.

Audrey Dupuy pilite des motos de Grass Track
Crédits Photos : VC Photography

Question : « Bonjour Audrey, tu fais du Grass Track depuis tes 6 ans. Qu’est ce qui t’as attiré dans ce sport? »

Réponse : « Ce qui m’a attiré dans ce sport c’est la glisse et ce fameux départ au start. Cette adrénaline à chaque tour. Cette moto sans frein, alimentée au méthanol, justement ce côté pas comme les autres motos m’a directement attiré. Puis j’ai suivi les traces de mon papa qui pratiquait aussi ce sport. Ma maman dès mon plus jeune âge m’a amené autour des pistes et mes yeux pétillaient. »

Q : « Quels sont les grands défis à relever pour être un bon pilote de Grass Track? »

R : « Je pense que pour être un bon pilote il faut avoir un bon entraînement physique et s’y tenir tout au long de l’année et ne surtout rien lâcher. S’entraîner aussi sur la moto, savoir bien faire les réglages dessus pour gagner en vitesse. »

Q : « Vos motos sont bien particulières. Comment se procure-t’on et entretient-on ce type d’engins ? »

R : « En effet ce sont des motos bien particulières, elles ne possèdent pas de frein et sont alimentées au méthanol. Le speedway, une seule vitesse pas d’amortisseur à l’arrière, le grass track deux vitesses mais cette fois ci avec un amortisseur à l’arrière. Ce sont deux motos différentes. »

Audrey Dupuy est la seule pilote Française de Grass Track
Crédits Photos : Seb GT

Q : »Tu es la seule Française engagée en compétition de Grass Track. Mais pourquoi donc à ton avis ? »

R : « Je suis la seule femme engagée en compétition en France, et je ne saurais répondre à cette question, malheureusement je ne sais pas et pourtant j’aimerais que d’autres femmes franchissent ce pas. »

Q : « Quels sont tes objectifs pour la saison 2020? »

R : « Mes objectifs sont de participer à la ligue de speedway. De faire le championnat de ligue de grass track et de speedway et me placer dans les trois premières places mais je dois avouer que cette année je veux viser le titre. »

Audrey Dupuy vise de podium du championnat de Grass Track en 2020
Crédits Photos : Audrey Dupuy

Q : « Quels conseils donnerais-tu à celles qui veulent se lancer dans la discipline? »

R: « Depuis plusieurs années je me demande pourquoi aucune femme ne veut ou n’ose pas pratiquer ce sport et j’avoue ne pas avoir trouvé de réponse. C’est peut être par peur de ce que les gens penseraient, ou par peur d’affronter que des mecs. J’ai envie de vous dire, à vous toutes, toutes les femmes, que ce sport est aussi fait pour vous, il suffit juste de se préparer physiquement et de s’entraîner au maximum. Osez franchir ce pas, vous aurez une certaine liberté à piloter ce genre de moto qui je le rappelle n’a pas de frein et vous aurez toujours cet esprit de compétition qui prendra le dessus, plus aucune peur de piloter contre ce monde de mecs. Alors venez, accompagnez moi sur ces pistes et roulons ensemble ! »

Gaz Grass’ Girl ✌️🏍💋

Crédits Photos : Audrey Dupuy

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Dimanche 8 Mars 2020 : Toutes en Moto – 10ième édition

Dimanche 8 Mars 2020, l’Association Toutes en Moto organise son dixième défilé de motardes en soutien à la journée internationale des droits des Femmes. En 10 ans, l’initiative Parisienne d’Annie Yahi et Anne Sixdeniers, soutenue par la sénatrice Michèle André, s’est étendue à tout le territoire. Orléans, Laval, Strasbourg, Nimes, Vichy, Nice, Bordeaux, Lyon, … partout en France, des antennes se sont créées pour venir en aide aux femmes. Retour aux sources à l’occasion de ce bel anniversaire de solidarité motarde ❤️.

Le défilé Toutes en Moto rassemble plus de 2000 motardes chaque année à Paris

L’association Toutes en Moto a vu le jour en janvier 2010. Son objectif : faire écho à la journée internationale des droits des femmes en transmettant l’image d’une femme qui conduit sa vie, libre, indépendante, affranchie des conventions. Le premier rassemblement du 7 mars 2010 comptait 250 motos et 400 femmes qui ont traversé Paris depuis Vincennes jusqu’au Trocadéro.

Michèle André, Sénatrice et ex-Présidente de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes dira alors :

« La moto a toujours représenté, en particulier pour plusieurs générations de jeunes, l’instrument par excellence de la liberté, de l’autonomie et de la découverte du monde. Mais ces merveilleuses machines sont longtemps restées l’apanage des garçons, les filles n’accédant d’abord à cet univers largement masculin qu’avec le statut subalterne de passagères.Avec le projet Toutes en Moto, les motardes prétendent enfin à leur véritable place. Elles affirment qu’elles ne se contentent plus d’apercevoir le monde par-dessus l’épaule de leur compagnon, mais qu’elles sont décidées à affirmer leur liberté et à choisir leur voie, sur la route comme dans la vie »

Nous atténuerons ces propos en rappelant que certaines d’entre nous sont très bien à leurs places de passagères, n’ont aucune envie de passer pilotes et que c’est bien leur droit. Ce qui est à noter, c’est que non seulement c’est leur droit mais surtout leur choix.

En 10 ans, Toutes en Moto, qui était une association parisienne au départ, a fait plein de petits partout en France. L’antenne de Marseille est créée en 2011, suivie en 2012 de celles de Lille, Nantes, Bordeaux et Lyon. En 2013, l’association compte 13 villes et les défilés rassemblent plus de 7 500 motos !!

Toutes en moto soutient les droits des femmes chaque année en défilant partout en France

En 2014, Toutes en Moto va plus loin en organisant un concert en septembre au profit de la lutte contre le cancer du sein et récolte plus de 8 000€ de dons pour l’Institut Curie. Depuis, chaque année, l’association s’associe à des causes féminines.

Toutes en moto apporte plus de 7000€ a l’institut Curie
Crédits Photos : Toutes en Moto

En 2018, ce fut Laurence Fisher, trois fois championne du monde de Karaté, qui, via son association Fight For Dignity, permet à des femmes maltraitées de retrouver confiance en elles.

Toutes en moto soutient Laurence Fisher et son association Fight for dignity
Crédits Photo : Fight For Dignity

L’année dernière, Toutes en Moto soutenait Femmes Solidaires. Cette association majeure de défense des droits des femmes existe depuis 1945. Elle regroupe aujourd’hui 190 relais locaux répartis sur toute la France y compris dans les Dom-Tom. Elle vient en aide tant psychologiquement que physiquement, judiciairement et financièrement à celles qui n’ont plus la force de se battre. Défense de l’égalité des droits homme-femme, de la paix et de la liberté, autant de valeurs fondamentales que portent bien des motardes et en particulier les membres de Toutes en Moto.

Toutes en Moto soutient Femmes solidaires

Ce soutien à Femmes Solidaires sera reconduit cette année.

La moto nous rassemble, la moto nous ressemble. Nous avons la chance, en France, de pouvoir passer le permis, mettre un casque, enfiler nos gants, et rouler seule ou accompagnée. Parfois nous devons subir les moqueries de certains qui n’ont pas encore compris que piloter n’est pas masculin mais ce ne sont que des moqueries, cela ne nous empêche pas de rouler ! Cette chance, nous l’avons aujourd’hui parce que d’autres, avant nous, ce sont battues pour qu’on l’ait. Par devoir de mémoire, et pour soutenir toutes celles qui se battent encore aujourd’hui pour avoir les mêmes droits que les hommes, nous nous devons de soutenir les associations qui continuent la lutte.

Toutes en moto en fait partie. Par le biais de ces antennes régionales, partout en France, grâce aux bénévoles qui s’impliquent, l’association vient en aide à celles qui en ont besoin.

Les soutenir, c’est défiler nous aussi le 8 mars à Paris, ou à Orléans, Laval, Strasbourg, Nîmes, Vichy, Nice, Bordeaux ou Lyon, avec un ballon rose aux couleurs de Femmes Solidaires et de Toutes en Moto, accroché au garde-boue, fières et debout. C’est aussi, dans la mesures de nos moyens, s’acquitter des 15€ annuels d’adhésion qui permettent à chaque antenne d’exister.

On compte sur vous les Filles 💋🏍✌️

Fille Au Guidon soutient toutes en moto

Pour connaitre les points de rassemblement des défilés Toutes en Moto du 8 mars 2020 dans votre ville :

https://www.toutesenmoto.org/index.php?pagename=villes

Lien vers l’adhésion Toutes en Moto :

https://www.toutesenmoto.org/index.php?pagename=soutien

Lien vers l’association Fight For Dignity de Laurence Fischer :

https://www.fightfordignity.net

Lien vers l’association Femmes Solidaires :

https://femmes-solidaires.org

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Portrait Pilote : Estelle Bleuzé, passion Motocross

Elle s’appelle Estelle Bleuzé, elle a 26 ans et fait du motocross en compétition depuis 4 ans. Le motocross, une discipline moto très sportive, à laquelle peu de femmes se frottent. Pourtant, dimanche dernier, Estelle était sur la plage du Touquet, pour sa quatrième participation à l’Enduropale. Sa vision de ce sport, la place qu’y ont les femmes, les conseils pour bien débuter, réponses dans cette interview sans concession pour Fille Au Guidon.

Question : « Bonjour Estelle. Peux-tu nous raconter comment t’est venue la passion du motocross ? »

Réponse : « Bonjour, je m’appelle Estelle Bleuzé et je suis née à Lilles. Je fais du motocross depuis mes 16 ans. Il y a 4 ans, j’ai fait mon premier Touquet et j’ai adoré. Je me suis lancée et l’année dernière j’ai été sacrée Championne de France des Sables. »

Estelle Bleuzé Championne de France des sables 2019
Crédits Photo : Estelle Bleuzé

Q : « Qu’est ce qui t’a donné envie de faire du motocross ? »

R: « Mon Père en faisait. Il a arrété quand nous sommes nés mais … il a repris depuis qu’on s’y est mis nous aussi 😉. Personnellement, je pratique le motocross car j’aime les défis et j’aime me surpasser et montrer que j’ai les mêmes capacités physiques que les hommes. »

Q : « Sur 1200 inscrits à l’Enduropale cette année, il y avait seulement une poignée de femmes. Quelle est ta vision de la place des femmes dans le motocross ? »

R: « Dans notre région, nous sommes une dizaine. Je pense que les femmes ont tout a fait leur place dans cette discipline. C’est sûr que c’est un sport extrême, il faut se surpasser physiquement et mentalement. Pour réussir, je pense qu’il faut être très motivée et un minimum sportive sinon on abandonne dès le début ! Avant de commencer je dirais qu’il faut beaucoup se muscler et toujours y croire et ne jamais abandonner 👊. »

Estelle Bleuzé motocross feminin france
Crédits Photo : Estelle Bleuzé

Q: « Sur quelle moto roule-tu? »

R: »J’ai toujours roulé sur KTM. Je suis une KTM Girl. Mon beau-père tient la concession KTM Motoland à Seclin. C’est un grand soutien. Truc important pour une fille qui veut commencer : l’idéal c’est d’être bien entourée. Soit par des mécaniciens, soit par d’autres pilotes. »

Estelle Bleuzé pilote motocross
Crédits Photo : Estelle Bleuzé

Q: »Tu viens de finir ton 4ième Enduropale. Que peux-tu nous dire de ta course aujourd’hui? »

R : « C’est dur, comme à chaque fois, mais je ne me suis pas mise la pression. J’étais là pour la finir, pas pour scorer. J’étais détendu et j’en ai profité. Je finis 3ième féminine mais derrière des femmes qui ont fait de l’enduro leur métier. »

Q : « Leur métier ? Que fais-tu toi dans la vie? »

R : « Je suis préparatrice en pharmacie. Je travaille et je m’entraine. Course à pied, natation, vélo et puis les sorties enduros avec les copains. En été, on fait le Championnat de Terre. En Hiver, les terrains deviennent impraticables, on passe sur le Championnat des Sables. Le Touquet en est la dernière course. »

Crédits Photos : MegaTop Photo

Q: « Comment résumerais-tu ta saison 2019? »

R: « Top 🤗 J’ai fait une bonne saison en 2019, j’ai fini toutes les courses et toujours dans le top 3 féminin. Je finis deuxième au général cette année. »

Q :  » Tu es aussi passionnée d’équitation non ? » « Quel parallèle ferais-tu ou pas avec la moto ? »

R : « Oui je suis passionnée d’équitation. J’aime les animaux. Les chevaux me détendent. L’équitation, c’est pour la semaine et la moto, le week-end 😉. »

Q : « Que prévois-tu pour ta saison 2020? »

R : « En 2020 je vais faire le championnat régional Hauts de France Ufolep et aussi participer au super trophée de France. »

On remercie Estelle Bleuzé d’avoir joué le jeu du questions-réponses. Si vous avez envie de vous mettre au Motocross, sachez que la plupart des motoclubs propose des initiations qui vous permettront de faire vos premiers tours de roues sur sable ou sur terre encadrées et en sécurité.

Crédits photo : Estelle Bleuzé

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Portrait Pilote : Justine Pedemonte

Justine Pedemonte a seulement 13 ans et déjà un joli palmarès moto derrière elle. Soutenue par sa famille, ses amis et ses sponsors, elle se lance dans le Championnat de France PromoSport 400 pour cette saison 2020. Interview tout en douceur et conviction pour Fille Au Guidon.

Justine Pedemonte, jeune Niçoise de 13 ans, passe beaucoup de temps un casque sur la tête. Comme tous les ados ? Non, son casque à elle ne permet d’écouter qu’une seule musique, celle des décibels de son moteur.

Avec un papa passionné de courses moto, ancien champion de Rallyes et de courses de côte, qui s’est frotté au Championnat de France Superbike et qui a même fait le bol d’or, Justine Pedemonte a la moto dans le sang. Depuis ses 9 ans, elle pilote. Après quelques tours de roues en PW 50, puis en Bastos 80, elle se lance en championnat de France 25 Power en 2017 au guidon d’une NSF 100 Honda.

Justine Pedemonte pilote femme 13 ans
Crédits Photos : Justine Pedemonte

En 2018, elle a été sacrée Championne 25 Power Occitanie. En 2019, elle a participé au Championnat Italien CIV Junior au guidon d’une Ohvale.

Maintenant, la voilà engagée en catégorie 400 pour le Championnat de France Promosport avec comme coatch le pilote Français Adrien Morillas. Au guidon de sa Kawasaki, Justine affrontera les autres pilotes dès le 3 Avril sur le circuit de Ledenon.

Justine Pedemonte, la relève
Crédits Photos : Justine Pedemonte

Comment lui est venu le virus ? Quelles étapes a-t’elle déjà franchi ? Quels sont ses objectifs ? Interview d’une fille au guidon hors normes :

Question : « Comment a commencé ton aventure moto? »

Réponse : « J’ai commencé à faire de la moto en 2016 à 9 ans. Je suis allée voir mon père faire une course de côte avec des amis et cela m’a donné envie. J’ai commencé en septembre 2016 sur un PW 50, puis une Bastos 80 en janvier 2017 et papa m’a offert une NSF 100 en mars. J’ai adoré la NSF ! Du coup, j’ai fait quelques courses du Championnat de France 25 Power pour lesquelles j’ai toujours été classée dans le top 7.

J’ai décidé de faire un championat complet en 2018 avec la NSF 100. J’ai fait le 25 Power Occitanie que j’ai gagné dans ma catégorie. J’ai été titrée Championne 😏

En 2019, pour que j’apprenne un maximum, je suis allée faire le CIV Junior en Italie avec une Ohvale 160. Super championnat !! mais j’ai pas pu faire la dernière course car je suis tombée en essais qualifs et je me suis cassée le pied🙃

En juillet 2019, j’ai été sélectionnée par Yamaha pour faire le BluCruCamp avec Christophe Guyot. »

Q : « Tes projets pour cette année ? »

R : « Cette année 2020, je vais faire le promosport 400 avec une ninja kawasaki. Je peux pas faire le superbike car je suis trop jeune 😰. J’espère que je serai à la hauteur car mon objectif est d’être dans le top 5.

Q : « Comment te prépares-tu à un tel championnat ? »

R : « Je m’entraîne dur, Je fais du vélo et de la course à pied. Mon entraîneur est Adrien Morillas. »

Justine Pedemonte course jeune pilote moto
Crédits Photos : Justine Pedemonte

Q : « Et après le Championnat de France ? »

R : « Mon objectif futur : faire des championnats de plus en plus relevés et pourquoi pas l’Europe et le Mondial dans l’avenir.

Je veux que mon métier plus tard soit pilote moto. Je travaille à l’école et j’ai pris 2 langues étrangères en 6ème pour m’aider sur les circuits (Anglais et Italien). Pourquoi pas Espagnol ensuite 😉😉 »

Crédits Photos : Justine Pedemonte

Justine Pedemonte a l’ambition, la force de travail et l’entourage qui font des espoirs une réalité. Vous pouvez la soutenir en vous abonnant à sa page FaceBook et pourquoi pas, en devant l’un de ses super fans. Nous, on ne vous cache pas que c’est déjà fait 😉.

Mascotte Justine Pedemonte

Calendrier des Coupes de France Promosport 2020 :

– Circuit de Ledenon du 3 au 5 avril

– Circuit Carole du 1er au 3 Mai

– Circuit de Croix en Ternois du 29 au 31 Mai

– Circuit Arno du 19 au 21 juin

– Circuit du Mans de 17 au 19 juillet

– Circuit de Nevers Magny Cours du 31 juillet au 2 Aout

– Circuit de Nogaro du 28 au 30 Aout

– Anneau du Rhin du 3 au 4 octobre

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Ana Carrasco : piloter n’est ni masculin, ni féminin

« Piloter n’est ni masculin, ni féminin, c’est une question de technique et de savoir faire ». Ana Carrasco, Championne du Monde Superbike 300 en 2018 répond au journaliste Daniel G Lifona, du magazine Espagnol Marca. L’interview en Castillan est paru hier et nous nous sommes faites un plaisir de vous la traduire. Une belle leçon de calme et de conviction de la part de cette championne qui, effectivement, ouvre le champs des possible aux autres. Merci Ana ❤️

Question : « Pourquoi y a t’il si peu de femmes qui soient pilotes de moto ? »

Réponse : « Parce que historiquement c’était un sport d’homme, ça c’est clair. Tout est histoire de chiffres, parce qu’il y a beaucoup plus de petits garçons que de petites filles qui commencent, les garçons ont plus de possibilité d’arriver en haut. Quand j’ai commencé, nous n’étions que trois ou quatre filles en Espagne. Avec tout ce que nous allons réussir, la carrière va se féminiser, il y a beaucoup de filles qui ont envie de courir et je pense que dans quelques années, le nombre de femmes augmentera. Pour l’instant nous allons de l’avant et c’est déjà bien. Je suis sure qu’en obtenant de bons résultats je permets aux autres que ce soit un peu plus facile. »

Q : « Avec aussi peu de femmes dans la compétition, c’est presque un miracle d’être arrivée aussi loin »

R : « Chacun, au delà d’être un homme ou une femme, possède un talent, une force de travail et plein de choses en lui. Etre bon ou mauvais dépend de beaucoup de choses, aussi je crois que j’ai eu la chance d’avoir les soutiens nécessaires à chaque moment et j’ai beaucoup travailler pour y arriver. Je fait partie des rares chanceuses qui courent en Championnat du Monde. »

Q : « Préfères-tu être passagère ou pilote ? »

R : « Je ne sais pas être passagère, je préfère piloter. »

Q : La moto a t’elle un côté féminin?

R : « Ni féminin, ni masculin. La moto est un véhicule et nous sommes ceux qui le dirigeons. Piloter n’est ni féminin, ni masculin, c’est une question de technique et de savoir faire. »

Q : « Vois tu toujours des mines stupéfaites quand tu descends de la moto et que tu enlèves ton casque ? »

R : « Je crois que non. Cela fait longtemps que j’ai dépassé tout cela. Aujourd’hui je suis un des pilotes de référence dans la compétition, tout le monde sait qui je suis et je suis dans les points à chaque course. Cela ne surprend plus que nous nous battions pour gagner. Il y a quelques années, quand j’ai commencé le Championnat du Monde, ça pouvait paraitre étrange, mais maintenant c’est normal pour tout le monde. »

Q : « Et sur la route, c’est la même chose? »

R : « Je ne vais pas sur la route en moto. »

Q : « Et pourquoi pas ? »

R : « Parce que j’ai une autre approche de la moto. Je monte sur une moto pour faire la course et aller vite, la route n’est pas faite pour cela. Le mieux pour ceux qui veulent faire la course, c’est d’aller sur un circuit et ainsi de ne pas prendre de risques inutiles. »

Q : « La voiture est elle le grand ennemi de la moto ? »

R : « Sur la route oui. Je trouve que rouler en moto sur la route est très dangereux, parce que tu dépends de plein de choses, de plein de gens et que les routes ne sont pas faites pour amortir les chutes. C’est important qu’on soit tous conscients, autant les motards que les automobilistes, du fait que la moto est la plus fragile. En cas de problème, c’est toujours la moto qui sera perdante. »

Q : « Et que penses tu des glissières de sécurité? »

R : « C’est l’un des grands problèmes du motard. Petit à petit les choses iront en s’arrangeant mais la route n’est pas faite pour tomber : il y a des glissières, des bordures, des arbres et énormément d’autres obstacles. En moto, le choc tue. »

Q : « Quelle a été ta plus grande peur ? »

R : « En compétition, on n’a pas peur parce que tomber fait partie de l’apprentissage. On cherche à trouver la limite et on tombe souvent. Le pire ce sont les blessures. J’ai une fracture au coude, une autre à l’épaule et aussi une à la clavicule suite à mes chutes. Les blessures sont la partie laide du sport. Et pour la route, je n’y vais pas en moto. »

Q : « Même pas en ville ? »

R : « Ni sur la route, ni en ville. Je suppose que c’est une question d’habitude. J’utilise la moto seulement en compétition, sur la route je roule en voiture. Je voyage beaucoup en train, en avion, je n’arrête pas de bouger mais la moto, je n’ai pas l’habitude de l’utiliser parce que je considère cela dangereux. Tu dépends de beaucoup de gens, de beaucoup de situations et, en tant que sportif, tu ne peux pas prendre le risque qu’il se passe quelque chose. »

Q : « Penses-tu que les femmes conduisent moins bien que les hommes ou qu’elles sont plus prudentes ? »

R : « Je ne crois pas que les femmes conduisent moins bien. Etre prudent sur la route est une vertu, pas un défaut. Les hommes paraissent plus courageux mais ont plus d’accidents et beaucoup plus de contretemps. Etre prudent est le mieux que tu puisses faire pour conduire en sécurité et qu’il ne t’arrive rien. »

Q : « Quel est le meilleur âge pour commencer la moto? »

R : « L’âge minimum du permis est 16 ans et c’est parfait pour commencer à rouler en moto. Si tu passes le permis jeune et que tu commences par de petites motos, tu peux prendre de l’expérience et ensuite changer de modèle. Une des erreurs que commette la plupart des gens c’est de passer le permis quand ils sont majeurs et commencer sur une grosse moto. La base pour conduire en sécurité c’est de très bien maitriser sa moto et ça se fait petit à petit en commençant d’abord par de petites motos. »

Q : « Mais toi, tu as commencé bien avant cela non ? »

R : « J’ai commencé à 3 ans. Quelque soit le sport de compétition, avec l’objectif d’aller au niveau mondial, il faut commencer très jeune, passer par de nombreuses catégories, et prendre un maximum d’expérience. La moto est comme tous les autres sports, les jeunes garçons commencent le foot, le basket, ou le tennis à trois ou quatre ans. Pour les motos, c’est pareil. Si tu veux apprendre, engranger de l’expérience et être prêt à courir en Championnat du Monde à 16 ans, tu dois commencer jeune et apprendre tout ce qui est possible avant. »

Q : « Que dirai-tu à une personne de 30 ou 40 ans, avec peu d’expérience, qui veux se mettre au deux-roues ? »

R : « Qu’il faut être prudent. Avoir une grosse moto, c’est super mais il vaut toujours mieux commencer avec une 600 pendant deux ans pour acquérir de l’expérience que commencer directement avec une 1000. Il faut avoir conscience que ces motos sont très puissantes, qu’elles vont vite, et que quand tu démarres de zéro, c’est normal qu’au début ce soit dur. C’est plus facile de réussir avec plus petit pour apprendre et n’avoir aucun soucis sur la route. »

Pour lire l’interview originale : https://www.marca.com/motor/modelos-coches/2020/01/27/5e2ebe3b268e3e57538b45b7.html

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Bol ou pas : est-ce que ça ne concerne que toi?

Il y a quelques semaines, nous avions posté sur notre page une photo mettant en avant un intégral. Plus sûr en cas de chute, plus chaud, ce type de casque nous paraissait plus approprié que jamais pour la saison.

Pourtant certaines d’entre nous, continuent de penser que le bol est mieux : plus stylé, plus pratique, … Mais au delà du choix de chacune, quels sont les impacts sur les autres ?

Côté sécurité, c’est à une étude Américaine menée entre 1976 et 1981 que l’on doit les fameuses statistiques que vous trouvez sur la toile.

zone impact casque moto en cas de chute

Cette étude, connue sous le nom de Hurt Report (professeur Harry Hurt), a été initiée par le département en charge de la sécurité des autoroutes Américaines en 1976. Elle porte sur l’analyse des données de 900 accidents de motards et montre, entre autres choses, qu’en cas de chute en moto, on tombe rarement la tête en arrière 🤔.

Si vous regardez le schéma ci-dessous, vous pourrez calculer que la probabilité de toucher de l’avant est de 67,10% dont 32,6% sur la mâchoire 😱.

La moto, c’est dangereux, on le sait. Qu’on risque de tomber, on le sait aussi mais combien d’entre nous savent qu’elles ont plus de chances de tomber sur le sol la tête en avant ? Et que la petite zone de la mâchoire concentre, à elle seule, plus de la moitié des points d’impact ?

Etude Hurt Rapport - zone impact casque moto en cas de chute

« Et alors ? », écrirons certaines. « Si j’ai envie de prendre le risque, ça ne regarde que moi !! ».

Pas tout à fait en fait. En France, aucun pompier, ambulancier, chirurgien, infirmier, … ne vous laissera au sol, les dents sur la chaussée, parce que vous avez absolument voulu rouler avec un jet ouvert sur la tête ! Ces casques étant homologués pour la conduite sur route, vous avez tout à fait le droit de les porter.

Eux, n’ont pas le choix. Ils ont le devoir de vous aider. Pourtant, ils auraient préféré que vous portiez un intégral et que vos séquelles soient moins importantes. Au delà de la tristesse ressentie à la vue d’un aussi beau visage que le votre défigurée à jamais, quand ils vous prendront en charge, ils passeront plus de temps sur votre intervention. Des urgences, il y en a toutes les secondes. Plus ils sont efficaces, plus ils peuvent sauver de vies.

Par respect pour ceux qui nous ramassent et nous réparent quand c’est possible, ne devrions-nous pas être un peu plus prudentes, au moins concernant notre équipement ?

Casque Integral Fille Au Guidon