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Béatrice Girard : interview de la Championne de France Women’s Cup 2024 600cc

Elle s’appelle Béatrice Girard et vient de remporter le titre de Championne de France Women’s Cup 2024 en catégorie 600 cc au guidon de sa Yamaha R6. Motarde depuis son plus jeune âge, elle n’a découvert la piste qu’en 2015 mais depuis, elle ne la quitte plus. Elle vous partage ici son parcours, ses victoires, ses difficultés mais aussi, et surtout, sa passion.

🎙️ Interview sans filtre d’une pilote moto 🏍️comme on les aime 👇

Fille Au Guidon: « Bonjour Béa, deuxième titre de Championne de France Women’s Cup pour toi cette année, bravo !! Peux tu nous raconter comment tu es venue à la moto ? Qu’est ce que cela t apporte au quotidien ?

Béatrice Girard : « Merci beaucoup! Je suis vraiment très heureuse et fière d’être la 1ère pilote Women’s Cup à remporter le titre à la fois en 1000cc (2022) et en 600cc (2024).

Depuis toute petite, je suis passionnée de moto. Un de mes frères était motard, et avec ses copains, ils avaient tous de super grosses motos!! Et je regardais ça avec des étoiles dans les yeux ! Et je me disais qu’un jour, moi aussi j’en aurai une comme eux! lol J’étais déjà particulièrement fan des Gsxr!

Béatrice Girard : les débuts d’une future championne de France Vitesse

Ensuite, dès que j’ai pu, je me suis achetée ma 1ère mobylette à 14 ans et 1 jour (avec toutes mes économies) un 103 RCX, puis un Derby super motard 50cc et ensuite un 600 Bandit SUZUKI en 1ère moto gros cube. 

La moto m’a toujours permis de m’évader, de me sentir libre, de m’aérer, d’être dans une bulle/ un monde où je suis bien, apaisée ou rien ne peut venir perturber ça. C’est une grande bouffée d’oxygène, qui me permet aussi de me retrouver avec moi-même. »

Fille Au Guidon: « Comment es-tu arrivée sur piste ? Qu’est ce qui t a plu ? Qu y trouves-tu toujours ? »

Béatrice Girard : « Je suis arrivée à la piste tardivement à 30 ans en 2015, un peu par hasard, car jamais je ne pensais pas qu’un jour j’aurais pu mettre les roues sur un circuit, et encore moins faire des courses de vitesse…Ça ce n’était que dans mes rêves!!

J’étais en région parisienne à l’époque (à cause du travail), pas très loin du Circuit Carole, et en allant voir/ admirer les pilotes qui tournaient déjà là-bas, j’y ai rencontré des personnes qui m’ont incitée à essayer, à me lancer. Et elles ont bien eu raison de le faire! Je regrette même de ne pas l’avoir fait avant!!

Ce qui m’a plu de suite, c’est la vitesse qu’on peut atteindre à chaque accélération, ce sont les angles que l’on peut prendre sans prendre de risques (comparé à la route), c’est le plaisir qu’on peut avoir entre copains à se « tirer la bourre » en toute sécurité. 

J’y trouve toujours énormément de plaisir et d’adrénaline et aussi des sensations et émotions immenses et intenses qu’on ne peut ressentir nul part ailleurs! »

Women’s Cup 2016 sur le circuit Bugatti au Mans

Fille Au Guidon : « Quelles sont les difficultés que tu as rencontré et quels conseils donnerais-tu aux filles qui veulent se lancer sur piste ? »

Béatrice Girard : « La difficulté principale que je rencontre, comme tout le monde je pense, c’est le côté financier. Je privilégie les courses du championnat, qui est déjà très difficile de financer dans son intégralité, et du coup, je fais très peu de roulages d’entraînement. Ce qui rend la tâche encore plus difficile en week-end de courses, car il faut être très performant de suite alors que j’ai plein de points techniques à améliorer mais l’objectif 1er en compétition est le chrono. 

⚠️ Le conseil que je peux donner aux filles qui veulent se lancer sur piste et/ou en compétition, c’est de prendre un coach ou de faire un stage de pilotage, pour avoir de bonnes bases et ne pas prendre de défauts. Je n’ai pas pu le faire, faute de moyens, je suis comme on dit « autodidacte », mais je pense sincèrement que c’est important pour ensuite pouvoir se concentrer sur les repères et trajectoires de chaque circuit. Une fois la technique de pilotage en place, on a moins de défauts qui peuvent bloquer la progression à un moment donné. 

Pour ma part, j’analyse beaucoup ce que je fais, je me remets beaucoup en questions, je regarde les photos, les vidéos quand je suis en piste, je regarde aussi beaucoup les top pilotes pour comprendre mes défauts et m’améliorer. C’est pas évident et ça demande beaucoup de temps. »

Fille Au Guidon : « Dès le début du Championnat Women’s Cup en 2016, tu y as participé. Qu’est ce qui t a motivé à intégrer ce championnat de vitesse 100% féminin ? »

Béatrice Girard : « Oui j’ai participé à la 1ère Women’s Cup en 2016, j’étais débutante, je n’avais seulement fait quelques roulages en 2015. C’était ma 1ère course, 1er départ, 1ère fois au circuit Bugatti, 1ers tours de roue sous la pluie aussi! 

Ce qui m’a motivé, c’est la création de cette Coupe spécialement pour les femmes. Entre copines/ connaissances, on s’est toutes mises à s’encourager les unes les autres à s’y inscrire. Il y a eu 88 pilotes dont certaines très expérimentées, chevronnées et avec déjà de beaux palmarès. Et le fait de pouvoir participer aussi à une « grande 1ère », à une innovation dans le monde des courses moto, c’était aussi très motivant et une belle opportunité de réaliser un rêve qui me paraissait tellement inaccessible. 

A peine 1 an avant, j’étais dans les tribunes du Mans pour le GP… et jamais j’aurais imaginé qu’au mois d’avril suivant, je serais sur la grille de départ pour faire une course de vitesse!!! Je n’avais même pas encore commencé les roulages (j’ai commencé en juin 2015).

En 2016, bien que je sois débutante, j’avais terminé 10ème sur 88 donc superbe résultat, j’aurai pas pu espérer mieux!

Prendre un départ, participer à des courses, ça procure vraiment des émotions indescriptibles : c’est un mélange de beaucoup de choses : de l’envie, du stress, de l’appréhension, de l’adrénaline, de la motivation, de la hargne, du bonheur, du doute, une immense joie et satisfaction de passer le damier…des larmes de bonheur même!…etc… Et aussi un partage et même une communion, lors du tour d’honneur après une course qui permet de remercier tous les commissaires de piste bénévoles… ça fait tellement chaud au coeur! Sans eux, on ne pourrait pas faire de courses. 

Il faut vraiment le vivre pour comprendre réellement ce qui se passe dans le casque!

De 2017 à 2019, je n’ai participé qu’à une seule course du championnat de france Women’s Cup, faute de moyens me permettant de faire plus. Mais j’ai toujours eu de bons résultats avec mon Gsxr 750 (classée en 1000cc): entre top 10 puis top 5. En 2020, j’ai enfin pu participer au Championnat de France Women’s Cup dans son intégralité. J’ai terminé Vice-Championne de France 1000cc. En 2021, j’ai terminé 3ème et en 2022, j’ai remporté le Championnat et deviens donc Championne de France femme 1000cc avec mon Gsxr 750.

Et donc en 2024, Championne de France féminine 600cc avec mon R6. »

Béatrice Girard – yamaha R6 – Women’s Cup 2024

Fille Au Guidon : « Depuis 2 ans, tu te frottes aussi à la Coupe de France Promosport. Comment es-tu passé aux courses mixtes ? Quelles difficultés as-tu rencontré et comment les as-tu surmonté ? »

Béatrice Girard : « Après plusieurs courses et même années pour le coup, la Women’s Cup m’a permis d’envisager de participer à des compétitions mixtes car je me suis dit que ça pourrait être intéressant de se mesurer aussi aux pilotes masculins. 

En 2021 et 2022, j’ai participé 2 fois aux 6H de Spa-Francorchamps. J’étais dans une équipe exclusivement composé de pilotes féminines. Pour les 2 éditions, nous avons fini sur le podium à la 3ème place en catégorie Trophy Amateur. Ça a été 2 superbes expériences. L’endurance, c’est vraiment génial comme partage de la passion car non seulement on prend un immense plaisir mais en plus de cela, c’est une vraie aventure humaine, en équipe, où chaque membre de l’équipe à son importance. Les émotions que l’on peut vivre, sont décuplées en endurance, c’est fou!

En 2023, je me suis inscrite en Coupes de France Promosport en catégorie Découverte où j’ai terminé 4ème au scratch… j’ai fait plusieurs podiums pendant la saison.

J’aurais pu espérer un podium pour le classement final aux vues de mes résultats sur le début du championnat mais à la 3ème manche, j’ai chuté lourdement, en essais libres, sur la tête, au circuit Carole sous la pluie. J’ai fait une commotion cérébrale donc j’ai été interdite de courir le week-end,

Quelques semaines après, j’ai chuté lourdement sur l’épaule lors de l’un des rares roulages que je fais entre copains, et je me suis blessée assez sérieusement à l’épaule. J’ai serré les dents pour poursuivre le championnat et le terminer mais j’étais clairement pas en état.

Malgré tout, ça restait un beau résultat et j’ai décide de poursuivre sur ma lancée pour continuer ma progression. 

En 2024, j’ai décidé de participer aux Coupes de France Promosport en catégorie 600cc. Catégorie ultra relevé en termes de niveau. J’ai changé de moto pour un R6 Yamaha de dernière génération et découvert une nouvelle cylindrée. Ce fut un gros challenge pour moi cette année, car je me suis confrontée aux pilotes amateur les plus rapides de France avec une moto que je ne connaissais pas, une cylindrée que je ne connaissais pas non plus. Nous étions seulement 2 pilotes féminines, Margaux Hubeny et moi, parmi les 67 pilotes en catégorie 600cc.

Béatrice Girard #5

J’ai beaucoup progressé cette année sur le 600 malgré une moitié de saison difficile car la moto n’étais pas complètement prête pour moi, les suspensions n’étaient pas adaptées/ préparées en fonction de mon gabarit. J’ai d’ailleurs chuté 2 fois lors des 2 courses à Lédenon pour la 1ère manche, alors que mes chronos et mon engagement sur la moto était assez prometteur. Mais forcément, ces 2 chutes ne m’ont pas donné confiance en la moto. 

A la mi-saison, j’ai chuté à nouveau à Carole sous la pluie, en course 1, à cause d’un excès de confiance car je me sentais enfin bien mieux sur la moto. Heureusement, je ne me suis pas blessée pas, mise à part un hématome assez impressionnant à la hanche gauche, l’Airbag m’a sauvé l’épaule gauche (pour laquelle, je m’étais faite infiltrée en février, mars et avril… (vis à vis de ma chute en été 2023). Mais j’ai pris ma revanche sur ce circuit lors de la course 2 sur laquelle j’ai fait mon plus beau résultats de la saison en Coupes de France Promosport 600cc!! J’ai terminé P6 alors que j’étais partie 28ème! Une course dans des conditions de piste très particulières…quasi sec au début mais ensuite pluie.

Pour la fin de saison 2024, une fois que la moto ait été bien préparée et réglée pour moi (des réglages qu’on a affiné petit à petit), j’ai développé un super feeling avec le R6, j’ai pris confiance en elle, j’ai pris de plus en plus de plaisir et forcément mes chronos se sont grandement améliorés et je ne m’attendais pas à autant de progrès, donc je suis super contente. 

Pour les 2 dernières manches de coupes de France Promosport, je termine même milieu de tableau et j’en suis vraiment très contente car en début de saison, je pensais sincèrement être au fond fin des tableaux. 

Au final, je termine 32ème des Coupes de France Promosport 600cc (sur 67 pilotes au total, mais tous n’ont pas fait tout le championnat). 

En ce qui concerne ma participation au Championnat de France Women’s Cup, elle a été incertaine très longtemps, car le financement de toute la saison a déjà été très compliqué et en plus, j’ai chuté 2 semaines avant, en début octobre. 

Coté difficultés, l’un des freins que j’ai pu rencontré, c’est par rapport à l’équipement de la moto. Une moto de piste, de courses, doit être préparée et adaptée à son pilote, en particulier au niveau des suspensions avant et arrière, afin de pouvoir exprimer son potentiel tout en exploitant au maximum les capacités de la moto, sans chuter à cause de cela.

L’autre difficulté que j’ai pu rencontré, c’est d’avoir un mécano disponible, compétent et de confiance sur la saison entière. J’ai eu des gros coups durs par rapport à cela. Je me suis retrouvée par moments, quelques jours avant les courses, sans mécano pour m’accompagner et m’assister durant le week-end de courses qui arrivait. Heureusement que j’ai des amis en or sur qui compter et qui m’ont été d’un grand secours, qui se sont rendus disponibles et qui ont été d’un grand professionnalisme pour m’aider sur les courses où je n’avais plus de mécano. Je ne les remercierai jamais assez. 

Enfin, la dernière difficulté que je rencontre, c’est la disponibilité par rapport à mon travail. J’ai certes beaucoup de vacances en tant que prof d’EPS mais je ne peux pas les placer quand je veux! lol Donc c’est parfois très difficile de déplacer des cours, de me faire remplacer et ensuite de réussir à tout rattraper. Il y a des périodes vraiment très très chargées et difficiles pour réussir à se libérer pour partir en week-end de courses à l’autre bout de la France. 

Fille Au Guidon: « Qu’ envisages tu pour 2025 ? Et pour la suite ? »

Béatrice Girard : « Pour 2025, honnêtement, je ne sais pas encore! J’ai envie de poursuivre en compétition évidemment mais je ne sais pas encore si je pourrai participer à un championnat en entier ou tout court (par rapport à son financement et à la disponibilité vis à vis du travail), mais en tout cas, je vais faire mon maximum pour poursuivre! 

Un de mes rêves est de participer en tant que pilote à une course de 24h comme les 24h du Mans. 

Un autre de mes rêves serait de travailler dans l’univers de la moto, en faisant pourquoi pas des coachings auprès de débutants, ou travailler particulièrement avec les pilotes féminines et développer quelque chose autour de ça. 

Fille Au Guidon : « Si tu avais un message à passer aux filles qui veulent se lancer sur piste ? »

Béatrice Girard : « Ne jamais rien lâcher, croire en ses rêves! »

Béatrice Girard – Championne de France Women’s Cup 600 2024
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24h motos 2024 : Amandine Creusot prendra le départ avec son propre team

Des courses motos de 24 heures, la pilote Amandine Creusot en a déjà 14 à son actif dont 5 au Mans. Mais, cette année, pour ces 24h motos 2024 qui se dérouleront du 18 au 21 avril prochains, c’est avec sa propre équipe qu’elle participera : l’AG Racing Team #241

Elle en rêvait, elle l’a fait. Amandine Creusot, pilote du Team Fille Au Guidon en catégorie endurance, a réussi à créer sa propre équipe pour se lancer en Championnat du Monde pour sa saison 2024. Avec son compagnon, le pilote Gabin Bruyat, ils ont rallié à leur projet deux autres pilotes, Jeff Chapelle et Florent Breso, ainsi que de nombreux bénévoles.

Interview, rien que pour vous 👇

Fille Au Guidon :  » Hello Amandine, après une année 2023 en demi-teinte, avec la prise en main de votre nouvelle moto, vous vous lancez dans une belle aventure pour 2024. Tu nous racontes ? »

Amandine Creusot : « Hello Sandrine. Oui, pour cette saison 2024, mon ambition est la création de notre propre team, à Gabin et moi, avec comme objectif notre participation au mondial d’endurance : 24h du Mans (nous sommes inscrits) et 8h de Spa si tout se passe bien au Mans. »

Fille Au Guidon : « les courses de 24 heures, tu maitrises déjà bien le sujet 😉. »

Amandine Creusot :  » c’est vrai : des courses de 24h … j’en ai 14 à mon actif. 14 départs pour le moment et 12 damiers. Ça reste des jolis probabilités malgré tout. »

Amandine Creusot et l’AG Racing Team #241

Fille Au Guidon : »mais cette fois, ce sera TON team !! »

Amandine Creusot : « oui et ça y est : l’AG Racing Team est au complet 😁 Notre équipe est composée exclusivement de bénévoles (que je remercie du fond du cœur de nous consacrer une semaine complète), ce sont principalement de la famille, des amis, des connaissances, etc … Notre équipe est composée de 30 personnes. Coté pilotes, mon premier coéquipier est mon coéquipier du quotidien : mon chéri, car ce projet on le monte a deux. Jeff Chapelle et Florent Breso complètent l’équipe. Coté chefs d’équipe, je peux te donner deux noms qui sont connus dans le monde de la moto : Thomas Chaland (patron de CL Racing) et Muriel Simorre (ancienne pilote du Girls racing team) qui seront chef de stand et team manager. »

Fille Au Guidon : « Objectif de cette première participation au 24h motos pour l’AG Racing Team #241 ? »

Amandine Creusot : « Nous serons en catégorie STOCK. L’objectif premier sera de rallier l’arrivée pour cette première fois, je pense que ce sera une victoire pour tout le monde. Si en plus de ca on rentre dans les points en stock … c’est que du bonus »

Bien sûr que ce sera déjà une belle victoire de finir cette course mythique !!! Teams professionnels et Teams amateurs se battent sur la même piste mais pas avec les mêmes cartes dans leurs jeux. Vous avez tout notre soutien. Nous avons hâte de vous suivre sur ce week-end de course.

Affaire à suivre sur les réseaux Fille Au Guidon, en direct du Mans, du 18 au 21 avril prochain 💋✌️🏍️

24 heures du Mans Moto 2024
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Ema Salmon: Portrait d’une futur championne de Side Car 🇫🇷

Elle s’appelle Ema Salmon, a 16 ans tout juste et rêve de marcher dans les pas d’Emmanuelle Clément, passagère Française, récemment sacrée Championne du Monde de Side Car. Découvrez le portrait d’une petite blonde qui donne tout pour percer dans le monde du Side 👇.

Fille Au Guidon : « Bonjour Ema, tu as seulement 16 ans et déjà de grandes ambitions. Peux-tu nous raconter comment tu es tombée dans la marmite Side-car ? »

Ema Salmon : « J’ai commencé le side à l’âge de 8 ans à la châtre, un tout petit circuit. Mes parents, Clotilde Linget et Freddy Salmon, roulaient en classic et mon père roulait de temps en temps avec moi. Ma mère a ensuite eu l’opportunité de faire le FSBK, et je me suis retrouvée dans cet univers de course. A l’âge de 15 ans, on m’a offert ma licence FFM. 5 jours après j’étais sur une planche au Val de Vienne en entraînement. Ensuite, j’ai fait beaucoup de roulages à gauche à droite. »

Fille Au Guidon : « quand as-tu démarré la compétition en Side Car ? »

Ema Salmon :  » J’ai commencé la compétition en 2022, 1 an après 😜. En début d’année j ai participé à une semaine d’entraînement Sidecar sur le circuit de Val de Vienne. J’ai roulé avec le champion du monde Side Car 2021, Markus Schlosser. J’y ai retrouvé Lukas Wyssen, un pilote Suisse Allemand que je connais depuis bien longtemps. Il roulait en Championnat de France FSBK, avant de se frotter au Championnat du Monde. Je lui ai demandé s’il pouvait me faire rouler. Il m’a dit oui et nous avons roulé 1 session tous les jours. Ça s’est super bien passé. On s’est croisé à nouveau au Mans lors de la première manche du Championnat du Monde 2022 et … il m’a demandé si j’acceptais de faire Carole avec lui et le Gustoil Side Car Racing Team 😁.

Ema Salmon et Lukas Wyssen – FSBK 2022

Nous avons donc roulé ensemble sur une manche du championnat de France SuperBike Side Car à Carole. C’est un circuit très difficile pour les passagers, surtout débutants parce qu’il n’y a aucun temps de repos. Nous avons roulé plus vite que prévu et le dimanche nous avons atteint la 3 ème place. Un résultat inouï qui a ravi toute l’équipe !!!

Ema Salmon et Lukas Wyssen – P3

Nous avons ensuite enchaîné avec le Castellet, dernière manche du Championnat de France Side Car FSBK. Un circuit inconnu pour nous deux, mais nous avons travaillé ensemble pour y arriver. Beaucoup de travail, d’apprentissage, de réflexion et surtout de communication. Un travail qui a payé : nous avons fini la course 1 en 3ème position et la course 2, 2eme !! Des résultats très prometteurs !!

Ema Salmon et Lukas Wyssen

L’année prochaine j’ai l’opportunité de faire le championnat France SuperBike, et le Mondial, en side car. Mon rêve d’enfant ce réalise 🤗 »

Fille Au Guidon : « Comment fais-tu pour concilier ce projet avec tes études ? »

Ema Salmon:  » Je suis en première en bac pro commerce. Pour réussir à concilier passion et étude, je fais ma première avec le CNED ( je fais l’école à la maison ). Cela me permet d’étudier à fond de septembre à mars puis de rouler en side le reste de l’année. Du coup, j’ai que que la moitié d’une année scolaire « normale ». C’est pas toujours évident mais c’est ainsi que je pense me donner toutes les chances de participer au Championnat de France mais aussi au Mondial. »

Fille Au Guidon : « Sur qui peux-tu compter pour te soutenir dans ton projet ? »

Ema Salmon : « Actuellement mon plus gros soutien, c’est mon papa 🥰. Il fait toujours en sorte qu’on puisse réaliser ce rêve, mais nous pouvons aussi compter sur des amis très proches. Nous avons aussi des partenaires Suisses. Mais je cherche aussi activement d’autres partenariats et sponsors Français. J’y crois, je suis motivée à fond. On est motivé à fond. En attendant la saison 2023, je profite de chaque moment pour faire de la musculation afin d’être au top de ma force quand ça va reprendre. »

Ema Salmon – Championnat FSBK Side Car 2022

Merci Ema pour ce moment de partage.

Bon, amies lectrices et lecteurs, on ne vous le cache pas, cette petite Ema, avec ses rêves et sa détermination, elle nous a touché le coeur, à nous les Filles Au Guidon. On lui souhaite de tout coeur de performer, avec son co équipier, sur la saison qui arrive. Comptez sur nous pour la suivre, l’encourager et vous faire partager son année 2023 ✊❤️.

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Lucie Boudesseul : en route pour 2023

Elle s’appelle Lucie Boudesseul. Elle a 19 ans et courre depuis 4 ans en Championnat de France Supersport 300. Comment est-elle tombée dans la marmite moto ? Comment jongle t’elle entre les compétitions et sa formation ? Quels ont été ses résultats cette année et que prépare-t-elle pour 2023 ? La jeune pilote vous raconte tout ici 👇

Fille Au Guidon : « Bonjour Lucie. On a pu admirer ton adresse et ta hargne sur les circuits du Championnat de France SuperSport cette année, comment as-tu plongé dans l’univers de la compétition vitesse ? »

Lucie Boudesseul :  » Bonjour, pour commencer je tenais à te remercier Sandrine pour l’aide que tu m’apportes depuis ces années et merci à toutes les filles aux guidons 😁✌️ Ensuite, pour répondre à ta question, la passion pour la moto m’est arrivée un peu par hasard 🤷‍♀️. Mes parents ne sont pas vraiment motards et encore moins pilotes. Je me suis prise d’amour pour la compétition moto quand j’étais petite en trouvant sur internet une course de moto3.
Et depuis je rêve et travaille dur pour devenir pilote professionnelle. »

Lucie Boudesseul -Championnat de France Supersport 300 2022

Fille Au Guidon : « A 19 ans, tu fais encore des études. Comment arrives-tu à concilier cela avec les compétitions moto ? »

Lucie Boudesseul:  » Effectivement, en parallèle de la moto, je suis en deuxième année de STAPS (fac de sport), entre autre on y étudie l’anatomie, la biomécanique, la physiologie et plein d’autres matières en lien avec l’activité sportive. Ce double projet étude supérieure et sport à haut niveau demande une organisation millimétrée, mais au moins je n’ai pas le temps de m’ennuyer 😂 »

Fille Au Guidon : « Comment as-tu vécu ta saison de Championnat Ssp300 2022? »

Lucie Boudesseul :  » Pour résumer ma saison 2022, je pourrais dire que depuis que je suis en SSP300, c’est difficile… Mais en étant objective, j’ai réalisé une course de folie à Nogaro en menant la course durant de nombreux tours. Le public était déchaîné et j’ai vraiment pris du plaisir durant cette course 😁.

Lucie Boudesseul -SSP 300 2022

Un autre bon moment de cette saison fut la FP3 à Paul Ricard sous la pluie, où j’ai fini P1 avec plus de 2 secondes d’avance sur le deuxième. Deux très bons souvenirs. « 

Fille Au Guidon : « Que nous prépares-tu pour 2023 ? « 

Lucie Boudesseul :  » Après 4 ans en FSBK SSP300, j’ai envie de passer à autre chose. Cet été j’ai eu la chance de réaliser des tests avec des motos prototypes, des vrais motos de compétition très différente de ma Ninja 400 de serie. Et le feeling à été super bon 🤩

Actuellement je suis en discussion avec plusieurs équipes, mais tant que ce n’est pas signé, je préfère m’abstenir. Ce qui est sûr c’est que si cela aboutit, que j’arrive à réunir le budget, je serai la seule femme dans cette catégorie ✊. J’en profite pour vous informer que si vous souhaitez rejoindre l’aventure, il n’y a pas de ticket d’entrée. C’est un réel souhait que chacun puisse se sentir impliqué à la hauteur de ses moyens 🙏

Alors n’hésitez pas, c’est ensemble que nous y arriverons ✌️ »

Lucie Boudesseul et David de DVS Motosport

Lucie Boudesseul est une jeune pilote pleine de talent que nous soutenons depuis 3 ans grace aux ventes de vêtements et accessoires Fille Au Guidon. Comme chacune des pilotes de la Team Fille Au Guidon, elle mérite qu’on lui donne sa chance et c’est avec un grand plaisir que nous réaffirmons notre soutien à Lucie pour sa saison 2023. Pour la soutenir vous aussi, n’hésitez pas à suivre sa page et à partager son actualité afin de mettre un coup de projecteur et d’accélérateur à sa carrière 🤩

Gazzzz Lucie, on est toutes avec toi ✊🏍❤️

Lucie Boudesseul en route vers 2023
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Emmanuelle Clément : portrait de la Championne du Monde de side-car 2022


Elle s’appelle Emmanuelle Clément, elle est Française et vient d’être sacrée Championne du Monde de Side-car. De ses débuts en 2015 à son titre de 2022, cette talentueuse passagère qui force le respect de tous sur la piste vous raconte tout, juste ici👇

Fille Au Guidon : « Bonjour Emmanuelle, vous venez de remporter avec ton co-équipier, Tod Ellis, les Championnats du Monde de Side-car. Peux-tu nous raconter comment le side-car est arrivé dans ta vie ?

Emmanuelle Clément : « C’est une histoire de famille. Mes parents se sont connus dans le milieu de la course de côte moto et j’ai été baignée dans ce milieu depuis que je suis née. Mon père roulait et roule encore en moto (Yamaha TZ 250) puis mon frère s’y est mis aussi. On ne partait pas en vacances mais on partait plutôt avec le fourgon et la caravane en weekend course de cote…. j’ai vécu ça pendant 20 ans donc j’ai eu le temps de voir défiler des motos.

Mes parents n’avaient pas assez de budget pour faire rouler mon frère et moi, du coup je prenais du plaisir à aller les voir rouler et à côté de ça je faisais de la gymnastique en compétition l’hiver. Lors des courses de côte, il y avait également une catégorie sidecar que j’ai toujours admirée car c’était quelque chose de différent et spectaculaire. Il y avait une passagère (Laetitia PetitJean) qui a été championne de France il me semble bien et à l’époque quand tu es gamine ça te marque tout ça.

En grandissant, j’avais de plus en plus envie de vivre cette passion pour la moto et le sidecar. On voyageait à travers l’Europe (pour le Championnat d’Europe de Course de côte) et la France. On se fait plein de connaissances ainsi, et surtout dans ce milieu là qui est comme une grande famille. En 2015, le Champion de France de course de côte Side-car, qui est un très bon ami (Olivier Dichamp) me dit “ Si tu veux à la course de cote de Villers sous Chalamont, tu feras les essais libres avec moi”. Moi, j ai bien sûr accepté car j’avais trop envie d’essayer le side-car. Stressée bien entendu mais trop heureuse et tout s’est bien passé. »

Emmanuelle Clément et Tod Ellis

Fille Au Guidon : « Comment décrirais-tu cette première expérience ? »

Emmanuelle Clément: « Les premières impressions je dirais qu’il ne faut surtout pas lâcher les poignées. La force centrifuge est énorme surtout si tu n’es pas au bon endroit au bon moment. L’impression de vitesse aussi car tu es au ras du sol… bref j’ai plus qu’adoré et, à peine la course finie, je voulais déjà recommencer. A cette époque j’avais 19 ans et pour s’initier j’ai juste demandé conseils à des passagers que je connaissais en course de côte. »

Fille Au Guidon : « Tu démarre donc le side-car en 2015, nous sommes en 2022 et tu es Championne du Monde, comment en es-tu arrivée là? »

Emmanuelle Clément :  » Après 2015, un pilote (Jerome Autajon) faisant la saison de course de côte n’avait pas de passager pour 2016. Du coup, première demande de ma carrière et j’ai accepté. On a finit 3ème du Championnat de France de course de côte.

Par la suite j’ai rencontré (en fréquentant les circuits, endurance moto,..etc) un passager (Kevin Rousseau), Champion de France Sidecar Superbike. Il est devenu mon petit ami pendant 5ans. Il roulait avec Sébastien Delannoy, multiple Champion de France de side-car. A l’époque,en 2017, Kevin participait au Championnat de France et au Mondial mais avec un autre pilote. Suite à un clash de dates j’ai dû le remplacer sur une course de championnat de France à Pau Arnos.

Ensuite, malheureusement, lors de la première course de Championnat de France à Nogaro, Sébastien et Kevin se sont crashés et Kevin s’est cassé le poignet. J’ai donc dû sauter dans le panier plutot que prévu. Ce même weekend j’ai remporté mes deux premières courses avec Sébastien.

Et ainsi de suite, en remportant des courses, des pilotes te demandent pour être leur passagère et tu évolues.

Emmanuelle Clément et Tod Ellis
📸 : Gary French

En 2021, je devais rouler avec Bennie Streuer (Champion du Monde 2015), nos premiers essais se sont très bien déroulés mais lors d’un test en Allemagne nous nous sommes crashés à environ 200km/h en ligne droite, une pièce à cassée à l’avant et avons pris le mur de coté. Moi je me suis éjectée du sidecar en faisant pleins de roulés boulés et sans blessures, malheureusement mon pilote, lui, c’était cassé deux vertèbres. Du coup le début de saison pour nous allait être bien repoussé. Le Mondial attaque toujours au Mans en même temps que les 24h motos. Mais en 2021 en raison du Covid, ils avaient repoussé l’évènement au mois de juin; toujours pas bon pour nous puisque Bennie ne serait pas rétablis avant Juillet.

Suite à la situation sanitaire, pour être en règle, les anglais devaient venir une semaine avant la course du Mans aux alentours du circuit afin de s’isoler. C’était la première saison de Todd Ellis. Todd est anglais et a 28 ans. Il a commencé le sidecar en 2017 et est très vite devenu Champion d’Angleterre, un pure talent. On s’est connu en 2020 sur une course en Allemagne, il avait un autre passager (Charlie Richardson) à l’époque et moi je roulais avec un autre pilote (Pekka Paivarinta, finlandais, 5 fois champion du Monde)en Championnat du Monde. Il tenait absolument à être Au Mans pour la première course de la saison. Il ne voulait certainement pas rater ça. Malheureusement, son passager ne pouvait pas venir aussi tôt au Mans et donc ne pouvait participer pas à la course. Comme j’étais disponible et que je vivais au Mans à l’époque avec Kevin, Todd m’a demandé en urgence si je voulais rouler avec lui. J’étais pas chaude chaude car je ne le connaissais pas trop et j’avais jamais roulé avec lui, mais un autre pilote m’a poussé à accepter.

Arrivés au circuit, nous avions des essais privés le mercredi et Todd voulait d’entrée de jeu parcourir la distance de la course pour savoir si cela allait aller. Revenus de la séance,…. j’avais le sourire jusqu’aux oreilles et j’avais envie d’une seule chose… y retourner.

📸 : Gary French

Après toutes ces années, j’avais enfin trouvé MON PILOTE.

En plus de cela, le weekend a été plus que parfait puisque nous décrochons nos deux premiers podiums de mondial en finissant troisièmes et seconds. A la fin du weekend, Todd vient me voir et me demande “ Tu fais quoi en 2022, as tu un contrat avec quelqu’un, ou tu serais prête à faire la saison avec moi” et là, ni une ni deux, je lui dis que je veux absolument faire la saison 2022 avec lui et le pacte est signé par une poignée de mains….mais la question suivante était, est ce que son passager va pouvoir faire le reste de la saison 2021 et moi est ce que je vais vouloir continuer avec Bennie?

Course suivante en Hongrie, j’étais présente pour aider Kevin et son pilote, mais je n’attendais qu’une chose c’était de pouvoir rouler. Après les essais libres, le passager de Todd n’était pas en capacité de faire la distance de la course, du coup Todd est venu me demander si je voulais finir le weekend avec et lui mais également la saison 2021.., ce fut un grand OUI !!! Bennie a pu retrouver un passager pour faire la saison et Todd et moi avons fini 2021 en Vice Champions du Monde…. TOP Voila notre belle rencontre….La vie est tellement belle et pleine de surprises, une saison mal commencée pour moi mais pour mieux se finir.

Emmanuelle Clément

Lorsque nous avons commencé ensenble avec Todd en 2021, on s’etait dit: cette année on apprend et l’année prochaine on gagne. Tout au long de 2021 nous avons appris de nos concurrents, ce qui nous manquait pour réussir et nous avons donc travaillé tous les wekends d’hiver et également en semaine pour ameliorer tout ça et dès les premiers tests en mars en 2022, nous nous sentions confortable sur le sidecar.

Puis dès que la saison 2022 a commencé, ce fut un travail sans relâche car l’on va de course en course, il faut preparer la machine pour être sûr de la fiabilité, tout vérifier,… plus tout ce qui va avec, l’organisation des trajets àtravers l’europe, conduire le fourgon, faire la mécanique ensemble, au final on est presque 24h sur 24 ensemble donc il faut bien s’entendre. Après tellement d’efforts et de travail, la dernière course de l’année est la plus stressante car on devient paranoiaque et on vérifie tout de A a Z…. tout se passe bien comme tout long de l’année et le Titre de Champion du Monde 2022 est à nous!!

Emmanuelle Clément et Tod Ellis Champions du Monde Side Car 2022

Un titre, C’est un travail constant, pas de vacances, tous nos weekends sont dédiés au sidecar, je m’entraine physiquement presque tous les jours pour rester en forme sur le sidecar; et après l’obtention du titre, nous avons juste pris une semaine tranquile et c’est reparti à fond dans la preparation 2023. Le sidecar est en pièces, on essaye de l’optimiser encore plus car il y a encore beaucoup à faire, puis la recherche de sponsors, l’organisation de remerciements… etc ça n’en finit jamais mais c’est ce que l’on aime aussi. C’est plus qu’une Passion.

Fille Au Guidon :  » N’as-tu jamais eu envie de devenir pilote de side-car? »

Emmanuelle Clément : « J’ai essayé de piloter une fois mais juste sur une journée roulage. C’était assez drôle, spécial mais très intéressant, du fait que le sélecteur est à droite et que tu n’as qu’une pédale de frein àgauche pour contrôler les trois roues. Et le gabarit aussi, pas évident à savoir où il faut mettre tes roues… J’aimerais essayer de piloter à nouveau mais j’adore être passagère, la prise de risque et le fait de bouger et faire bouger le sidecar.

Mon pilote, c’est lui qui contrôle. Il dirige le sidecar, prend les trajectoires, ouvre les gaz et freines quand il veut. Pour lui c’est presque comme s’il conduisait une moto mais à genoux.

Moi mon rôle c’est de faire tourner le sidecar à grande vitesse, répartir mon poids de façon à mettre du grip, mettre le centre de gravité le plus bas possible pour plus d’adhérence mais également de bouger au bon moment pour faire tourner de façon la plus efficace possible le sidecar.

L’importance du duo est que l’on ne peut pas se parler quand on est sur le sidecar. Donc moi il faut que je sois dans sa tête, anticiper en pensant à ce que lui pourrait penser au moment de doubler ou d’autres actions et lui il faut qu’il gère sa course en m’oubliant, c’est la meilleure façon pour un pilote d’être à 100% concentré dans la course. Un bon passager ne doit pas se faire sentir.

C’est beaucoup de confiance mais aussi d’échanges en dehors de la piste. Quand on fait de la mécanique, on est également à 100% et on communique beaucoup sur ce que l’on pourrait ameliorer. »

Fille Au Guidon : « Imagines-tu rouler maintenant avec quelqu’un d autre ? »

Emmanuelle Clément :  » Au jour d’aujourd’hui, Todd et moi sommes ensemble sur le sidecar mais également dans la vie privée. Tout fonctionne parfaitement et notre duo est solide. Je ne me vois absolument pas rouler avec quelqu’un d’autre, j’adore son pilotage, c’est un pur talent, et toute notre cohésion, ce que l’on a construit ensemble, notre histoire…je veux que l’on continue de l’écrire ensemble. C’est MON PILOTE 🙂


Fille Au Guidon : Et si ce pilote était une femme ? »

Emmanuelle Clément :  » Pourquoi pas, tant que l’on a pas essayé on ne peut pas savoir. Il est très rare de trouver des femmes pilotes, l’une des meilleures pour moi est Estelle Leblond, elle a fait le Tourist Trophy plusieurs fois et finit dans le top 15 facile.

Il serait top d’avoir plus de femmes pilotes, dans le side-car. Ça a toujours éte un sport d’hommes et pas des plus jeunes, il faut être une battante. Personne ne fait de cadeaux donc pour piloter un sidecar et aller au contact il en faut dans la culotte. J’ai appris beaucoup dans ce sport au cours des années, pour se faire sa place il faut être très respectueux mais également prouver qu’une femme peut également le faire.

Les pilotes sont agressifs sur la piste et prêts à ne rien lacher. Homme ou femme, il faut se battre jusqu’au bout, la argne, la rage de battre les autres pilotes et montrer qui est le meilleur. »

Fille Au Guidon : « Quels conseils donnerais-tu aux filles qui veulent découvrir cette discipline ? »

Emmanuelle Clément :  » Pour découvrir le sidecar, l’idéal c’est d’être plongé dedans (amis, famille,..) sinon, il faut se rendre sur les journées roulages sidecar. Il y en a très peu mais c’est là que vous allez découvrir le mieux et rencontrer des personnes qui vont pouvoir vous aider. Ou encore aller voir carrément des compétitions en France pour se rendre compte du déroulement d’une vaie course. Il n’y a pas d’école de sidecar, c’est beaucoup de bouche à oreille ou de rencontres qui font les occasions. Il ne faut donc pas hésiter à contacter les personnes si c’est quelque chose que vous voulez vraiment essayer. »

Fille Au Guidon : « Quels sont vos projets pour 2023 ? »

Emmanuelle Clément :  » 2023.. on y est déjà, on faisait partis du Team Santander Salt mené par Roger Body (Team anglais) qui était également le promoteur du Championnat du Monde, malheureusement il a decidé de se retirer du Championnat et également de cloturer le team. Nos projets sont donc de refaire le Mondial et défendre notre titre face à la rude concurrence, de faire quelques courses en Angleterre et aussi sur route tel qu’Imatra en Finlande. Il nous faut donc pour cela trouver le budget, donc les sponsors et continuer notre travail sans relâche pour pouvoir monter notre propre structure. »

Un grand merci à toi Emmanuelle pour cet interview. Nous vous souhaitons à tous les deux de trouver bien vite vos sponsors 2023 et un max de bonheur sur la piste et le reste 😉✌️💋

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Margaux Wanham : retour en Championnat pour 2023

On l’a vu briller tant en vitesse qu’en endurance ses dernières années, après une année de transition qui lui a permis d’appréhender tant sa nouvelle moto que sa nouvelle vie, Margaux Wanham #52 se prépare pour un retour en Coupe de France en 2023.

Fille Au Guidon : « Bonjour Margaux, 2022 aura été une année charnière dans ta vie de pilote et de femme, tu nous racontes ? « 

Margaux Wanham : « Cette année était une reprise en compétition après quelques années d’arrêt suite à l’arrivée de mon petit garçon. J’avais pu reprendre les entraînements l’année passée afin de me remettre en selle et découvrir ma Yamaha R1. L’objectif cette saison était de reprendre du rythme, et de me faire plaisir car il faut dire que cette adrénaline m’avait sacrément manqué !

Margaux Wanham – Anneau du Rhin – 📸 Wj-22

Je n’ai pas pu faire un championnat complet car pour des raisons familiales, je ne pouvais pas m’absenter durant autant de temps et partir aussi loin. J’ai du coup choisi de mixer deux championnats afin d’effectuer des courses sur des circuits proches de la maison. Ainsi, j’ai effectué 2 courses en Ultimate Cup en catégorie Hypersport (Magny-Cours et l’Anneau-du-Rhin), 3 courses en Promosport 1000 (Magny-Cours, l’Anneau-du-Rhin et Carole), ainsi que les 24h du Mans en Mondial d’Endurance. J’ai souvent terminé dans le top 15 ou top 10 dans toutes ces courses de vitesse, en étant la seule pilote féminine. De plus, j’ai réalisé des chronos très satisfaisants. J’ai beaucoup appris de ma Yamaha cette année, et j’en suis très contente.

Margaux Wanham – Maman Pilote

J’ai aussi découvert cette année la vie de circuit en tant que maman, avec un petit bonhomme à s’occuper. Déjà que les week-ends sont en général très chargé, je peux vous dire que ce n’est pas de tout repos… Heureusement que les mamies ont été présentes pour nous donner un petit coup de main ! Mais le fait de pouvoir partager cette passion en famille est juste génial.

Margaux Wanham – Formatrice moto Riding Sensation

Par ailleurs, j’ai aussi pu valider ma formation pour devenir instructrice moto sur circuit. J’ai pu travailler cette année aux côtés de Riding-Sensation et CL Racing, organisateurs de journées de roulage. Un travail très enrichissant que j’apprécie énormément.

Fille Au Guidon : « Que nous prépares-tu pour 2023 ? »

Margaux Wanham : « Pour 2023, je repars avec ma Yamaha R1 pour un championnat complet, je pense en Promosport 1000. Je mets de côté le Mondial d’Endurance. Après 7 courses de 24h (4 x 24h du Mans et 3 x Bol d’Or) que j’ai eu la chance de toutes terminées, je n’ai plus la même motivation à payer (souvent très cher) pour pouvoir participer. Car oui, c’est souvent en fonction du budget que les pilotes sont choisis, et cela devient décevant. Mais je n’ai aucun regret et reste tout de même ouverte et à l’écoute de nouvelles opportunités. Et je porterai avec grand plaisir à nouveau les couleurs de Fille Au Guidon pour ma nouvelle saison !! »

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Audrey Messager : « Osez, n’ayez pas peur de vouloir vous lancer en moto sur circuit »

Audrey Messager fait partie de la team pilotes Fille Au Guidon depuis 2021. Elle a passé beaucoup de temps sur les circuits enfant en suivant son père et puis, l’année dernière, elle s’est lancée. Elle vous fait partager sa première expérience en compétition et ses projets pour 2022

Fille Au Guidon : « Bonjour Audrey, ta saison 2021 fut ta première année en compétition moto. Peux tu nous raconter comment tu as vécu cette première saison ? »

Audrey Messager : « 2021 fût une année de découverte en Coupe de France Promosport 500 Cup puisque c’était ma première année de compétition. J’ai pu découvrir et surtout, énormément apprendre ! En effet, je connais les paddocks, les circuits et la vie qui s’y déroule depuis que je suis petite mais d’y rouler, d’y participer en tant que pilote est autre chose 😝. J’ai eu la chance de pouvoir faire 3 courses sur 8 au championnat où sincèrement, je commençais mal (et oui 😲) puisque je chute en course 1 à Nogaro. L’objectif en course 2 était donc clair : terminer la course, je termine donc P14. Ensuite, je découvre la compétition sous la pluie où je me sens très à l’aise (peut-être mon point fort ? 😝) puisque je termine P10 en course 1 au Mans puis je termine en course 2 P18 sur le sec sur 25 concurrents aux 2 courses. Direction Magny-cours, circuit que je ne connaissais pas du tout, les débuts sont compliqué puisque je termine 26ème sur 32 sur le sec puis de nouveau sous la pluie en course 2 où je termine 12ème sur 32. Mon style de pilotage se précise petit à petit sous la pluie et je m’y sens de plus en plus à l’aise. Désormais place à 2022 ! »

Audrey Messager : Coupe Promosport 2021

Fille Au Guidon : « Quels sont tes projets pour 2022 du coup ? »

Audrey Messager : « Pour 2022, je repars en Coupe de France Promosport 500 Cup. Qui dit 2ème année dit plus de courses et donc de meilleurs objectifs ! En effet, je participerai à 5 courses minimum (peut-être une 6ème) sur 8 manches proposées. Mon objectif est de faire un top 15 à chaque course sur le sec et un top 10 sur le mouillé. Il est fort probable également que je participe à l’endurance de 6h au Vigeant en fin d’année avec mon frère, tous les 2 sur des 500 CB.

Fille Au Guidon : « Joli programme en effet pour une deuxième saison 😁 Comment t’y prépares-tu ? »

Audrey Messager : « J’ai commencé début décembre par me faire opérer pour la 2ème fois du genou (ligaments croisés puis cette année ménisectomie), je suis donc à fond dans ma rééducation avec kinésithérapie tous les jours, renforment musculaire, piscine puis depuis quelques jours VTT. A ce jour, seuls ces sports me sont autorisé. Début février, je devrais pouvoir reprendre la course à pied. Je vais également être suivi par un coach mental, cela devrait également commencer début février. Autrement, dès début mars, j’attaque les entraînements sur la piste, notamment au Mans puisque j’y habite à 1h. 😝 »

Fille Au Guidon : « Nous te soutenons depuis l’année dernière. Comment vis-tu ce partenariat avec Fille Au Guidon ? »

Audrey Messager : « J’ai eu la chance d’avoir une réponse positive de Sandrine Denoual pour le renouvellement de mon partenariat avec la marque Fille Au Guidon. Ce sera donc la 2ème année consécutive en 2022 que je fais partie de la Team FAG et j’en suis sincèrement très ravie. Les autocollants sont déjà posés sur la moto 😝 En plus de pouvoir faire partie de cette Team FAG, Sandrine est d’une gentillesse remarquable et bien évidemment….. (suspens) j’adore tous les vêtements 😝 Je mets très souvent mon sweat FAG 😝 Ma copine me le pique même très (trop 😊) souvent. 😝

Fille Au Guidon : « Merci à toi pour ce retour ☺️ Quel message aimerais-tu passer aux FAG (Filles Au Guidon) »

Audrey Messager : « Dans un premier temps, j’ai un mot : MERCI ❤ Merci pour tous vos achats, qui permettent de promouvoir partout en France la marque Fille Au Guidon et donc de pouvoir ensuite nous soutenir.

Ensuite, j’ai un second mot : OSEZ !

Osez, n’ayez pas peur de vouloir vous lancer sur circuit. Cela coûte quoi d’essayer ? juste d’avoir une moto, un casque, un blouson, un pantalon, des gants et de bonnes chaussures (tout cela quand même 😝) Vous pourrez même rajouter le sticker FAG sur votre garde-boue ! Sincèrement, foncez, n’ayez pas peur de ce monde encore très masculin mais qui grâce à vous, se féminise de plus en plus ❤ Ce serait avec plaisir si vous voulez un coup de main pour débuter ou si vous avez n’importe quelle question qui vous trotte dans la tête 😝. Je peux même vous prêter une paire de gants ou encore un casque, ou même une combinaison (oui oui 😝). Alors : MERCI A VOUS & FONCEZ 😝 »

Un grand merci à Audrey pour cet interview et à vous toutes et tous qui nous soutenez.

La collection 2022 Fille Au Guidon arrivera bientôt chez nos revendeurs. L’occasion de vous faire et de leur faire plaisir ✌️🏍❤️

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Amandine Creusot : « en 2022, je vais me faire violence.»

Amandine Creusot est la dernière pilote moto Française à avoir intégré le team pilote Fille Au Guidon cette saison. Engagée en Championnat de France d’endurance aux côtés de son compagnon, elle a décroché le titre en catégorie « à la Française ». Elle roule aussi en Championnat du Monde dans le Team 202 de la Police Nationale. Pour vous elle revient sur sa saison 2021 et vous dévoile son programme pour 2022. accrochez-vous ça va décoiffer 😜

Crédits Photo : Amandine Creusot

Fille Au Guidon : « Bonjour Amandine, la saison moto 2021 vient de s’achever, peux-tu nous raconter comment tu l’as vécu ? »

Amandine Creusot : « Cette saison a été pour moi très riche en émotions. Ca a été de loin la saison la plus difficile que j’ai faite car beaucoup de pression pour aller chercher la victoire à la fin du championnat. J’étais engagée en championnat de France d’endurance dans un équipage a la française (une seule moto) au côté de Gabin Bruyat qui est également mon conjoint dans la vie de tous les jours.
Beaucoup de problèmes mécaniques qu’il a fallu géré sur place et se dépatouiller avec pas grande chose, des heures de mécaniques pendant les week ends de course …
Notre équipe de mécaniciens bénévoles en a bavé: Sur le papier ils étaient là pour faire des pressions de pneus, changer des roues, et mettre de l’essence … mais rien ne s’est passé comme on l’avait prévu et à chaque course on a du faire face a des galères.
Malgré tout, on a tenu le cap, et malgré les déboires nous avons toujours réussi a sauver de précieux points et même … monter sur le podium de notre catégorie.
Toute l’année nous avons été en tête du championnat dans notre catégorie, et nous avions même une belle 3ème place au scratch à mi saison.
A la dernière course, nous étions 3ème du classement général à 2h de la fin … et le titre nous tendait les bras. Enfin une course qui se passait « comme sur des roulettes » !!
Mais visiblement c’était trop beau pour durer, et une série de 3 pannes mécaniques s’est enchainée pour nous faire dégringoler à la 35ème place.
A ce moment, sur le papier tout est perdu et le titre s’envole, sauf qu’en endurance rien n’est joué jusqu’au passage du damier, et il peut aussi arriver des galères à nos concurrents … ce qui est arrivé, et nous récupérons le titre à 30 secondes de la fin !!! Une course incroyable ou l’ensemble de l’équipe s’est battue jusqu’au bout. Nos apprentis mécaniciens ont eu le privilège pendant cette saison d’apprendre des tas de chose : changement de poly, échappement, faisceaux électrique, dépose moteur, capteurs en tout genre, étriers … bref il sont maintenant rodés 🙂

En championnat du monde d’endurance, les 24 heures du mans se sont très bien passés avec une belle météo et un beau résultat à l’issue des 24 heures de course. Le bol d’or a été compliqué mais ca a commencé dès les essais pré bol avec une chute et une panne électronique. J’ai manqué de roulage sur ces deux jours d’essais et malheureusement les galères ont continué la semaine du bol d’or ce qui nous a fait perdre une journée d’essai … et ca m’a porté préjudice moi qui suit une vrai diesel.
Gros coup au moral quand je vois le damier et que je sais pertinemment qu’il me manque 1 sec pour être qualif. Grosse remise en question également, ce qui me fait changer mes objectifs de la saison 2022. »

Crédits Photo : Amandine Creusot

Fille Au Guidon : « Que nous prépares-tu pour 2022 ? »

Amandine Creusot : « Et bien … je continue en championnat du monde d’endurance au côté du team 202.
Par contre en national je décide de me faire violence, et je repars en vitesse afin de retrouver du rythme plus rapidement. 10 ans que je n’ai pas fait de vitesse car je n’affectionne pas forcènement les courses courtes et surtout … je suis mauvaise dans cette discipline.
Mais c’est un beau challenge pour me permettre d’être plus compétitive en mondial d’endurance. Du coup : ce sera du FSBK en 1000 et de l’hypersport en ultimate cup. »

Fille Au Guidon : « Comment t’y prépares-tu pendant l’inter saison ? »

Amandine Creusot : « ski de fond, snowboard, CrossFit, moto trial, vélo … le cocktail idéal pour être au top au mois de février pour les premiers essais en Espagne. »

Crédits Photo : Amandine Creusot

Fille Au Guidon : « Fille Au Guidon te soutient depuis ce début d’année, comment vis-tu ce partenariat ? »

Amandine Creusot : « Je suis ravie de rouler sous les couleurs de Fille Au Guidon et j’espère motiver les petites nenettes à faire de la compétition. »

Fille Au Guidon : « Quel message souhaiterais-tu passer à toutes les femmes qui portent nos vêtements et qui participent ainsi à soutenir les pilotes moto Françaises ? »

Amandine Creusot : « UN ENORME MERCI A VOUS LES FILLES, DE NOUS SOUTENIR ET DE NOUS AIDER A PRATIQUER LA MOTO EN COMPETITION A « HAUT NIVEAU » »

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Margaux Wanham 2022 : retour à la compétition

Depuis 2013, Margaux Wanham écume les circuits. Championne de France Women’s Cup en 2018, pilote d’endurance aux multiples participations au Bol d’or et 24 heures du Mans, elle roule vite et fort. Après une année de transition, elle retourne à la compétition. Interview exclusive pour Fille Au Guidon

Fille Au Guidon : « Bonjour Margaux, l’année 2021 aura été une année de transition pour toi, peux tu nous raconter ce que tu as fait ces derniers mois ? »

Margaux Wanham : « Bonjour Sandrine, ces derniers mois ont été assez rock’n’roll pour moi ! Que de changements…
J’ai repris les entraînements moto sur piste en juillet après 1 an d’arrêt, je devais me remettre dans le rythme et surtout m’adapter à ma nouvelle moto. J’ai pu faire de belles journées de roulage et les chronos sont vite revenus, j’ai maintenant hâte de reprendre la compétition pour continuer l’apprentissage de cette nouvelle YAMAHA R1 avec cette adrénaline qui me manque tant !
Au niveau professionnel, je suis actuellement en reconversion. Comme je vous l’avais déjà annoncé, j’ai démissionné de mon job d’infirmière et je suis actuellement en formation depuis début novembre pour obtenir mon CQP INITIATEUR MOTO. Celui-ci me permettra de pouvoir coacher les pilotes amateurs sur circuit. Nous avons également déménagé de Haute-Savoie pour retrouver mon département d’origine en Haute-Marne. Parallèlement à tout ça, je m’occupe aussi de mon petit Robin qui a bientôt 8 mois 😉 »

Fille Au Guidon : « Quel programme as-tu prévu pour la saison 2022 ? »

Margaux Wanham : « Comme prévu, je reprends la compétition 🙂 Je ferai quelques courses en 1000 Promosport et aussi en Ultimate Cup. J’espère aussi repartir en Mondial d’Endurance, en tout cas pour les 24h du Mans.
Par ailleurs, je travaillerais aussi pour différents organisateurs de journées de roulage afin de coacher les pilotes sur piste dès le mois d’avril. Vous en saurez plus très prochainement 😉 »

Fille Au Guidon : « Comment t’y prépares-tu pendant l’inter saison ? »

Margaux Wanham : « Je vais me préparer physiquement de manière plus intense durant la période hivernale afin d’être au top pour la reprise. Je ferais aussi un peu de moto-cross. Puis, durant ma formation, nous nous exerçons aussi avec des engins à moteurs (cross, trial, quad et vitesse).
Je suis également en recherche de sponsors financiers afin de me soutenir dans mes projets sportifs. »

Fille Au Guidon : « Fille Au Guidon te soutient depuis bientôt 2 ans, comment vies-tu ce partenariat ? »

Margaux Wanham : « J’apprécie faire partie de cette communauté qui regroupe les féminines dans cette même passion de la moto, et ce, peu importe la manière dont elle est pratiquée. Je remercie Fille au Guidon pour sa confiance et son fidèle soutien. Les femmes sont de plus en plus nombreuses à franchir le cap de passer le permis ou à lancer en piste, la pratique de la moto au féminin évolue. Nous observons de plus en plus en plus de femmes sur les routes ou sur les paddocks motos, les femmes osent et ont leur mot à dire. »

Fille Au Guidon : « Quels messages souhaiterais-tu passer à toutes les femmes qui portent nos vêtements et qui participent ainsi à soutenir les pilotes moto Françaises ? »

Margaux Wanham : « Je vous remercie car c’est grâce à vous toutes, que nous pouvons être soutenue par la marque Fille Au Guidon pour pratiquer notre sport en compétition, une discipline très onéreuse qui ne serait pas réalisable sans l’aide de partenaires et sponsors. Puis, Fille au Guidon aide les talents de demain, les jeunes espoirs de la moto française comme Justine Pedemonte ou Lucie Boudesseul qui je pense iront loin 😉 »

Fille Au Guidon : « un grand merci Margaux pour cette interview et ce témoignage. Soutenir les femmes pilotes moto Françaises fait partie de l’ADN de la marque depuis sa création en 2019. C’est en étant confrontée d’un côté au manque de vêtements et d accessoires dédiées aux femmes en deux-roues et de l’autre aux difficultés des pilotes moto femmes de trouver des sponsors que m’est venue l’idée de faire d’une pierre deux coups : proposer aux motardes des articles développés spécifiquement pour elles et, grâce aux ventes, soutenir les pilotes professionnelles. Depuis 2019, comme toutes les entreprises, nous avons été confrontées à de multiples difficultés mais on n’a pas lâché. Aujourd’hui la communauté Fille Au Guidon c est 8000 motardes qui développent et animent la marque via le groupe FaceBook FilleS Au Guidon, 40 qui organisent des événements partout en France, 10 qui animent les réseaux et organisent expéditions et livraisons, 22 boutiques spécialisées qui distribuent nos articles aux 4 coins de l’hexagone, 3 commerciaux qui les visitent et 7 pilotes moto Françaises qui bénéficient de notre soutien. On a encore beaucoup de chemin à parcourir pour être présentes partout où des femmes roulent en deux-roues et soutenir encore plus de pilotes. L’aventure Fille Au Guidon ne fait que commencer 😁»

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Sonia Barbot : et c’est reparti pour les Rallyes

Les fans de rallyes routiers la connaissent bien. Sonia Barbot, c’est un grand sourire, une ténacité à toute épreuve et des km de pistes ou de chemins au guidon de ses Yam. Ce week-end elle se frottait au Hard Defi, un trail extrême en haute Dordogne et Limousin, une remise en jambe avant la reprise de la saison rallye routier – interview rien que vous

Fille Au Guidon : « Bonjour Sonia, après un an de covid, tu reprends enfin le guidon avec le Hard Défi Tour, peux tu nous expliquer ce qu’est cette course ? »

Sonia Barbot : « Salut Sandrine, le hard défi tour est un évènement trail. Ce n’est pas une course mais un raid off road (hors piste ou tout terrain) où une trace doit être suivie (GPS ou road book papier). On y retrouvera des contrôles de passages, du ravitaillement avec pause repas et essence. En deux jours on doit faire plus de 600km. Le but étant de rallier l’arrivée avant 20h au dernier cp (contrôle de passage) si on veut faire parti des « finishers ». Je prendrai le départ demain avec ma Yamaha Ténéré 700 sous le numéro 78.
L’année 2020 a été compliquée sportivement et 2021 prenant le même chemin, j’ai décidé de planifer pas mal d’événements Trail off road en plus du Cfrr.
c’est quelque chose que j’affectionne beaucoup depuis le gs trophy international en Mongolie et ne sachant pas si la compétition pourrait reprendre je ne voulais pas rester sans objectifs.
Pour ce qui est du rallye routier, la première manche arrive vite. Dans un peu plus d’une semaine je serais sur le rallye de la Sarthe. Le championnat complet a été amputé de deux courses, les 4 autres sont validées. Je serais donc au départ avec la yamaha Niken numéro 134.

FAG : « Comment t y es tu préparée ? »

SB : « Entre le confinement et mes sorties Trail je n’ai pas beaucoup roulé avec le Niken cette année à vrai dire mais j’avais déjà pas mal avancé sur des petites modifications nécessaire en 2020 avec tests de validation sur piste. Donc je sais que la machine vas bien, y’a plus qu’à remettre le pied à l’étrier.

FAG : « Quelles modifications as tu fait que ta moto ? Pourquoi cette moto ? »
La niken fait parler, elle interpelle, elle choque même quelquefois les motards avec ces 3 roues et sa « gueule » de transformer. Alors pourquoi ne pas aller la comparer aux autres motos sur du rallye routier. Pour la rendre plus compétitive je lui ait monté un amortisseur emc et tout le freinage Beringer. Un éclairage additionnel avec support maison grace à Vocenty. Des pneus qui vont bien et un encrage pour mon airbag. J’avais aussi monté une bulle haute pour la spéciale sur le circuit du Bugatti mais celle ci n’as pas pu être validée.

FAG : « Quel est ton programme 2021, 2022 et tes ambitions ? »

SB : « Faire le Championnat complet en Cfrr 2021 j’aimerais montrer que la niken est capable de rouler vite, au même titre qu’une moto classique. Je n’ ai pas d’objectifs de classement à ce jour, je verrais après la Sarthe comment je ressens les choses.
Cette annee je serais sur la Manche d’endurance des 24h00 de Barcelone avec le team scolaire FMR34, projet pédagogique mutuelle des motards de Montpellier début juillet. Nous sommes engagés à 4 pilotes sur un R1 préparé par la section compétition du lycée Pierre Mendes France.
Pour 2022 je voudrai continuer le trail mais en intégrant la competition rallye raid donc sûrement l’engagement au Hélas rallye (Grèce) en Ténéré 700. Ensuite je verrais car les budgets sont bien plus élevé qu’en rallye routier.

FAG : « Pour celles et ceux qui nous rejoignent, peux tu revenir sur tes premiers pas en rallye ?

SB : « J’ai commencé le rallye en 2013 avec mon 1000 gsxr, la discipline m’a plu et j’ai fait la saison complète l’année d’après ou j’ai gagné mon premier titre féminin et 3eme espoir. »

FAG : « Quels conseils donnerais tu à celles qui veulent se lancer ? »

SB : « Ne pas se poser trop de question car l’ambiance en rallye routier est excellente et tu trouveras toujours de l’aide sur les paddock. Pas besoin de préparation hors de prix ni de capacité de pilotage hors pair. la discipline à plus de 100 ans, tu paies, tu t’engages et tu roules.

FAG : « Un mot pour les filles au guidon? »

SB : « Si tu veux en savoir plus n’hésites pas à m’envoyer un message sur insta ou fb tu peux t’abonner aussi pour voir comment ça se passe de l’intérieur. Je me ferais un plaisir de te répondre en tout cas. Et si tu veux t’engager et tenter l’aventure il reste encore des places pour les 4 courses. Merci à Fille Au Guidon de mettre la femme à l’honneur dans un monde un peu matcho quelque fois 🙂 »

Sonia Barbot fait partie du Team Pilotes Fille Au Guidon depuis l’année dernière. Au delà du plaisir que vous aurez à porter les vêtements et accessoires que nous développons spécialement pour les motardes, en achetant Fille Au Guidon, vous participez à l’aventure des pilotes moto Françaises que nous soutenons.

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