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Sonia Barbot : le Rallye dans la peau – Interview exclusive pour Fille Au Guidon

Sonia Barbot, si vous êtes fan de Rallye Routier, vous la connaissez déjà. Depuis 2013, elle performe dans cette discipline moto qui consiste à rouler sur route tantôt en respectant le temps imparti (liaisons), tantôt en étant le, ou la 😉, plus rapide (épreuves chronométrées sur route fermée). Elle rentre de son Raid de l’année 2020, le Raid Bardenas Ténéré Spirit où elle faisait partie de l’équipe encadrante et nous a tout raconté 🤗 – Interview exclusive d’une fille qui a traversé le désert des Bardenas au guidon d’une Ténéré 700.

Sonia Barbot pilote féminine rallye routier dans le raid Bardenas Ténéré 2020
Crédits Photos : Sonia Barbot

Q : Bonjour Sonia, tu rentres du Désert des Bardenas où tu viens de participer au Raid Bardenas Ténéré Spirit 2020, peux-tu nous raconter comment cela s’est passé ?

R : Salut Les Filles !! Oui bien sur !! Allez je vous raconte vite fait. Le Raid Bardenas a été tracé et organisé par Gerard Brondy de l’association Ténéré Spirit dont je fais partie depuis peu, présidée par Jean louis Querel. Nous avions 20 pilotes ténéristes, (certains avec des motos de 35 ans d’âge) le but était de s’organiser en 2 groupes de 10 avec un ouvreur et une « moto fermeuse ». J’avais comme rôle de fermer le groupe numéro un des baroudeurs plus expérimentés. Le point de départ et de chute de ces 3 jours (600km) était l’Auberge Doshaches de Maria et son Mari. Si vous prévoyez d’aller faire du tourisme dans le coin je vous conseille vivement de réserver chez eux. En plus de bien dormir et manger local, ce sont des gens de cœur très attachants. Le Raid en en lui-même était magique et dépaysant: pistes larges et roulantes. Larges jusqu’aux petites montées caillouteuse en passant par le fesh fesh (poussière farineuse cachant souvent des ornières dures et tassées). Des paysages somptueux, un groupe homogène avec de bonnes tranches de rigolades -et de jambon de pays – bref ce serait trop long de rentrer dans les détails mais vous pouvez aller voir ma page FB, ou sur youtube. J’ai sorti les vidéos du week-end (ça va pas tarder à être aussi sur insta).

Sonia Barbot au guidon de sa Ténéré 700 yamaha
Crédits Photos : Sonia Barbot

Q : Qu’est ce qui t’as amené à y participer ?

R : Ce qui m’a donné envie d’y participer c’est déjà le lieu car j’avais vraiment envie de découvrir cette région des Bardenas et de Navarra avec ses particularités géologiques. Et partir 3 jours visiter en trail ça me plaisait bien. Avec le covid, nous aurions dû y aller bien plus tôt, pour ne pas avoir à subir la chaleur mais franchement ça a été très correct. Finalement j’ai été embringuée dans l’équipe Basque pour l’encadrement et c’est vrai que je m’y suis sentie bien. Je tiens vraiment à les remercier pour leur confiance. Et big up à mes potes qui m’ont prêté leur vito pour monter en Espagne avec la moto à l’intérieur.

Sonia Barbot fait partie de l équipe en cadrant le raid Ténéré Bardenas 2020
Crédits Photos : Sonia Barbot

Q : tu es maintenant une star des Rallyes Routiers Moto, comment t’es venue cette passion ?

R : Beaucoup connaissent l’histoire mais pour ne pas faire trop redondant, je vous dirai que la passion pour la moto ne vient pas de ma famille. Je ne sais pas d’où ça sort mais elle a toujours été là, enfuie jusqu’à ce que j’en fasse la demande pour mes 11 ans. Depuis ma petite 49,9 Malagutti ce besoin de rouler en deux-roues ne m’a jamais quitté. Les rallyes c’est assez récent ça date de 2013. En 2014 je fais tout le championnat, 2015 je gagne le titre en Top Sport avec mon 1000GEX et féminin. 2016 KTM me propose le guidon de la 690DukeR où je termine 3 eme en monocylindre et championne féminine. En 2018 je pars sur le GS Trophy en Mongolie. En 2019 j’achète un R1 en casse, le remonte et pars sur une saison de vitesse, mais le budget est trop important pour remettre ca en 2020. Je repars donc sur les Rallyes Routiers, pilote support Yamaha avec une Yamaha Niken!!!

Crédits Photos : Sonia Barbot

Q : Comment as tu percé ?

R : Percé lol? Je suis encore en train de creuser vous voulez dire lol. Il est long le tunnel pour arriver à sortir du lot, encore plus pour en vivre. Moi, si je devais résumer ma vie avec vous aujourd’hui, je dirais que, c’est avant tout des rencontres, des gens qui m’ont tendu la main…. Allez, je ne vais pas vous la faire entière ne vous inquiétez pas lol, je n’ai pas envie de prendre une pèche !! (Désolée pour mes références cinématographiques). Mais l’idée est ça. Mes directions je les prends en fonction de mes envies et des rencontres faites. Ce n’est pas de l’opportunisme mais des choix de cœur. J’aime découvrir de nouvelles choses, vous avez dû vous rendre compte avec mon parcours. Les lignes droites toutes tracées, pas pour moi 😉. Pour se lancer en compétition Rallye, je pense qu’il faut être porté par l’envie et être assez tenace. Aprés si tu te sens en difficulté physique, fais du sport. Si tu aimerais être plus à l’aise, entraine toi, mais de base tu peux te lancer simplement pour decouvrir. Il n’y a pas de qualifications, donc pas de stress a avoir. Si tu veux rentrer dans un bon classement, il n’y a pas de miracle, il faut bien se connaitre pour savoir où aller et s’en donner les moyens.

Q : Comme tout le monde, ta vie et ton programme 2020 ont été chamboulés par le COVID – Comment as tu vécu cette période ? – Quels sont tes projets pour la fin de la saison 2020 ?

R: Ce qui est bien en Rallye c’est que tu n’as pas trop besoin de t’entrainer (routes fermées c’est rare). Des balades ou des entrainements sur journées piste suffisent (pour ma part). En vitesse, pour aller « vite » il te faut bosser énormément. Ce qui implique de pouvoir se dégager du temps et un budget dantesque ! Ce que je n’ai pas. Le rallye me va bien du coup. Pendant la période de confinement j’ai plus fait des idioties dans mon jardin avec les motos, pour faire marrer la communauté plutôt qu’un réel entrainement. Bien sûr ça nous a tous affectés de ne pas pouvoir rouler, mais vu l’ampleur épidémique sanitaire et ses répercussions sur l’économie mondiale, j’ai vite relativisé. Etant indépendante la période n’as pas été simple pour ma petite boite de graphisme. Bref, c’est la vie. Nous avons le Rallyes des Charentes en Octobre, ou tout se décidera, la Niken est en cours de préparation. Pour le reste je me prévois des évènements trail en off road avec ma ténéré 700 car c’est quelque chose qui me plait beaucoup.

Crédits Photos : Sonia Barbot

Q : Quel est ton programme pour 2021 ?

R : 2021 sera le prolongement de 2020 qui a été saboté par cette saleté virale. Donc normalement je devrais repartir en Championnat de France des Rallyes Routiers avec la Yamaha et la Niken, mais ce ne sera validé qu’après le rallyes des Charentes.

Q : Tu es un modèle pour pas mal d’entre nous, qu’aimerais tu dire aux Filles Au Guidon qui n’osent pas se lancer ?

R : Ce que je peux leur dire c’est que nos aïeules ont bossé dur pour que la Femme soit « libre », pour qu’elle ait les mêmes droits que les Hommes, alors il n’y a pas besoin de devoir’ « oser » car c’est déjà bien dommage de se retenir de faire les choses. Deux bras, deux jambes, une moto, c’est amplement suffisant. Et je vais leur dire la même chose que je conseille aux hommes qui veulent tenter l’expérience c’est de faire un stage rallye. Pour moins de 50€ t’as des cours théoriques et un exercice en situation l’après-midi. Ca te permet d’aborder ta première compétition plus sereinement et de dédramatiser, c’est très simple dans les faits. Il faut être bien conseillé mais une fois le pas sauté c’est que du bonheur !! N’hésitez pas a me poser des questions j’y répondrai avec plaisir.

Sonia Barbot est un super pilote de Rallye et une super nana, simple, sympa … vous pouvez suivre ses aventures sur ses pages FB et Insta et aussi sur sa chaîne YouTube: @soniabarbot2134. Son prochain rallye : le Rallye de Charente en octobre.

Petit aperçu du Raid Bardenas Ténéré Spirit 2020 en cliquant sur l’image ci-dessous 🤩

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Fabio Quartararo : El Diablo remporte le GP d’Espagne ce week-end

Il est Français, il n’a que 21 ans. Dans les paddocks et sur la piste, on l’admire pour son talent et son humilité. Dimanche, à Jerez, Fabio Quartararo, a remporté son premier GP et nous, les motardes et motards de France, on est toutes et tous trop fier(e)s de lui 🤗

Fabio Quartararo, c’est LE pilote moto Français qu’on rêve de voir Champion du Monde. Un sourire à décrocher la lune, un talent fou, un travailleur acharné qui garde la tête froide, un mec sympa qui ne se la joue pas … un ovnis tant sur la piste que dans les paddocks.

Fabio Quartararo a 21 ans mais cela fait déjà 5 ans qu’il courre en Championnat du Monde. Né à Nice le 20 avril 1999, il roule depuis son plus jeune âge. La moto, c’est toute sa vie. Ses premières passes d’armes, il les fait dans le Championnat CEVMoto 3 Espagnol qu’il remporte en 2013. Précoce et prodigieux, après un nouveau titre en 2014, le petit pilote Français obtient une dérogation pour courir en Championnat du Monde en 2015.

A 16 ans, Fabio Quartararo attaque le Championnat du Monde Moto 3. Lors des essais officiels, il explose les chronos. El Diablo s’offre son premier podium une semaine avant son anniversaire à Indianapolis pour le Grand Prix de États Unis. À Jerez, pour sa quatrième course, il fera là pôle et finira quatrième.

Tout le monde voit en lui un pilote exceptionnel, un génie précoce mais le Frenchy n’arrive pas à concrétiser sur la saison 2016. En 2017, il attaque la Moto 2 sans parvenir à finir mieux que 6ieme. En 2018, Fabio Quartararo revient enfin sur les podiums. Le 17 juin à Barcelone, il remporte le Grand Prix Moto 2 de Catalogne. Il termine second en juin sur le circuit d’Assen et premier, mais déclassé, au Japon à cause d’une mauvaise pression de pneu.

La porte de la catégorie Reine s’ouvre enfin l’année dernière avec le Team SRT Yamaha 🥳🥳🥳.

Début mai 2019, Fabio Quartararo réalise sa première pôle position pour le Grand Prix d’Espagne à Jerez (décidément il l’aime bien ce circuit 😜). Il ne finit pas cette course suite à des problèmes mécaniques au 13 ieme tour. Le 19 mai, sur le circuit Bugatti, pour le Grand Prix de France, il se classe 8ieme mais en signant le tour le plus rapide.

Le 16 Juin, Fabio réitère la pôle lors du Grand prix de Catalogne et concrétise en course en montant sur la seconde marche du podium. C’est son premier podium en Moto GP !

Le 29 juin, à Assen, il refait la pôle position et obtient la 3 ieme marche du podium avec, en prime, le record de vitesse de la piste, exploit qu il réitère lors du Grand Prix de Thaïlande à Buriram le 6 octobre qu’il finira second dernière Marc Marquez.

Fabio Quartararo finit la saison 2019 avec 192 points, en 5 ieme place du Championnat et est sacré « Rookie of the year ». 👏👏👏

En janvier, nous apprenions qu’il succéderait à Valentino Rossi dans le team officiel Yamaha pour la saison 2021. Yamaha lui confie même une moto identique à celle du team officiel.

Il nous aura fallu attendre le 18 juillet pour voir Fabio signer la Pole du premier Grand Prix de la saison 2020. On espérait tous que le lendemain serait brillant mais on gardait la tête froide. comme lui. Fabio Quartararo a finit premier hier. Premier pilote Français à remporter un Grand Prix depuis 1999. Drôle de hasard …

Merci Fabio !! Merci pour ton travail et ton talent, merci pour l’exemple que tu donnes, un vrai beau champion ❤️

Son résumé de course au micro de Canal + :

« Je n’arrive pas à réaliser que j’ai gagné mon premier Grand Prix. Ça avait très mal commencé, j’ai pris un mauvais départ, fait un mauvais premier tour. J’étais derrière les Ducati (de Miller et Bagnaia) et on sait que c’est très difficile de les dépasser. Je suis super content d’avoir pu faire une grosse remontée, puis faire le trou sur Maverick et Jack. Vraiment, je n’arrive pas encore à réaliser.

« Quand j’ai vu que Marc et Maverick partaient un peu, et qu’on savait qu’ils avaient un meilleur rythme que moi, je me suis dis : ‘Mmh, on a des difficultés mais je vais donner mon maximum.’ Je savais qu’on avait un bon rythme, j’ai vu Maverick un peu en difficulté, il a fait quelques petites erreurs donc j’ai décidé de prendre la tête et faire le maximum. Je n’ai pas tout donné et je faisais un trou sur Miller et Maverick, là je me suis dis ‘Bon, j’ai le rythme pour mener.’ La piste n’était pas vraiment bonne mais par rapport aux autres j’ai réussi à avoir un bon rythme, et voilà. »

« le dernier tour a été le plus stressant de ma vie, mais je l’ai pris comme un amusement. Le dernier tour je l’ai pensé secteur par secteur. J’ai passé beaucoup de temps (pendant le confinement) à m’entraîner sur une machine de course à pied devant un frigo, donc être vraiment concentré n’a pas été difficile, mais voilà. Le dernier tour c’était secteur par secteur, et dans le dernier secteur j’allais tout doucement pour être bien précis. C’est incroyable d’avoir eu la victoire. C’est pour mes parents, mon frère, mon fraté, toute la famille qui croit en moi et mon manager. »

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Déconfinement : Margaux Wanham, Back on Track

Hier c’était notre première journée de semi liberté après deux mois de confinement. Pas de bol, elle a coïncidé avec une énorme tempête qui a mis à mal plusieurs régions de France. Du coup, comme on n’est pas sorti, on en a profité pour prendre des nouvelles d’une autre pilote moto féminine que nous admirons et soutenons : Margaux Wanham – Interview rien que pour vous 🤗

Bonjour Margaux, ça y est, on voit enfin le bout du tunnel même si la pluie prend le relais aujourd’hui. Avec ton métier, on image bien que ces deux derniers mois n’ont pas rimé avec netflix et canapé, peux tu nous raconter ?

« Bonjour Fille Au Guidon ! Etant infirmière, je n’ai effectivement pas manqué de travail même si je ne travaille pas en service de réanimation ou unité spéciale COVID, donc même si l’organisation de mon service est bien différente qu’auparavant, le travail reste le même.
En ce qui concerne l’entraînement physique, les salles de sport étant fermées, je fais de la course à pied, du renforcement musculaire à la maison et du vélo sur home-trainer.
Etant de nature dynamique, je ne tiens pas en place et il est rare que je prenne le temps de me poser sur mon canapé en temps normal… Mais là, il y a bien fallu prendre sur soi et trouver quelques activités pour passer le temps à la maison ! Alors si, je me suis abonnée à Netflix et pour la première fois de ma vie, j’ai pu regarder une série en entier ! Et je me suis aussi découvert quelques talents culinaires 😉 »

Comme nous tous, on suppose que tu avais prévu de sauter sur ta moto aux premières lueurs de l’aube ce matin non ?

« Aujourd’hui j’étais d’astreinte pour le travail, je devais donc rester dans le coin… Mais je pense aller très prochainement me faire quelques petits cols de montagne en moto et prendre une petite pause au bord du lac d’Annecy, en espérant le soleil ! »

Le week end prochain ?

« Le week-end prochain, je vais aller voir mes proches, qui me manquent terriblement ! Et si la météo le permet et que des petits circuits ou terrains sont ouverts, j’irai faire de la 300 ou de la moto-cross 😉 »

As- tu des info concernant tes terrains d entraînement ?

« Les grands circuits devraient ouvrir d’ici la fin du mois, mais il y a toujours cette limite des 100 km à respecter pour le moment… J’ai le circuit de Bresse qui est dans ce périmètre et j’espère donc pouvoir y rouler dès que possible en attendant de pouvoir aller m’entraîner sur les circuits prévisionnels des courses.
On a aussi un petit circuit de karting sur lequel nous comptons aller rouler avec la 300 dès la semaine prochaine.
Les terrains de MX devraient aussi pouvoir réouvrir. »

Les épreuves de championnat ont été annulés au moins jusqu’au premier août ? Quel est ton nouveau calendrier ?

« Mon calendrier est prévisionnel, rien d’officiel pour le moment. Je pensais honnêtement que nous aurions une saison blanche pour 2020… Finalement nous devrions avoir je pense entre 3 et 5 courses en ce qui concerne l’Ultimate Cup, car certaines ne sont pas encore confirmées et il n’est pas impossible que des nouvelles mesures gouvernementales nous restreignent encore cette année. Evidemment, ce que personne ne souhaite !
Pour les 24h du Mans qui sont prévues fin août, malgré la restriction des rassemblements de plus de 5000 personnes avant septembre, nous n’avons eu aucun communiqué précisant l’éventuelle annulation de cet évènement. J’imagine qu’une dérogation a été demandée pour que cela ait lieu… Après, pour les conditions, je me demande bien comment cela pourrait se dérouler !
J’avais aussi le projet de faire la manche de FSBK de Magny-Cours, celle-ci aura lieu le week-end du 1er août. Je ne sais pas encore si je pourrai prendre part à cette course, ma priorité étant de pouvoir faire le Championnat Ultimate Cup en entier. Cela sera fonction des finances car un week-end de course comme celui-ci est très onéreux. De nombreuses entreprises ont vu leur situation économique se dégrader à cause de cette crise sanitaire, le budget sponsoring n’est donc pas leur priorité, ce qui est tout à fait normal. Je croise les doigts en tout cas pour que nous puissions tous assouvir notre passion cette saison, et surtout tout en préservant notre santé et celle de nos proches. »

Nous aussi on croise les doigts, Margaux 🤞. Et on continue à te soutenir, malgré la crise, grâce aux achats qu’ont effectué les motardes sur http://www.filleauguidon.com pendant le confinement et ceux qu’elles feront, dès cette semaine, chez tous nos revendeurs comme Maxxess à Rennes, Reims, Nancy ou Bordeaux, Dafy à Chartes, Blois ou Laval, Moto Axxe à Orléans ou encore LNLM à Paris 🤗

« Un grand merci les Filles Au Guidon 😊»

Pour récapituler le calendrier prévisionnel de Margaux Wanham:

ULTIMATE CUP :
25 et 26 juillet ou 1er et 2 août : Circuit et dates à confirmer par l’organisation. 22 et 23 août : DIJON-PRENOIS 19 et 20 septembre : LE VIGEANT 10 et 11 octobre : MAGNY-COURS. 31 octobre et 1er novembre : NAVARRA (Espagne)

24H DU MANS :
29 et 30 août

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Déconfinement : Audrey Dupuy, Back on Grass Track

Aujourd’hui, lundi 11 mai, le déconfinement progressif de la France commence. Pour nous, les motard(e)s, ce lundi rime avec retour sur deux-roues, et pas seulement pour aller travailler 😁. Pour les pilotes moto engagé(e)s en championnat ce lundi est aussi synonyme de reprise des entraînements avec, au bout du tunnel, la reprise des compétitions. On a demandé à Audrey Dupuy, la seule Française engagée en compétition de Grass Track, de nous raconter sa vision du « jour d’après » :

Bonjour Audrey, avant toute chose, raconte nous un peu comment tu as vécu ces deux mois de confinement ?

« Pendant deux mois, j’étais chez ma mère. Comme tous les pilotes, je n’ai pas pu m’entraîner, tout les circuits étaient fermés. J’ai compensé avec beaucoup de sport physique à la maison. Je bouillais intérieurement à ne pas faire de moto. Heureusement j’étais bien entourée, en particulier par ma compagne qui m’a aidé à relativiser et décompresser ❤️. »

Après ces deux mois à l’arrêt, que vas tu faire lundi ?

« Honnêtement je vais sauter sur ma moto, et je vais rouler sous un beau soleil !!! »

As-tu des info concernant tes terrains d entraînement ?

« Apparement à partir du 11 mai les entraînements peuvent reprendre, mais pour l’instant pas de date d’entraînement pour le Grass track. Il n’y a plus qu’à attendre. Plan b, prendre un vtt et faire quatre tours et tourner en rond. Petit Grass track improvisé 😉 »

Les épreuves de championnat ont été annulées au moins jusqu au premier août ? Qu en est il pour les compétitions de Grass Track et Speedway ?

« Pour l’instant nous n’en savons rien, aucune date n’a encore été dévoilée. Tout est incertain. Espérons qu’il y est quand même des entraînements. »

Quelle est ta vision de ta saison 2020 et de la suite?

« Honnêtement, durant cette saison 2020, avec cette épidémie que nous devons combattre, je ne vais pas pouvoir faire grand chose sur ma moto … Alors maintenant place à la préparation physique en extérieur, et à quelques entraînements pour préparer l’après. Je tenais à vous remercier pour votre aide. Aussi remercier toutes les personnes qui me soutiennent : mes sponsors, mon entourage, ma famille, mes amis et bien évidement ma compagne. Je l’espère à bientôt sur les pistes 🤙 »

Audrey Dupuy est la seule Française engagée en championnat de Grass Track, une discipline moto qui consiste à rouler le plus vite possible, sans frein, sur un anneau de pelouse. Elle pratique ce sport depuis ses 6 ans. Malgré le covid et ses répercutions, Fille Au Guidon continue de la soutenir financièrement grâce aux achats que vous faites chez nos revendeurs (Maxxess, Dafy, Moto Axxe) ou sur http://www.filleauguidon.com.

Ensemble, on est plus fort 💪✌️🏍❤️

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Sandrine Dufils : Daytona – Une Française au départ

En 2001, Sandrine Dufils, au guidon de la mythique Yamaha TZ350, est la seule Française au départ de la course de l’ICGP de Daytona. De son aventure est né un court métrage qui a été projeté au French Riviera Motorcycles Festival en février dernier. Pour nous aider à surmonter le confinement, le festival a mis en ligne des liens permanents vers les films projetés dont celui relatant son aventure : Daytona – Une Française au départ 🤗

Crédits Photos : Sandrine Dufils

Si vous suivez un peu l’actu des femmes en deux-roues, vous avez certainement déjà entendu parler de Sandrine Dufils, une grande blonde aux yeux bleus qui parle avec conviction de sa passion : la moto. Vice présidente de Toutes en Moto, membre du comité féminin de la FFM qui organise la Women’s Cup, Sandrine Dufils est de tous les événements qui mettent les motardes à l’honneur.

Crédits Photo : Women’s Cup

Le deux-roues, Sandrine Dufils est tombée dedans à 14 ans, quand son père a enfin accepté de lui offrir un 103 Peugeot pour parcourir les routes de Normandie où elle est née.

A 18 ans, elle passe son permis gros cube. On est en 1986, Sandrine Dufils est la seule femme sur le plateau et elle se rend vite compte que les femmes sont rares parmi les motards.

5 ans plus tard, avec son premier salaire, elle se paye sa première moto : une Virago 250. Elle est maintenant à Paris et son deux-roues est son unique moyen de transport. Journaliste pour France 2, il lui permet de décrocher les scoops avant les autres qui se trainent en voiture.

Sandrine Dufils et les petroleuses
Crédits Photo : Sandrine Dufils

Lors d’un week-end sur le circuit de Lurcy Lévis, elle découvre Les Pétroleuses, un groupe de filles qui roulent en moto sur la route mais aussi sur circuit. Sandrine Dufils monte sur la California 1000 d’un ami et se lance sur la piste avec les autres femmes. Elle attrape immédiatement le virus. Elle emprunte les motos à gauche à droite pour participer aux roulages puis elle s’achète sa première moto piste : une Honda 350 rouge.

Sandrine Dufils au guidon de sa moto Honda 350
Crédits Photo : Sandrine Dufils

A rouler sur les circuits, elle rencontre d’autres pilotes dont le Français Eric Saul. Après une belle carrière en Grand Prix, ce dernier a créé l’ICGP, l’International Classic Grand Prix, le championnat des motos Grand Prix des années 1974 à 1984.

Sandrine Dufils a alors l’occasion de poser ses fesses sur la fameuse Yamaha TZ 350, le bicylindre le plus rapide mais aussi le plus imprévisible des championnats du monde entre 73 et 81 … Révélation, la blonde parvient à dominer le monstre.

Sandrine Dufils au guidon de la moto Yamaha TZ  350 à Daytona
Crédits Photo : Sandrine Dufils

Après quelques tours de piste à Carole, elle accepte un défi fou. Aux côtés de l’homme qu’elle aime, elle décide, elle aussi, de participer à l’ICGP. Sandrine Dufils aime les défis, elle attaque par le célèbre circuit de Daytona en Floride, un anneau de 4 km surélevé dont elle parle encore avec passion : « La-haut, tu joues avec le vent ».

Cette aventure, Jean-Michel Legros l’a mise en image dans le court métrage : Daytona – Une Française au départ. Un plongeon de 7 minutes au milieu des motos et des pilotes qui ont fait la légende des Grands Prix,

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Salon de Lyon : rencontre avec Margaux Wanham

Sur le salon du deux-roues de Lyon, nous avons eu le plaisir de rencontrer la talentueuse pilote Française Moto Margaux Wanham et son tout nouveau Gextraordinaire. Sa vie, son oeuvre et sa saison 2020 ? Interview exclusive pour Fille Au Guidon menée d’une main de maître par Myriam alias Mymy Rider 😉

Question : « Bonjour Margaux. Ici tout le monde te connait mais peux-tu nous faire un petit rappel de ce qui t’a amené à devenir la championne que tu es ? »

Réponse : « Bonjour, je m’appelle Margaux Wanham. J’ai commencé la piste en 2012 et attaqué les compétitions dès 2013. Je roule sur route depuis mes 14 ans. Mon père tenait un bar de motards et m’emmenait souvent rouler derrière lui. A 14 ans, mes parents m’ont offert ma première 50 à vitesse. J’ai appris à les passer avec les copains. A 16 ans j’ai passé mon permis 125 et à 18, le permis gros cube. Je roulais très vite sur route, alors je me suis inscrite pour une journée piste et … ça m’a de suite plu. Deux ans plus tard,  avec mes premières payes, je me suis payée ma première moto piste. Si on m’avait dit que je me retrouverai en mondial d’endurance quelques années plus tard, je n’y aurais jamais cru ! »

Margaux Wanham est une pilote moto Française engagé en championnat de France
Crédits Photos : Thomas Benoit.

Q : « Tu n’es donc pas une pilote professionnelle? »

R : « Non. Mon métier est infirmière en psychiatrie carcérale. J’ai une vie à risque mais prudente. »

Q : « Qu’est ce qui caractérise les « pistardes »? »

R : « C’est une question de tempérament. On aime les défis. On est des fonceuses. »

Q : « Quels sont les moments forts de ta carrière ? »

R : « Pour commencer par le moins bon : une belle chute à Magny Cours en roulage lors de ma 1ere année de piste en 2012… Hémorragie interne, fracture de la rate. 6 mois après, j’étais de nouveau les fesses sur la moto ! Pour ce qui est du positif : je peux parler de notre podium avec mon équipe Special Team Ducati, lors de ma 1ere course d’endurance de 24h. Une 1ere place en supertwin en 2017 aux 24h du Mans. Une moto que je ne connaissais pas et que j’ ai découvert directement en course pour mon 1er relais, et qui nous a emmenés au bout, sur la 1ere marche du podium, j’avais des étoiles plein les yeux! Je peux aussi parler de ma victoire en Women’s Cup 2018, ou j’ai été titrée championne de France. Une année superbe passée avec les filles et une belle bagarre tout au long de la saison avec Mélodie Coignard. Après, je vis des moments forts lors de chaque course, principalement en endurance… Ce sont à chaque fois de nombreuses émotions qui nous submergent, tu ris, tu pleures, tu sais même plus quoi faire 😂. »

Margaux Vanham est une pilote moto femme qui participera en 2020 au championnat du monde d’endurance
Crédits Photos : Thomas Benois

Q : « Quels conseils donnerais-tu à une fille qui veut se lancer en compétition piste? »

R : « Il y a de plus en plus de filles qui font de la piste et c’est bien. La Women’s Cup est un super tremplin pour commencer la compétition. Les filles peuvent plus facilement s’intégrer et apprendre pour progresser. Apprendre et après se mesurer aux garçons en championnat mixte comme le Promosport Découverte ou l’Ultimate Cup. J’ai commencé la compétition en 2013. Il n’y avait pas de Championnat féminin à l’époque. En 2015, j’étais la seule fille et j’ai fini 2 fois 3ième avec les garçons. J’ai participé à la première Women’s Cup en 2018. J’y ai bataillé avec Mélodie Coignard. J’ai été sacrée Championne De France. Je ne peux pas y retourner avant 5 ans mais, de toute façon, il n’est pas intéressant pour moi d’y participer de nouveau. Il y a beaucoup trop de différence de niveau. J’avais parfois 1 minute d’avance sur un tour sur la dernière… c’était beaucoup trop dangereux, et je ne peux pas progresser. »

Q : « Il y a t’il une belle solidarité entre filles non ? »

R : « Oui il y a une belle solidarité entre filles. Je me suis fait plein de copines avec la Women’s Cup. De bons liens. Tous les ans on s’organise un week end retrouvailles car nous sommes maintenant dispatchees dans différents championnats. Mais cette solidarité je l’ai aussi avec les garçons ! Ça se passe bien avec eux. Souvent, sur la piste, je suis leur objectif. Ils ne veulent pas finir derrière moi 😁 Mais si j’ai besoin de quoique ce soit ils sont toujours là ! Ils me chouchoutent pas mal et sont vraiment sympas avec moi. Ils savent ce que je vaux sur la piste. »

Margaux Wanham est une pilote féminine Française qui s’attaque à l’ultimate cup en 2020

Crédits Photos : Thomas Benois

Q : « Et tes sponsors ? Comment gère tu ton image avec eux ? »

R : « Beaucoup d’autres pilotes pensent qu’en tant que femme c’est plus facile de trouver des sponsors. C’est plus facile dans le sens où l’on a plus de visibilité, surtout quand on roule bien. Mais il  faut les trouver ! Je me démène beaucoup pour cela. Pour le matériel et les équipements, je suis beaucoup soutenue. Pour trouver des financements, c’est plus compliqué. J’organise d’ailleurs différents événements afin de récupérer des fonds. »

Q : « En avril, tu participeras aux 24 heures motos. Vous n’êtes que 3 féminines Françaises parmi les participants. Pourquoi il y a t’il aussi peu de femmes inscrites ? »

R : « Pour moi c’est une question de niveau. Les qualifications des 24 heures sont de plus en plus compliquées et de plus en plus difficiles. Il faut tourner en 1,42 au Mans et peu y parviennent. Je pense que nous sommes seulement quelques pilotes françaises à pouvoir le faire… Je peux citer Amandine Creusot et Mélodie Coignard (Girl Racing Team). »

Q : « Est-ce qu’il y a un pays qui dénote dans ce constat ? »

R : « Non pas vraiment… mais en Espagne, c’est plus propice pour les femmes. Question de culture. »

Q : « Quels sont tes objectifs pour 2020? »

R : « Je roulais en 1000 Promosport depuis déjà quelques années. En 2020, j’ai décidé d’aller voir autre chose ! Je vais faire l’Ultimate Cup en Hypersport. Moins de courses mais sur de magnifiques circuits et avec du beau monde. Les courses et essais se déroulent du vendredi matin au dimanche midi. Moins de courses, moins de jours à poser à chaque fois, plus facile à gérer sur le planning. J’ai toujours roulé en Promosport. J’ai envie de voir autre chose et de tester les pneus Michelin (obligatoire en ultimate). En plus, l’Ultimate Cup a une meilleure visibilité et c’est bien pour mes sponsors. Je vais aussi faire les 24 heures du Mans avec le même Team que l’année dernière, Mana’au Compétition La Ligue Contre le Cancer, sur une Suzuki qui portera le #57. Je cherche un guidon pour les 12 heures de Magny-Cours et pour le Bol d’Or. »

Q : « Une grosse saison ! »

R : « Une grosse saison oui mais tous les ans c’est la même histoire ! Je me suis aussi mise au motocross il y a un an. Je débute. C’est pas la même discipline. Pas facile mais très sympa et complémentaire pour la piste ! »

Margaux wanham a commencé le motocross en 2019
Crédits Photos : Margaux Wanham

Margaux Waham #52 est une grande pilote moto. Quelques chronos pour vous montrer de quoi elle est capable :

// Lédenon: 1.27
// Carole: 1.03.5
// Magny-Cours: 1.45.07
// Nogaro: 1.33.82
// Le Mans: 1.41.9
// Le Castellet (Bol d’Or): 1.59.4

Elle a commencé la piste en 2012 sur une Daytona 675 avant de rouler pendant 3 saisons en CRB 1000 Honda. Depuis 2016, elle pilote des 1000 GSXR Suzuki. Depuis 2018, Margaux Wanhame est pilote officielle du constructeur.

On lui souhaite de tout coeur une belle saison 2020 en Ultimate Cup avec son nouveau Gextraordinaire 😉.

Gazzzz Margaux 🏍✌️❤️

La pilote moto Française Margaux Wanham etait sur la salon du deux roues de Lyon 2020
Crédits Photos : Mymy Rider

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Portrait Pilote : Audrey Dupuy, The Grass Track’s Girl

Elle s’appelle Audrey Dupuy et pratique le Grass Track depuis l’âge de 6 ans. Elle en a 26 maintenant et reste encore la seule Française engagée en compétition. Comment voit-elle son sport ? Que lui apporte cette discipline extrême ? Quels conseils donnerait-elle à celles qui veulent se lancer sur la piste ? Interview tout en passion pour Fille Au Guidon.

Audrey Dupuy est tombée dans le Grass Track à l’âge de 6 ans. Regarder son père tourner sur la piste verte et ocre lui a donné très tôt l’envie d’enfourcher l’un de ces drôles d’engin. Grass Track signifie piste d’herbe. Les adeptes de ce sport moto extrême se défient sur une piste herbeuse (du moins sur les premiers tours) au guidon de motos qui ont la particularité, entre autres, de ne pas avoir de frein et de n’avoir que deux vitesses. Première tu bondis en avant, deuxième t’enquilles et après … tu coupes et tu gères en glissade à chaque virage. Très spectaculaire et très physique, cette discipline a rencontré un franc succès dans le Sud Ouest dès le début des années 30, tout comme le Speedway qu’Audrey Dupuy pratique aussi.

Audrey Dupuy pilite des motos de Grass Track
Crédits Photos : VC Photography

Question : « Bonjour Audrey, tu fais du Grass Track depuis tes 6 ans. Qu’est ce qui t’as attiré dans ce sport? »

Réponse : « Ce qui m’a attiré dans ce sport c’est la glisse et ce fameux départ au start. Cette adrénaline à chaque tour. Cette moto sans frein, alimentée au méthanol, justement ce côté pas comme les autres motos m’a directement attiré. Puis j’ai suivi les traces de mon papa qui pratiquait aussi ce sport. Ma maman dès mon plus jeune âge m’a amené autour des pistes et mes yeux pétillaient. »

Q : « Quels sont les grands défis à relever pour être un bon pilote de Grass Track? »

R : « Je pense que pour être un bon pilote il faut avoir un bon entraînement physique et s’y tenir tout au long de l’année et ne surtout rien lâcher. S’entraîner aussi sur la moto, savoir bien faire les réglages dessus pour gagner en vitesse. »

Q : « Vos motos sont bien particulières. Comment se procure-t’on et entretient-on ce type d’engins ? »

R : « En effet ce sont des motos bien particulières, elles ne possèdent pas de frein et sont alimentées au méthanol. Le speedway, une seule vitesse pas d’amortisseur à l’arrière, le grass track deux vitesses mais cette fois ci avec un amortisseur à l’arrière. Ce sont deux motos différentes. »

Audrey Dupuy est la seule pilote Française de Grass Track
Crédits Photos : Seb GT

Q : »Tu es la seule Française engagée en compétition de Grass Track. Mais pourquoi donc à ton avis ? »

R : « Je suis la seule femme engagée en compétition en France, et je ne saurais répondre à cette question, malheureusement je ne sais pas et pourtant j’aimerais que d’autres femmes franchissent ce pas. »

Q : « Quels sont tes objectifs pour la saison 2020? »

R : « Mes objectifs sont de participer à la ligue de speedway. De faire le championnat de ligue de grass track et de speedway et me placer dans les trois premières places mais je dois avouer que cette année je veux viser le titre. »

Audrey Dupuy vise de podium du championnat de Grass Track en 2020
Crédits Photos : Audrey Dupuy

Q : « Quels conseils donnerais-tu à celles qui veulent se lancer dans la discipline? »

R: « Depuis plusieurs années je me demande pourquoi aucune femme ne veut ou n’ose pas pratiquer ce sport et j’avoue ne pas avoir trouvé de réponse. C’est peut être par peur de ce que les gens penseraient, ou par peur d’affronter que des mecs. J’ai envie de vous dire, à vous toutes, toutes les femmes, que ce sport est aussi fait pour vous, il suffit juste de se préparer physiquement et de s’entraîner au maximum. Osez franchir ce pas, vous aurez une certaine liberté à piloter ce genre de moto qui je le rappelle n’a pas de frein et vous aurez toujours cet esprit de compétition qui prendra le dessus, plus aucune peur de piloter contre ce monde de mecs. Alors venez, accompagnez moi sur ces pistes et roulons ensemble ! »

Gaz Grass’ Girl ✌️🏍💋

Crédits Photos : Audrey Dupuy

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Portrait Pilote : Estelle Bleuzé, passion Motocross

Elle s’appelle Estelle Bleuzé, elle a 26 ans et fait du motocross en compétition depuis 4 ans. Le motocross, une discipline moto très sportive, à laquelle peu de femmes se frottent. Pourtant, dimanche dernier, Estelle était sur la plage du Touquet, pour sa quatrième participation à l’Enduropale. Sa vision de ce sport, la place qu’y ont les femmes, les conseils pour bien débuter, réponses dans cette interview sans concession pour Fille Au Guidon.

Question : « Bonjour Estelle. Peux-tu nous raconter comment t’est venue la passion du motocross ? »

Réponse : « Bonjour, je m’appelle Estelle Bleuzé et je suis née à Lilles. Je fais du motocross depuis mes 16 ans. Il y a 4 ans, j’ai fait mon premier Touquet et j’ai adoré. Je me suis lancée et l’année dernière j’ai été sacrée Championne de France des Sables. »

Estelle Bleuzé Championne de France des sables 2019
Crédits Photo : Estelle Bleuzé

Q : « Qu’est ce qui t’a donné envie de faire du motocross ? »

R: « Mon Père en faisait. Il a arrété quand nous sommes nés mais … il a repris depuis qu’on s’y est mis nous aussi 😉. Personnellement, je pratique le motocross car j’aime les défis et j’aime me surpasser et montrer que j’ai les mêmes capacités physiques que les hommes. »

Q : « Sur 1200 inscrits à l’Enduropale cette année, il y avait seulement une poignée de femmes. Quelle est ta vision de la place des femmes dans le motocross ? »

R: « Dans notre région, nous sommes une dizaine. Je pense que les femmes ont tout a fait leur place dans cette discipline. C’est sûr que c’est un sport extrême, il faut se surpasser physiquement et mentalement. Pour réussir, je pense qu’il faut être très motivée et un minimum sportive sinon on abandonne dès le début ! Avant de commencer je dirais qu’il faut beaucoup se muscler et toujours y croire et ne jamais abandonner 👊. »

Estelle Bleuzé motocross feminin france
Crédits Photo : Estelle Bleuzé

Q: « Sur quelle moto roule-tu? »

R: »J’ai toujours roulé sur KTM. Je suis une KTM Girl. Mon beau-père tient la concession KTM Motoland à Seclin. C’est un grand soutien. Truc important pour une fille qui veut commencer : l’idéal c’est d’être bien entourée. Soit par des mécaniciens, soit par d’autres pilotes. »

Estelle Bleuzé pilote motocross
Crédits Photo : Estelle Bleuzé

Q: »Tu viens de finir ton 4ième Enduropale. Que peux-tu nous dire de ta course aujourd’hui? »

R : « C’est dur, comme à chaque fois, mais je ne me suis pas mise la pression. J’étais là pour la finir, pas pour scorer. J’étais détendu et j’en ai profité. Je finis 3ième féminine mais derrière des femmes qui ont fait de l’enduro leur métier. »

Q : « Leur métier ? Que fais-tu toi dans la vie? »

R : « Je suis préparatrice en pharmacie. Je travaille et je m’entraine. Course à pied, natation, vélo et puis les sorties enduros avec les copains. En été, on fait le Championnat de Terre. En Hiver, les terrains deviennent impraticables, on passe sur le Championnat des Sables. Le Touquet en est la dernière course. »

Crédits Photos : MegaTop Photo

Q: « Comment résumerais-tu ta saison 2019? »

R: « Top 🤗 J’ai fait une bonne saison en 2019, j’ai fini toutes les courses et toujours dans le top 3 féminin. Je finis deuxième au général cette année. »

Q :  » Tu es aussi passionnée d’équitation non ? » « Quel parallèle ferais-tu ou pas avec la moto ? »

R : « Oui je suis passionnée d’équitation. J’aime les animaux. Les chevaux me détendent. L’équitation, c’est pour la semaine et la moto, le week-end 😉. »

Q : « Que prévois-tu pour ta saison 2020? »

R : « En 2020 je vais faire le championnat régional Hauts de France Ufolep et aussi participer au super trophée de France. »

On remercie Estelle Bleuzé d’avoir joué le jeu du questions-réponses. Si vous avez envie de vous mettre au Motocross, sachez que la plupart des motoclubs propose des initiations qui vous permettront de faire vos premiers tours de roues sur sable ou sur terre encadrées et en sécurité.

Crédits photo : Estelle Bleuzé

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Portrait Pilote : Justine Pedemonte

Justine Pedemonte a seulement 13 ans et déjà un joli palmarès moto derrière elle. Soutenue par sa famille, ses amis et ses sponsors, elle se lance dans le Championnat de France PromoSport 400 pour cette saison 2020. Interview tout en douceur et conviction pour Fille Au Guidon.

Justine Pedemonte, jeune Niçoise de 13 ans, passe beaucoup de temps un casque sur la tête. Comme tous les ados ? Non, son casque à elle ne permet d’écouter qu’une seule musique, celle des décibels de son moteur.

Avec un papa passionné de courses moto, ancien champion de Rallyes et de courses de côte, qui s’est frotté au Championnat de France Superbike et qui a même fait le bol d’or, Justine Pedemonte a la moto dans le sang. Depuis ses 9 ans, elle pilote. Après quelques tours de roues en PW 50, puis en Bastos 80, elle se lance en championnat de France 25 Power en 2017 au guidon d’une NSF 100 Honda.

Justine Pedemonte pilote femme 13 ans
Crédits Photos : Justine Pedemonte

En 2018, elle a été sacrée Championne 25 Power Occitanie. En 2019, elle a participé au Championnat Italien CIV Junior au guidon d’une Ohvale.

Maintenant, la voilà engagée en catégorie 400 pour le Championnat de France Promosport avec comme coatch le pilote Français Adrien Morillas. Au guidon de sa Kawasaki, Justine affrontera les autres pilotes dès le 3 Avril sur le circuit de Ledenon.

Justine Pedemonte, la relève
Crédits Photos : Justine Pedemonte

Comment lui est venu le virus ? Quelles étapes a-t’elle déjà franchi ? Quels sont ses objectifs ? Interview d’une fille au guidon hors normes :

Question : « Comment a commencé ton aventure moto? »

Réponse : « J’ai commencé à faire de la moto en 2016 à 9 ans. Je suis allée voir mon père faire une course de côte avec des amis et cela m’a donné envie. J’ai commencé en septembre 2016 sur un PW 50, puis une Bastos 80 en janvier 2017 et papa m’a offert une NSF 100 en mars. J’ai adoré la NSF ! Du coup, j’ai fait quelques courses du Championnat de France 25 Power pour lesquelles j’ai toujours été classée dans le top 7.

J’ai décidé de faire un championat complet en 2018 avec la NSF 100. J’ai fait le 25 Power Occitanie que j’ai gagné dans ma catégorie. J’ai été titrée Championne 😏

En 2019, pour que j’apprenne un maximum, je suis allée faire le CIV Junior en Italie avec une Ohvale 160. Super championnat !! mais j’ai pas pu faire la dernière course car je suis tombée en essais qualifs et je me suis cassée le pied🙃

En juillet 2019, j’ai été sélectionnée par Yamaha pour faire le BluCruCamp avec Christophe Guyot. »

Q : « Tes projets pour cette année ? »

R : « Cette année 2020, je vais faire le promosport 400 avec une ninja kawasaki. Je peux pas faire le superbike car je suis trop jeune 😰. J’espère que je serai à la hauteur car mon objectif est d’être dans le top 5.

Q : « Comment te prépares-tu à un tel championnat ? »

R : « Je m’entraîne dur, Je fais du vélo et de la course à pied. Mon entraîneur est Adrien Morillas. »

Justine Pedemonte course jeune pilote moto
Crédits Photos : Justine Pedemonte

Q : « Et après le Championnat de France ? »

R : « Mon objectif futur : faire des championnats de plus en plus relevés et pourquoi pas l’Europe et le Mondial dans l’avenir.

Je veux que mon métier plus tard soit pilote moto. Je travaille à l’école et j’ai pris 2 langues étrangères en 6ème pour m’aider sur les circuits (Anglais et Italien). Pourquoi pas Espagnol ensuite 😉😉 »

Crédits Photos : Justine Pedemonte

Justine Pedemonte a l’ambition, la force de travail et l’entourage qui font des espoirs une réalité. Vous pouvez la soutenir en vous abonnant à sa page FaceBook et pourquoi pas, en devant l’un de ses super fans. Nous, on ne vous cache pas que c’est déjà fait 😉.

Mascotte Justine Pedemonte

Calendrier des Coupes de France Promosport 2020 :

– Circuit de Ledenon du 3 au 5 avril

– Circuit Carole du 1er au 3 Mai

– Circuit de Croix en Ternois du 29 au 31 Mai

– Circuit Arno du 19 au 21 juin

– Circuit du Mans de 17 au 19 juillet

– Circuit de Nevers Magny Cours du 31 juillet au 2 Aout

– Circuit de Nogaro du 28 au 30 Aout

– Anneau du Rhin du 3 au 4 octobre

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Ana Carrasco : piloter n’est ni masculin, ni féminin

« Piloter n’est ni masculin, ni féminin, c’est une question de technique et de savoir faire ». Ana Carrasco, Championne du Monde Superbike 300 en 2018 répond au journaliste Daniel G Lifona, du magazine Espagnol Marca. L’interview en Castillan est paru hier et nous nous sommes faites un plaisir de vous la traduire. Une belle leçon de calme et de conviction de la part de cette championne qui, effectivement, ouvre le champs des possible aux autres. Merci Ana ❤️

Question : « Pourquoi y a t’il si peu de femmes qui soient pilotes de moto ? »

Réponse : « Parce que historiquement c’était un sport d’homme, ça c’est clair. Tout est histoire de chiffres, parce qu’il y a beaucoup plus de petits garçons que de petites filles qui commencent, les garçons ont plus de possibilité d’arriver en haut. Quand j’ai commencé, nous n’étions que trois ou quatre filles en Espagne. Avec tout ce que nous allons réussir, la carrière va se féminiser, il y a beaucoup de filles qui ont envie de courir et je pense que dans quelques années, le nombre de femmes augmentera. Pour l’instant nous allons de l’avant et c’est déjà bien. Je suis sure qu’en obtenant de bons résultats je permets aux autres que ce soit un peu plus facile. »

Q : « Avec aussi peu de femmes dans la compétition, c’est presque un miracle d’être arrivée aussi loin »

R : « Chacun, au delà d’être un homme ou une femme, possède un talent, une force de travail et plein de choses en lui. Etre bon ou mauvais dépend de beaucoup de choses, aussi je crois que j’ai eu la chance d’avoir les soutiens nécessaires à chaque moment et j’ai beaucoup travailler pour y arriver. Je fait partie des rares chanceuses qui courent en Championnat du Monde. »

Q : « Préfères-tu être passagère ou pilote ? »

R : « Je ne sais pas être passagère, je préfère piloter. »

Q : La moto a t’elle un côté féminin?

R : « Ni féminin, ni masculin. La moto est un véhicule et nous sommes ceux qui le dirigeons. Piloter n’est ni féminin, ni masculin, c’est une question de technique et de savoir faire. »

Q : « Vois tu toujours des mines stupéfaites quand tu descends de la moto et que tu enlèves ton casque ? »

R : « Je crois que non. Cela fait longtemps que j’ai dépassé tout cela. Aujourd’hui je suis un des pilotes de référence dans la compétition, tout le monde sait qui je suis et je suis dans les points à chaque course. Cela ne surprend plus que nous nous battions pour gagner. Il y a quelques années, quand j’ai commencé le Championnat du Monde, ça pouvait paraitre étrange, mais maintenant c’est normal pour tout le monde. »

Q : « Et sur la route, c’est la même chose? »

R : « Je ne vais pas sur la route en moto. »

Q : « Et pourquoi pas ? »

R : « Parce que j’ai une autre approche de la moto. Je monte sur une moto pour faire la course et aller vite, la route n’est pas faite pour cela. Le mieux pour ceux qui veulent faire la course, c’est d’aller sur un circuit et ainsi de ne pas prendre de risques inutiles. »

Q : « La voiture est elle le grand ennemi de la moto ? »

R : « Sur la route oui. Je trouve que rouler en moto sur la route est très dangereux, parce que tu dépends de plein de choses, de plein de gens et que les routes ne sont pas faites pour amortir les chutes. C’est important qu’on soit tous conscients, autant les motards que les automobilistes, du fait que la moto est la plus fragile. En cas de problème, c’est toujours la moto qui sera perdante. »

Q : « Et que penses tu des glissières de sécurité? »

R : « C’est l’un des grands problèmes du motard. Petit à petit les choses iront en s’arrangeant mais la route n’est pas faite pour tomber : il y a des glissières, des bordures, des arbres et énormément d’autres obstacles. En moto, le choc tue. »

Q : « Quelle a été ta plus grande peur ? »

R : « En compétition, on n’a pas peur parce que tomber fait partie de l’apprentissage. On cherche à trouver la limite et on tombe souvent. Le pire ce sont les blessures. J’ai une fracture au coude, une autre à l’épaule et aussi une à la clavicule suite à mes chutes. Les blessures sont la partie laide du sport. Et pour la route, je n’y vais pas en moto. »

Q : « Même pas en ville ? »

R : « Ni sur la route, ni en ville. Je suppose que c’est une question d’habitude. J’utilise la moto seulement en compétition, sur la route je roule en voiture. Je voyage beaucoup en train, en avion, je n’arrête pas de bouger mais la moto, je n’ai pas l’habitude de l’utiliser parce que je considère cela dangereux. Tu dépends de beaucoup de gens, de beaucoup de situations et, en tant que sportif, tu ne peux pas prendre le risque qu’il se passe quelque chose. »

Q : « Penses-tu que les femmes conduisent moins bien que les hommes ou qu’elles sont plus prudentes ? »

R : « Je ne crois pas que les femmes conduisent moins bien. Etre prudent sur la route est une vertu, pas un défaut. Les hommes paraissent plus courageux mais ont plus d’accidents et beaucoup plus de contretemps. Etre prudent est le mieux que tu puisses faire pour conduire en sécurité et qu’il ne t’arrive rien. »

Q : « Quel est le meilleur âge pour commencer la moto? »

R : « L’âge minimum du permis est 16 ans et c’est parfait pour commencer à rouler en moto. Si tu passes le permis jeune et que tu commences par de petites motos, tu peux prendre de l’expérience et ensuite changer de modèle. Une des erreurs que commette la plupart des gens c’est de passer le permis quand ils sont majeurs et commencer sur une grosse moto. La base pour conduire en sécurité c’est de très bien maitriser sa moto et ça se fait petit à petit en commençant d’abord par de petites motos. »

Q : « Mais toi, tu as commencé bien avant cela non ? »

R : « J’ai commencé à 3 ans. Quelque soit le sport de compétition, avec l’objectif d’aller au niveau mondial, il faut commencer très jeune, passer par de nombreuses catégories, et prendre un maximum d’expérience. La moto est comme tous les autres sports, les jeunes garçons commencent le foot, le basket, ou le tennis à trois ou quatre ans. Pour les motos, c’est pareil. Si tu veux apprendre, engranger de l’expérience et être prêt à courir en Championnat du Monde à 16 ans, tu dois commencer jeune et apprendre tout ce qui est possible avant. »

Q : « Que dirai-tu à une personne de 30 ou 40 ans, avec peu d’expérience, qui veux se mettre au deux-roues ? »

R : « Qu’il faut être prudent. Avoir une grosse moto, c’est super mais il vaut toujours mieux commencer avec une 600 pendant deux ans pour acquérir de l’expérience que commencer directement avec une 1000. Il faut avoir conscience que ces motos sont très puissantes, qu’elles vont vite, et que quand tu démarres de zéro, c’est normal qu’au début ce soit dur. C’est plus facile de réussir avec plus petit pour apprendre et n’avoir aucun soucis sur la route. »

Pour lire l’interview originale : https://www.marca.com/motor/modelos-coches/2020/01/27/5e2ebe3b268e3e57538b45b7.html

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Mumu, 77 ans, la moto dans la peau

Alors que j’étais venu vous présenter la collection Fille Au Guidon sur le Festival Luynes à l’assaut de l’Amérique, en septembre dernier, j’ai fait la rencontre d’une motarde peu ordinaire. Annick, Mumu de son petit nom, a 77 ans et depuis 47 ans, c’est elle qui pilote !

Le 14 septembre dernier, ma pomme et mes tee-shirts étions sur le Festival Luynes à l’assaut de l’Amérique. Ce rassemblement incroyable de fans de la culture US est devenu un incontournable dans la région Touraine. Depuis 5 ans, les Narvalo’s Bikers convient plus de 44 000 personnes à venir danser, chanter, manger et admirer Mustangs, Indians, Harley, et Boss Hoss avec en prime une tripotée de shows et d’animations. C’est juste génial.

En ce samedi 14 septembre matin, j’étais sur mon stand à côté de mes amis de Boss Hoss France, quand tout à coup, je vois débouler à toute berzingue sur sa trottinette électrique, Annick dite Mumu. La petite dame, pleine de peps, entame la discussion.

Elle a 77 ans, des cheveux blancs et un sourire à décrocher la lune. Et en plus, c’est une motarde !!! Elle a longtemps roulé sur son trail Honda 125 avant de décider, en 1982, de passer son permis gros cube suite à une chute avec son mari comme pilote. En 40 ans, elle en a eu des motos Mumu !! Honda, Yamaha, Harley, elle ne se souvient même plus de tous les modèles.

Fan de motos, elle est allée deux fois à Daytona, en 1990 et 1992, « incroyable cet endroit !! des motos partout !!! » Elle y à même rencontré Johnny. Depuis toujours, elle passe beaucoup de temps dans son motoclub de Huisme et, depuis 10 ans, elle est commissaire de piste au Vigeant et à Magny-Cours.

Les années passants, elle a lâché les gros cubes pour revenir à une petite 125 custom. Et puis cette année, elle a décidé qu’il était temps de … passer au quad !!! Et bien oui !!! C’est presque pareil après tout !!!

Ses motos maintenant ornent son salon et son nouveau jouet, sa trottinette électrique, la fait bien marrer.

Son message à toutes les nouvelles Filles Au Guidon :

 » J’encourage les femmes a passer leur permis malgré les machos. La moto, c’est la liberté !!! »

On est bien d’accord Mumu !!! Longue et heureuse vie à toi ❤️

Mumu motarde de 77 ans

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Fati, Fille Au Guidon à Mayotte

Hier, je participais à une journée « filles » chez Maxxess à Rennes. Au programme : cours de mécanique à l’atelier, shopping girly dans le magasin, petit buffet de douceurs et papotage entre filles qui roulent. Une chouette nouvelle occasion pour moi de passer du virtuel au réel et d’aller à votre rencontre 🏍 ✌️.

Certaines d’entre vous sont venues de loin, comme Sarah qui habite à Jersey et qui m’a presque dévalisée dès l’ouverture 😜😘 – voir de très loin , comme Fati de Mayotte.

Mayotte, pays de Fati, motarde

Mayotte, petite île située à plus de 5000 km de Rennes, non loin de la Réunion, dans l’archipel des Comores, dont vous avez du entendre parler en début d’année suite au mouvement social qui a paralysé le département. Paysages de carte postale mais réalité économique bien différente pour la population.

Fati, elle, est conseillère en génétique au centre hospitalier de Mayotte, maman de 3 bambins et … motarde 🏍🌴. Tous les jours, elle prend le guidon de son Ducati Monster pour aller travailler et, le week – end, quand elle le peut, elle se fait des virées avec son groupe de motards du Mayotte Potchol Club.

motards de Mayotte
Crédits Photos : Mayotte Potchol Club

Pour les motos, comme pour le reste, les Mahorais dépendent du trafic maritime. Pas de concession officielle sur l’île, quand on veut une moto, il faut se débrouiller pour l’acheter et l’acheminer puis ensuite trouver le petit garage local qui saura assurer son entretien. En résumé : il faut être PASSIONNES et beaucoup économiser !

Fati a passé son permis en 2017, sans n’avoir jamais même fait de vélo. « J’ai toujours été attirée par les deux-roues mais ils me faisaient aussi un peu peur ». Elle passe son permis sur une Suzuki Gladius mais sa première moto sera une Kawasaki 750 qu’elle a fait venir du continent mais qui lui a été dérobé 5 mois après son arrivée 😭.

Fati motarde de mayotte et sa kawasaki z750

Heureusement bien assurée, elle a pu craquer pour un Monster Ducati « j’adore sa couleur et je suis trop bien dessus « . Jeune permis, elle a dû l’acheter bridé.

Fati, motarde à Mayotte

Même si les routes de l’île ne sont pas très roulantes, Fati aimerait bien maintenant débrider sa moto mais il va falloir trouver une petite main magique pour le faire sur place. Renvoyer le Monster sur le continent pour ôter la bride serait un gouffre financier. Un petit coup de main de Ducati France serait apprécié 😉.

Fati était venue chercher un vêtement de pluie pour résister à la mousson. Elle s’envolera bientôt avec, en plus, un beau tee-shirt Fille Au Guidon dans ses valises et moi, je rentrerai à Paris avec de belles images de futures balades sur l’ile de Mayotte en compagnie des Potloch 🌴🏍🌴

A très vite Fati 💋✌️👠

Fatou, fille au guidon à Mayotte

Et un grand merci à toute l’équipe de Maxxess Rennes qui assure avec le sourire un super service à leurs clients – Changez rien, vous êtes parfaits 💋

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Sur la route des boutiques : arrêt chez Mymy Rider Motorcycles

Si vous lancez une marque de fringues moto pour les Femmes en deux-roues, plusieurs options s’offrent à vous : vendre en direct, toute seule comme une grande, ou bien passer par celles et ceux qui ont déjà pignon sur la rue des motardes.

Fille Au Guidon fera les deux 🤗

Depuis un petit mois, vous pouvez acheter en ligne, sur la boutique du blog, sweats, tee-shirt et débardeurs développés spécialement pour les femmes en moto.

fille au guidon vetements femme moto

Depuis vendredi dernier, vous pouvez aussi trouver tout ce que j’ai développé pour vous chez Mymy Rider Motorcyles, le garage Girl’s Friendly de Myriam Amrouni.

fille au guidon est chez mymy rider

Situé rue des Maronites à Paris, Mymy Rider est the place to go quand on est une femme à moto. Son atelier assure entretien et réparations toutes marques. Sa boutique regorge de vêtements et accessoires pour les femmes en deux-roues. Sa patronne est une super nana qui n’a pas hésité à plaquer 18 ans d’Air France pour réaliser son rêve : ouvrir un garage moto pour les Femmes !

fille au guidon dans boutique mymy rider motorcylez

Dorénavant, entre les casques, les cuirs et les blousons moto, il y a sur les cintres de la boutique de MyMy de beaux sweats tout doux en coton bio Fille Au Guidon 🤩

mymy rider garage girl friendly motorcycles

Et même des exclu pas encore proposées sur le site comme les nouvelles petites pochettes à chainettes 🤗🤗.

Au plaisir de vous y retrouver les Filles ✌️💋

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Histoire de motarde : comment une fille passe des sportives aux caferacers

Fille au Guidon, vetements moto et accessoires pour les femmes qui roulent en deux roues sur les iron motors 2019

Je suis une fille et, depuis mes 14 ans, je roule en deux-roues. Entre les posters des derniers films du moment et ceux des icônes des ados de l’époque, on trouvait déjà, sur les murs de ma chambre, des photos de pilotes couchés sur leurs motos. Chaque matin, en allant au lycée sur mon 103 Peugeot, je m’imaginais le genou frôlant l’asphalte sur une grosse cylindrée. Puissance, vitesse, harmonie des lignes, tout me plaisait chez ces reines de la route.

Mon permis, je l’ai passé en cachette parce que ce monde de moteur effrayait mes parents. Je ne rêvais que de sportives mais je n’avais pas le budget. Alors il m’a fallu attendre ma première prime pour chercher une petite moto au look sympa. On était en 1998 et j’ai craqué pour l’ER 5 Kawasaki.

er 5 kawasaki première moto de fille au guidon

Le temps de faire mes preuves au guidon et au boulot, je suis enfin arrivée, deux ans plus tard, à m’offrir une ZX6R. En rouge et noir, je traçais ma route. Tout les jours, je la prenais pour aller bosser, tous les week-ends elle m’emmenait m’évader. C’était magique d’être aussi libre.

zx 600 r Kawasaki ma moto

Libre, je l’étais mais, au fil des années, l’inquiétude à commencer à pointer son nez. Les freinages qui te tétanisent, les évitements qui te sauvent la vie, les autres qui tombent devant toi … et ta choupette qui chauffe entre les voitures et te ruine les poignets à 50 km/heure.

Kawasaki zx6r fille au guidon

J’aurais pu rentrer en Bretagne mais c’est à Paris que mon travail se trouvait alors je suis restée. J’ai vendu ma moto et j’ai testé les transports en commun. Métro, boulot, dodo … je suffoquais sous terre. J’ai donc racheté un deux-roues, mais un scooter en me disant: « dans Paris c’est plus prudent ! « 

Sauf que deux mois plus tard, je ne supportais plus ses petites roues et son freinage de mijaurée. Chez Ducati, je suis allée et un roadster me suis payée. Un joli petit Monstro 620 Rouge est devenu mon meilleur ami. J’adorais sa gueule avec son gros phare rond et ses deux pots sous la selle.

monstro 620 n ducati moto fille au guidon

Question motorisation … j’avais quand même un peu de mal. Je me suis toujours sentie plus en sécurité sur une sportive qui a, certes un gros moteur capable de t’envoyer en l’air au propre comme figuré, mais aussi deux gros boudins bien stables et des freins dignes de ce nom !

Je commençais alors à regarder les annonces et finis par tomber sur une superbe CBR 600 Honda. Première main, peu de km au compteur, jamais de piste … modèle 2001 avec le pot sous la selle. Oublié le roadster, retour à la sportive. Mon dieu, quel bonheur : des courbes parfaites, des accélérations de dingues, … à moi les routes sinueuses de notre joli Pays.

cbr 600 honda

Une rencontre , un mariage et un bébé plus tard, la belle Honda restait trop souvent au garage. Je l’ai donc vendu. Celui qui l’a acheté m’a vu pleurer en partant « ne t’inquiète pas, j’en prendrai soin ».

Honda cbr 600 rr fille au guidon

5 ans, un autre bébé et un divorce plus tard, me voilà au fond du trou. Plus envie de rien, juste avancer pour mes deux filles qui n’ont rien demandé. Et puis, un jour, cet ami qui me tend ses clefs. « Je sais de quoi tu as besoin ». Un ER6 … je monte sur la selle, première en bas, tout le reste en haut, je prends mon envol. La grosse pierre qui me serrait les entrailles éclate, mes poumons s’ouvrent. Je revis !!!!!

fille au guidon happy girl

Comment ai-je pu me passer de ce plaisir aussi longtemps ?!?

Je lui achète sa moto. Je retrouve le milieu motard. Je commence à écrire pour Mag’Motardes à mes heures perdues. Je m’invente un nom : Fille Au Guidon. Je découvre avec Lydia Truglio Beaumont que les filles sont maintenant nombreuses sur la route. Je les suis sur les circuits. Je raconte leurs vies, leurs joies, leurs peurs. J’essaye des motos pour elles.

24 heures du mans Lydia Truglio Beaumont Fille Au Guidon

Un jour, sur le Salon Moto Légendes, je rencontre un vieil homme qui me dit : « tant que t’as pas roulé en Guzzi, tu ne connais rien ».

Alors quand Moto Guzzi me propose l’essai de leur nouvelle V7, j’y vais. J’ai roulé sur Kawasaki, Ducati, Harley, Honda, pourquoi pas Guzzi ? Révélation !!! Un look d’enfer, un moteur vivant, une stabilité à toute épreuve, des sensations à 90 … je tombe sous le charme.

J’ai écrit un article pour le Mag et j’ai couru l’acheter. Cela fait deux ans maintenant que ma V7 m’emmène au travail et en week-end et que vous suivez nos aventures sur les réseaux.

A son guidon, je me sens juste bien ! J’ai 45 ans bientôt. Plus envie de jouer au kamikaze, juste envie de profiter du vent sur mon casque, des odeurs des prés que je traverse, de la chaleur du soleil sur mon cuir et de cette liberté d’aller où je veux, quand je veux.  Et c’est comme cela, que je suis passée des sportives aux caferacers, … sur la route tout du moins 😉

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Fille au Guidon : rencontre avec Charles Krajka

Fille au Guidon et Charles Krajka sur Moto Légende 2016

En Novembre 2016, j’ai eu la chance de couvrir le Salon Moto Légende pour Mag’Motardes. Cette année là, cette grande fête de la moto ancienne était aux couleurs de Moto Guzzi qui y célébrait ses 95 ans. Sur le côté du magnifique stand de la marque italienne, cachée entre les vieilles Guzzi de l’époque, il y avait une table et à cette table un homme que tous les passionnés connaissent : Monsieur Charles Krajka.

Charles Krajka, interview exclusive Fille Au Guidon

Quand je lui ai dit que je venais pour Mag’Motardes, le magazine de la moto au féminin, il m’a dit : « Vous !! Ne bougez pas !! Il faut que je vous parle de celle sans qui rien n’aurait été possible. »

Charles Krajka est une figure dans le monde de la moto en France, il fait partie de ceux qui l’ont créé ! Pilote solo et side-cariste au palmarès impressionnant, motociste et Motoguzziste de la première heure, il a de nombreuses anecdotes à raconter sur les courses, les motos, les pilotes, les concessionnaires, les clients …

La légende de Charles Krajka commence en 1950 lorsqu’à 16 ans, il délaisse le travail du cuir que faisait son père pour travailler comme apprenti sur ce qui le passionne : les motos ! Au milieu des motos Françaises et surtout Anglaises commercialisées par Moto Bastille, il découvre les Moto Guzzi et en particulier une : la Airone 250.

Avec sa fourche inversée, ses suspensions arrières oscillantes, son cylindre horizontal, son sélecteur au pied, ses freins à tambour qui permettait de freiner fort, l’Airone a tout ce que les autres n’ont pas encore. LA moto idéale pour rouler vite et bien ! Et ça Charles, il aime ! Alors il l’achète.

Quelques années plus tard il prend sa première licence au Moto-Club Chatillonnais et commence à courir en compétition. Dès la première course il finit deuxième au guidon de son Airone. Un an après, en 1957, il est champion de France 250 cc !

charles krajka 1957moto guzzi airone 250

Au Moto-Club Chatillonnais, il y a des motocyclistes masculins (« Ne dite jamais Motard, Motard c’est pour les gendarmes ») et … ELLE « A l’époque il n’y avait que deux femmes motocyclistes à Paris : Arlette en Triumph et Titi en Rumi » nous raconte-t-il fièrement. C’est le coup de foudre, Charles Krajka et Titi se marient. Le couple ne roule pas sur l’or alors Charles vend son Airone. Charles a le virus de la course et sa femme accepte de le laisser faire tant que ses courses ne tapent pas dans les économies du ménage. Pour financer ses courses sur piste, Charles Krajka fait des courses de côtes et de side-car cross.

En 1958, Charles veut faire le Bol mais n’a pas les sous. Qu’à cela ne tienne, il va voir l’organisateur en juin et jure sur l’honneur de lui rembourser les frais d’inscription de la compétition en octobre. Pour organiser le ravitaillement, Titi négocie avec un épicier de Monthléry pour qu’il lui donne ce dont elle pense avoir besoin et qu’elle puisse ramener ensuite ce qu’ils n’auront pas consommé.

Au début, c’est très dur. Seulement 3 ou 4 motos par an mais un service client hors norme. Bientôt tous les side-caristes de Paris se retrouvent chez eux car, chez les Krajka, pas de voiture, juste un side-car pour tous leurs déplacements professionnels et personnels. « Une moto à dépanner de l’autre côté de Paris, on la chargeait sur la planche et hop ». La planche elle servira aussi à transporter Mme Krajka à l’hôpital pour accoucher (respect Titi) et à ramener le petit bout à la maison (double respect !) Petit à petit la clientèle augmente. Le couple travaille sans relâche. « Mon histoire est une histoire de couple, Titi a toujours été là dans les bons et les mauvais moments, même les très mauvais. Elle ne m’a jamais fait aucun reproche. Je n’aurais jamais été ce que je suis sans elle ».

En 1962, Charles Krajka arrive à convaincre le Président du Motocycliste Club de France d’organiser une course de side-car alors qu’il n’en restait plus que 3 en France. « Il fallait être 12 sur la grille de départ, je lui ai dit, programme la course on sera douze » Ils furent bien douze sur la ligne de départ du critérium. Les compétitions de side en France ont repris et en 1979 lorsque Charles a quitté la compétition, il était 45 !

Charle Krjka side car 1962 fille au guidon

Titi participe aux courses assurant le panneautage à l’ardoise, le ravitaillement, le rapatriement quand il chute et tient la boutique quand il est blessé. Lorsqu’ils se déplacent sur une compétition, la moto de course est attachée sur le side et quand Charles la descend, c’est « Titi qui la conduisait » se souvient-il fièrement. En 1967, Charles Krajka découvre sur une compétition la Moto Guzzi V7. Il rentre chez lui, persuadé que cette moto va faire un tabac en France. Un bicylindre en V de 42 chevaux, une batterie de 12V, un démarreur électrique … Titi est d’accord et l’histoire Moto Guzzi commence. C’est Charles Krajka qui obtiendra l’homologation pour la première V7 vendue en France et il s’en achète une dans la foulée à laquelle il attèle … un side !

Charles Krajka devient rapidement le premier vendeur de Moto Guzzi en France. Non seulement il les vend et en assure l’entretien mais en en plus … il les perfectionne. Avec l’accord de la maison mère, il va chercher lui-même les pièces de rechange auprès des fournisseurs et fait des modifications qui sont ensuite reprises par la marque. Son service client, il en est fier ! « C’est plus facile de perdre un client, que de le gagner » alors il dépanne ses confrères pour que tous les MotoGuzzistes soient contents et restent fidèles à sa marque fétiche. Et des clients contents, il en a eu plein, comme ce Monsieur venu saluer Charles sur le stand et lui rappeler qu’en 1975 il lui a sauvé ses vacances en acceptant de lui changer, de nuit, une pièce afin qu’il puisse prendre la route le lendemain. Incroyable mais vrai.

Un jour, Charles et Titi sont en vadrouille et s’arrête chez un vieil ami qui avait acheté sa Guzzi Airone bien des années plus tôt. Titi note que la moto est sous une bâche et ne sert plus. Au Noël suivant, Charles trouva sa belle Airone « trônant au milieu du magasin, plus de 20 ans après » nous raconte-t-il tout ému. « Titi avait tout organisé». Charles Krajka a 82 ans maintenant mais la moto fait toujours partie de sa vie, et vice et versa. Il se bat pour la sécurité des pilotes en participant à de nombreux groupes de travail. Vous pouvez encore le voir trainer autour des circuits vérifiant que chacun porte bien les bons gants (vécu). Madame Krajka reste discrète. « Elle n’aime pas qu’on parle d’Elle »

Et bien pour une fois, on a parlé d’elle et elle a aimé alors moi j’étais ravie !

A la fin de cet interview, Charles m’a demandé si j’vas déjà roulé en Guzzi . « La Guzzi, où tu adores, ou tu détestes mais il faut que tu essayes !! »

Et c’est ce que j’ai fait … et c’est grâce à M. Krajka qu’aujourd’hui je roule en V7 !

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Le Bike Shed 2016 : la naissance de Fille Au Guidon

Fille au guidon 1er article pour mag motardes bike sheld 2016

L’histoire de Fille Au Guidon commence le 18 avril 2016 quand Lydia Truglio Beaumont, la rédac chef de Mag’Motardes, cherchait quelqu’un pour couvrir le Bike Shed. Moi, je trainais mes boots dans pas mal d’évènements moto Parisiens et j’adore écrire. Le journalisme, j’avais même pensé en faire mon métier mais j’ai finalement choisi une autre voix plus scientifique : ingénieur agronome. Ma vie professionnelle s’est construite bien loin des moteurs et des circuits, mais la moto en a toujours fait partie, et ce depuis 1995.

Quand j’ai appris que Lydia cherchait quelqu’un pour couvrir le Bike Shed, je me suis proposée. Elle a accepté et ce fut le début de la belle aventure qui fait que j’écris pour vous aujourd’hui.

Sur le Bike Shed 2016, j’ai fait la connaissance de Roderick Seibert qui présentait sa superbe Yamaha TW Steel une prépa sur base d’une XV 950.

Bike shed 2016 Fille au guidon pour mag motardes

Roderick c’est le mec qui a fait ce dont on rêve toutes : tout plaquer pour vivre sa passion et … réussir !! En 2014, ce trentenaire Néerlandais avait lâché son boulot d’acheteur pour se lancer dans la préparation. Cela faisait deux ans que ce projet le taraudait alors qu’il passait son temps libre à alléger, modifier, customiser sa moto aux côtés de sa bande de potes. En 2014, il s’est lancé avec ses 9 copains en soutien. Numbnut Motorcycles était né. Deux ans plus tard, et pas moins de 12 préparations à son actif (ou 14 il ne se souvient même plus !!), il était assis là, souriant, épanoui, à la table des grands.

La moto qu’il était venu présenter : un châssis et un bloc moteur de Yamaha XV 950 mais c’est tout ce que vous auriez reconnu de cette dernière. Tout le reste avait été usiné, imaginé, créé de toutes pièces. La moto avait été allégée de 35 kg, son réservoir et sa coque arrière entièrement redessinée en carbone. Le té de fourche supérieur ajouré porte une montre, TW STEEL. A l’avant un tout petit phare en trèfle, à la Van Cleef & Arpel, à l’arrière une selle rouge profond, qui rappelle l’intérieur des Chevrolet d’antan.

Bike shed 2016 : interview d Roderick tw steel

Dans ses tons noir, gris et rouge, la  Yamaha XV 950 TW Steel était puissante et belle tout simplement ! Côté horlogerie : une montre-bracelet au cadran rond, incrusté de carbone, dont le centre ajouré rappelle le disque de frein de sa grande soeur. Elle disposait d’une technologie réservée aux plus grandes, le tourbillon. Un mécanisme très complexe, inventé par français, Abraham Louis Breguet en 1801 (Cocorico !!), qui ne nécessite pas moins de 70 composants dans un tout petit gramme de matière ! Quant à son bracelet, il était en cuir d’Autruche noir cousu de fil du même rouge qui rehaussait les flancs du réservoir la Yamaha.

Ce premier « papier » vous pouvez encore le lire en suivant le lien : http://www.magmotardes.com/bike-shed-2016/

Cela a été un chouette moment pour moi d’interviewer Roderick et d’écrire cet article. Arrivée à la fin, j’ai quand même eu un soucis : comment signer cet article de mon vrai nom quand ce dernier était associé à un univers totalement différent ?

C’est ainsi que j’ai créé Fille Au Guidon, joli pied de nez à Femme Au Volant !

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Rencontre avec Anne-France Dautheville

Livre dédicacé par Anne-France Dautheville Et j ai suivi le vent

Vendredi 6 avril, la soirée de lancement de la saison moto 2018 au BMW Motoloft de Gennevillier fut l’occasion pour moi de rencontrer Anne-France Dautheville.

D’Anne-France Dautheville, je ne connaissais pas grand chose, à part le fait qu’elle avait été la première femme à faire le tour du monde en moto.

Ma surprise fut de taille en rencontrant ce petit bout de femme de 74 ans avec ses beaux cheveux blancs et ses grands yeux verts. Etait-ce vraiment cette femme qui a parcouru la planète en deux-roues alors que si peu de femmes s’aventuraient sur nos routes en moto ?? Oui … Anne-France Dautheville a fait cela a 27 ans, et pas en version Club Med, plutôt en road trip cuir, sueur, mains dans le cambouis, et … sourire malicieux !! Je suis totalement tombée sous le charme de cette sexagénaire à la vie improbable, tout comme mes copines Sandrine et Myriam 🙂

Anne France Dautheville soiree moto loft bmw

Née en 1944 en région Parisienne, Anne-France Dautheville achète sa première mob en mai 68 pour se faufiler dans la capitale malgré les barricades et le métro à l’arrêt.

photo anne france dautheville 1971

En 1971, alors qu’elle vient de quitter son emploi de journaliste, elle s’inscrit pour participer à un raid moto de 4 000 km entre la France et l’Iran, le Raid Orion. Elle est la seule femme des 92 pilotes à prendre le départ sur les champs Elysées en juillet 1972 au guidon de sa … Moto Guzzi 750 !!!!

photo depart raid orion Anne France Dautheville 1972

Anne-France Dautheville ira jusqu’au bout. Plus loin même, car elle continuera son périple avec 11 onze autres pilotes au travers de l’Afghanistan et du Pakistan.

voyage moto anne france dautheville

Parce qu’elle a adoré son voyage et pour boucler le bec à ceux qui disaient qu’elle n’était pas une vraie motarde, elle décide en 1973 de faire un tour du monde au guidon d’une Kawasaki 100 cc.

Ce tour du monde, Anne-France Dautheville va le raconter dans un livre : « Et j’ai suivi le vent »paru en 1975 ». Ce livre a été ré-édité l’année dernière et moi … j’étais complètement passée à côté ! Mais je vais me rattraper !!

Je lui en ai acheté un exemplaire lors de la soirée du Motoloft et Anne-France Dautheville a eu la gentillesse de me le dédicacer. Dès que je l’ai fini, je vous en fais un petit compte-rendu 🙂