
En voyant tous ces motard(e)s bras nus, en short, voir en tongs sur les magnifiques routes de Corse, je ne peux m’empêcher de me dire que certain(e)s d’entre nous ont oublié que l’asphalte reste une matière rugueuse même à 35 degrés 🤨
A celles et ceux qui se disent « je ne roule pas vite, je fais attention, … » j’aimerais pouvoir dire que la moindre glissade, même à 30 km/h, transforme la route en râpe à peau tendre et que les brulures causées par ces frottements sont extrêmement douloureuses et marquent à jamais les membres touchés. Souvenez-vous de vos gamelles en vélo !!! C’est vrai que mettre un blouson, un pantalon, des chaussures montantes quand le soleil tape sur le casque, cela donne chaud. C’est vrai aussi que la plupart du temps, fort heureusement, aucun obstacle ne vient vous couper la route mais … il suffit d’une fois !
Une petite fois où un mec pressé sort du parking de la plage sans regarder, où un enfant maladroit lâche sa bouée et traverse vite pour la récupérer, où un cochon fatigué décide de faire la sieste au milieu de la chaussée et … vite, vous prenez les freins, pas de chance vous étiez un peu sur l’angle, bing la moto se couche. Pas vite, pas spectaculaire mais … scratch … la peau reste sur le bitume et les fibres de votre joli maillot de bain en nylon s’incrustent dans vos chaires … pas glam du tout la séance pince à épiler pour les retirer à l’hopital d’Ajaccio, pas fashion les bandes qui suintes sur les bras et les jambes, pas cool de devoir rester au sec pendant que les autres vont se baigner … pas sympa la fin des vacances en Corse 😔
Moi j’ai la « chance » d’avoir été vite sensibilisée aux conséquences de chutes à vitesse réduite mal équipé. A peine mon premier ER5 en main, j’ai enquillé les km avec ma bande de copains. Nous, on était bien équipé et moi je ralais. J’avais trop chaud sous mon cuir de motardes sur la côte d’azur. Et puis un motard en tee shirt, chemisette et claquettes nous a dépassé avec sa compagne courtement vêtue à l’arrière. Personne ne roulait vite, on était en bord de mer et il y avait du monde. Trop de monde. Une voiture a déboité sans prévenir, la moto s’est couchée et j’ai vu les traces rouges sur le bitume et entendus les cris et les pleurs … On s’est arrêté et on s’est occupé d’eux en attendant les pompiers. J’ai béni mon pote qui me répétait de garder mon équipement sur mon maillot de bain et je me suis jurée de toujours rouler avec les membres couverts d’une matière capable de résister à l’abrasion.Depuis 2000, la technologie a beaucoup évolué et de nombreuses marques proposent désormais des jeans et des blousons de toile avec des fibres en kevlar. Le cuir n’est plus la seule matière capable de vous protéger. Vous pouvez désormais rouler en sécurité sans transpirer alors … profitez en 😁A bon entendeur ✌️












En pôle position, Jennifer Houillet #22 rate son départ et permet à Margaux Wanham #52 de prendre la tête. Première place qu’elle conservera jusqu’à la fin de la course, 13 tours plus tard. Jenny ne se laissera pas démonter pour autant et remontera pour finir en seconde position devant Mélodie Coignard #46.
En catégorie 600 cc, Anne-Louise Floury #3 remporte la course devant Coralie Quentin Grenier #126 et Sandrine Pionetti #98.
On déplore malheureusement plusieurs chutes : celle de Jenny Gilles #176 à la fin du premier tour de chauffe. Elle met à terre Aurelie Hoffmann #14, aussi connu sous le nom de Liv’ Viber. Aurélie s’en sort avec une clavicule cassée et devra sans doute abandonner sa saison pourtant prometteuse. En fin de course, c est au tour d’Anne-Sophie Gonçalves #195 de chuter lourdement. On espère de tout coeur qu’elle se remettra vite.Pour celles qui restent en compétition, le prochain et ultime rendez-vous de la Women’s Cup FFM 2018 sera à Alès du 27 au 30 septembre.














