Publié par Laisser un commentaire

Samedi 14 Mars 2020 : Challenge Women Bike Security à Gennevilliers

Samedi 14 mars prochain, l’UD de la DRIEA des Hauts de Seine organise pour la première fois, une journée 100% motardes. Au travers d’ateliers spécifiques puis d’une balade, le tout encadré par des professionnels, l’objectif du Women Bike Security est de donner, ou redonner, confiance aux motardes qui ne se sentent pas assez à l’aise pour profiter pleinement de leurs machines.

Que nous soyons motardes ou motards, quand on sort du permis, ou qu’on reprend la route après quelques mois d’absence au guidon, nous ne sommes pas vraiment ce qu’on pourrait qualifier de « en pleine bourre ». Les évitements parfaitement exécutés au plateau, les freinages d’urgence sans bloquer les roues, ou juste relever sa moto après une glissade … tout cela on savait le faire nickel le jour J mais après … on oublie, ou on se fait peur une fois et puis on bloque, … bref la route, la vraie, en moto ce n’est pas si facile 😉.

L’Unité Départementale (UD) de la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Equipement et de l’Aménagement (DRIEA) des Hauts de Seine s’est penchée sur la question et propose, aux motardes d’Ile de France, une journée de remise en forme à l’arrivée des beaux jours. Elle se déroulera le samedi 14 mars, à Gennevilliers, une semaine après la Journée Internationale des Droits des Femmes du 8 Mars et sera GRATUITE.

Nom de code : Challenge Women Bike Security (cela devait faire mieux en Anglais 😉)

Au programme :

8h : Briefing

9h : Ateliers pratiques autour de la moto – petits conseils futés des professionnels 🏍

A 12h : déjeuner offert 🥪

A 13h30 : balade dans le Vexin toujours avec des pro histoire de mettre en pratique les acquisitions du matin.

A 17h : remise du « diplôme » de la motarde qui assure 🤗

Certaines d’entre vous nous diront : « mais pourquoi que c est que pour les femmes ?!? ils nous prennent pour quoi ?!? on l a autant que les garçons, nous le permis ?? »

Et nous répondrons qu’il ne faut pas voir le mal partout 🙄 Pas mal de filles galèrent à passer leur permis, souvent à cause d’instructeurs qui ne les aident pas vraiment à prendre confiance au guidon. Avec cette journée, limitée à 50 inscriptions, vous aurez la chance de pouvoir revenir sur des bases mal acquises, poser toutes les questions que vous n’avez pas osé poser et passer une chouette journée ensemble, sans personne pour se moquer de vos fragilités.

Il reste encore quelques places disponibles au Challenge Women Bike Security en particulier si vous êtes adhérentes à Toutes en Moto IDF !! Pour vous inscrire, envoyez un mail à toutesenmotoidf@gmail.com

Pour les autres, toutes les infos sont sur la page FB de l’événement : https://facebook.com/events/s/1er-challenge-women-bike-secur/3416891178352247/?ti=icl

Fille Au Guidon sera sur place pour couvrir cette initiative inédite.

Après la journée au Quai Branly et le défilé Toutes en Moto du 8 Mars, ce sera une nouvelle occasion de se rencontrer et d’échanger sur notre GRANDE passion commune 🤗

A très vite les filles ✌️🏍💋

Inscription au challenge Women bike Security 2020

Publié par Laisser un commentaire

Assoc Motardes : Toutes les Chtis à moto

L’association Toutes les Chtis à Moto propose aux motardes des Hauts de France des cours de mécanique, des balades encadrées et un grand rassemblement annuel en lien avec la journée internationale des droits des Femmes. Le 8 Mars prochain, l’association vous donne rendez-vous à Ecaillon (59 146) pour la 6ième édition.

L’association Toutes les Chtis à Moto est née en 2013 sous l’impulsion de Mony Harley. Cette bikeuse, Parisienne d’origine mais venue s’installer dans les Hauts de France, a eu l’idée de créer une association pour rassembler les motardes du Nord Pas de Calais autour de leur passion.

Chaque mois, l’association organise un atelier mécanique destiné aux femmes. Faire une vidange, vérifier ses pneumatiques, entretenir sa chaine, changer sa batterie ou ses bougies … autant de petites choses qui peuvent se faire seule quand on sait comment s’y prendre. Ces ateliers dont la vocation est de rendre les motardes autonomes sont toujours précédés ou suivis d’un moment d’échange sympa entre filles au guidon : café ou barbecue, selon la saison.

L’association Toutes les Chtis à moto organise des cours de mécanique pour les femmes
Crédits Photos : Toutes les Chtis à Moto

Cette ambiance conviviale se poursuit d’ailleurs sur la route. L’association organise régulièrement des balades moto. Les motardes expérimentées peuvent ainsi soutenir les débutantes. Savoir prendre un virage, freiner sous la pluie ou dans les graviers (bah là faut pas c’est tout), rouler en groupe … ces virées sont l’occasion de progresser en passant un chouette moment.

Rendre les femmes autonomes sur la route n’est pas la seule action de Toutes les Chtis à moto. Chaque année, en soutien à la journée internationale des droits des Femmes, l’association organise aussi un rassemblement qui comptait l’année passée pas loin de 300 motos.

Le rassemblement de Toutes les Chtis en moto est annuel en soutien à une cause féminine
Crédits Photos : Toutes les Chtis à Moto

Cette année, Toutes les Chtis à moto soutient EndoFrance. Cette association lutte contre l’endométriose, maladie qui touche 10% des femmes en âge de procréer, qui provoque des douleurs monstrueuses, qui est encore très mal diagnostiquée et donc mal soignée.

Toutes les Chtis a Moto soutiennent EndoFrance

Le 8 mars prochain, les filles de Toutes les Chtis à Moto vous attendront au centre socioculturel d’Ecaillon à partir de 10h. La balade démarrera à 11h et sera précédée d’une bénédiction par l’abbé Sebastien. Après la balade, vous aurez le loisir de vous restaurer, d’écouter de la musique ou de chiner sur les stands des exposants.

Si ne vous habitez dans le coin, on ne saurait que trop vous recommander d’aller y faire un tour et de faire un max de bruit autour de cet évènement pour que ce 6ième rassemblement soit à nouveau une résussite.

A bon entendeuse 💋✌️🏍

Publié par Un commentaire

Salon de Lyon : rencontre avec Margaux Wanham

Sur le salon du deux-roues de Lyon, nous avons eu le plaisir de rencontrer la talentueuse pilote Française Moto Margaux Wanham et son tout nouveau Gextraordinaire. Sa vie, son oeuvre et sa saison 2020 ? Interview exclusive pour Fille Au Guidon menée d’une main de maître par Myriam alias Mymy Rider 😉

Question : « Bonjour Margaux. Ici tout le monde te connait mais peux-tu nous faire un petit rappel de ce qui t’a amené à devenir la championne que tu es ? »

Réponse : « Bonjour, je m’appelle Margaux Wanham. J’ai commencé la piste en 2012 et attaqué les compétitions dès 2013. Je roule sur route depuis mes 14 ans. Mon père tenait un bar de motards et m’emmenait souvent rouler derrière lui. A 14 ans, mes parents m’ont offert ma première 50 à vitesse. J’ai appris à les passer avec les copains. A 16 ans j’ai passé mon permis 125 et à 18, le permis gros cube. Je roulais très vite sur route, alors je me suis inscrite pour une journée piste et … ça m’a de suite plu. Deux ans plus tard,  avec mes premières payes, je me suis payée ma première moto piste. Si on m’avait dit que je me retrouverai en mondial d’endurance quelques années plus tard, je n’y aurais jamais cru ! »

Margaux Wanham est une pilote moto Française engagé en championnat de France
Crédits Photos : Thomas Benoit.

Q : « Tu n’es donc pas une pilote professionnelle? »

R : « Non. Mon métier est infirmière en psychiatrie carcérale. J’ai une vie à risque mais prudente. »

Q : « Qu’est ce qui caractérise les « pistardes »? »

R : « C’est une question de tempérament. On aime les défis. On est des fonceuses. »

Q : « Quels sont les moments forts de ta carrière ? »

R : « Pour commencer par le moins bon : une belle chute à Magny Cours en roulage lors de ma 1ere année de piste en 2012… Hémorragie interne, fracture de la rate. 6 mois après, j’étais de nouveau les fesses sur la moto ! Pour ce qui est du positif : je peux parler de notre podium avec mon équipe Special Team Ducati, lors de ma 1ere course d’endurance de 24h. Une 1ere place en supertwin en 2017 aux 24h du Mans. Une moto que je ne connaissais pas et que j’ ai découvert directement en course pour mon 1er relais, et qui nous a emmenés au bout, sur la 1ere marche du podium, j’avais des étoiles plein les yeux! Je peux aussi parler de ma victoire en Women’s Cup 2018, ou j’ai été titrée championne de France. Une année superbe passée avec les filles et une belle bagarre tout au long de la saison avec Mélodie Coignard. Après, je vis des moments forts lors de chaque course, principalement en endurance… Ce sont à chaque fois de nombreuses émotions qui nous submergent, tu ris, tu pleures, tu sais même plus quoi faire 😂. »

Margaux Vanham est une pilote moto femme qui participera en 2020 au championnat du monde d’endurance
Crédits Photos : Thomas Benois

Q : « Quels conseils donnerais-tu à une fille qui veut se lancer en compétition piste? »

R : « Il y a de plus en plus de filles qui font de la piste et c’est bien. La Women’s Cup est un super tremplin pour commencer la compétition. Les filles peuvent plus facilement s’intégrer et apprendre pour progresser. Apprendre et après se mesurer aux garçons en championnat mixte comme le Promosport Découverte ou l’Ultimate Cup. J’ai commencé la compétition en 2013. Il n’y avait pas de Championnat féminin à l’époque. En 2015, j’étais la seule fille et j’ai fini 2 fois 3ième avec les garçons. J’ai participé à la première Women’s Cup en 2018. J’y ai bataillé avec Mélodie Coignard. J’ai été sacrée Championne De France. Je ne peux pas y retourner avant 5 ans mais, de toute façon, il n’est pas intéressant pour moi d’y participer de nouveau. Il y a beaucoup trop de différence de niveau. J’avais parfois 1 minute d’avance sur un tour sur la dernière… c’était beaucoup trop dangereux, et je ne peux pas progresser. »

Q : « Il y a t’il une belle solidarité entre filles non ? »

R : « Oui il y a une belle solidarité entre filles. Je me suis fait plein de copines avec la Women’s Cup. De bons liens. Tous les ans on s’organise un week end retrouvailles car nous sommes maintenant dispatchees dans différents championnats. Mais cette solidarité je l’ai aussi avec les garçons ! Ça se passe bien avec eux. Souvent, sur la piste, je suis leur objectif. Ils ne veulent pas finir derrière moi 😁 Mais si j’ai besoin de quoique ce soit ils sont toujours là ! Ils me chouchoutent pas mal et sont vraiment sympas avec moi. Ils savent ce que je vaux sur la piste. »

Margaux Wanham est une pilote féminine Française qui s’attaque à l’ultimate cup en 2020

Crédits Photos : Thomas Benois

Q : « Et tes sponsors ? Comment gère tu ton image avec eux ? »

R : « Beaucoup d’autres pilotes pensent qu’en tant que femme c’est plus facile de trouver des sponsors. C’est plus facile dans le sens où l’on a plus de visibilité, surtout quand on roule bien. Mais il  faut les trouver ! Je me démène beaucoup pour cela. Pour le matériel et les équipements, je suis beaucoup soutenue. Pour trouver des financements, c’est plus compliqué. J’organise d’ailleurs différents événements afin de récupérer des fonds. »

Q : « En avril, tu participeras aux 24 heures motos. Vous n’êtes que 3 féminines Françaises parmi les participants. Pourquoi il y a t’il aussi peu de femmes inscrites ? »

R : « Pour moi c’est une question de niveau. Les qualifications des 24 heures sont de plus en plus compliquées et de plus en plus difficiles. Il faut tourner en 1,42 au Mans et peu y parviennent. Je pense que nous sommes seulement quelques pilotes françaises à pouvoir le faire… Je peux citer Amandine Creusot et Mélodie Coignard (Girl Racing Team). »

Q : « Est-ce qu’il y a un pays qui dénote dans ce constat ? »

R : « Non pas vraiment… mais en Espagne, c’est plus propice pour les femmes. Question de culture. »

Q : « Quels sont tes objectifs pour 2020? »

R : « Je roulais en 1000 Promosport depuis déjà quelques années. En 2020, j’ai décidé d’aller voir autre chose ! Je vais faire l’Ultimate Cup en Hypersport. Moins de courses mais sur de magnifiques circuits et avec du beau monde. Les courses et essais se déroulent du vendredi matin au dimanche midi. Moins de courses, moins de jours à poser à chaque fois, plus facile à gérer sur le planning. J’ai toujours roulé en Promosport. J’ai envie de voir autre chose et de tester les pneus Michelin (obligatoire en ultimate). En plus, l’Ultimate Cup a une meilleure visibilité et c’est bien pour mes sponsors. Je vais aussi faire les 24 heures du Mans avec le même Team que l’année dernière, Mana’au Compétition La Ligue Contre le Cancer, sur une Suzuki qui portera le #57. Je cherche un guidon pour les 12 heures de Magny-Cours et pour le Bol d’Or. »

Q : « Une grosse saison ! »

R : « Une grosse saison oui mais tous les ans c’est la même histoire ! Je me suis aussi mise au motocross il y a un an. Je débute. C’est pas la même discipline. Pas facile mais très sympa et complémentaire pour la piste ! »

Margaux wanham a commencé le motocross en 2019
Crédits Photos : Margaux Wanham

Margaux Waham #52 est une grande pilote moto. Quelques chronos pour vous montrer de quoi elle est capable :

// Lédenon: 1.27
// Carole: 1.03.5
// Magny-Cours: 1.45.07
// Nogaro: 1.33.82
// Le Mans: 1.41.9
// Le Castellet (Bol d’Or): 1.59.4

Elle a commencé la piste en 2012 sur une Daytona 675 avant de rouler pendant 3 saisons en CRB 1000 Honda. Depuis 2016, elle pilote des 1000 GSXR Suzuki. Depuis 2018, Margaux Wanhame est pilote officielle du constructeur.

On lui souhaite de tout coeur une belle saison 2020 en Ultimate Cup avec son nouveau Gextraordinaire 😉.

Gazzzz Margaux 🏍✌️❤️

La pilote moto Française Margaux Wanham etait sur la salon du deux roues de Lyon 2020
Crédits Photos : Mymy Rider

Publié par Laisser un commentaire

Salon de Lyon: le marché du deux-roues en plein forme

Depuis jeudi dernier, le salon du deux-roues de Lyon bat son plein. Plus de 60 000 visiteurs étaient attendus pour cette 27ième édition. Marques, accessoiristes, préparateurs, … les professionnels du secteur ont le sourire. Le marché du deux-roues en France ne s’est jamais aussi bien porté !

Après une année 2019 qui a vu le nombre d’immatriculations de deux-roues grimper de 12%, le mois de janvier continue sur la même lancée. 12 143 nouvelles immatriculations, c’est un joli + 24% dans lequel les motos ne sont pas en reste. Elles représentent 72% des nouvelles acquisitions ! Et ce sont les motos de plus de 125 cc qui tirent le marché en enregistrant un +26%.

L’Himalayan Royal Enfield fait partie des deux roues qui tirent le marché en 2020
Crédits Photos : Royal Enfield

Parmi les constructeurs qui font les plus belles progressions : Royal Enfield +258% avec 240 motos vendues, Moto Guzzi +210% avec 65 et Triump +62% avec 598 immatriculations.

La nouvelle Daytona Triumph boiste le marche du deux roues Francais en 2020
Crédits Photos : Triumph Motorcycles

Suzuki fait un beau +44% avec 405 nouvelles ventes et KTM +30% avec 578. Yamaha en tête des mastodontes du marché avec 19% de part de marché, enregistre un +22%. Honda : 17% de pdm +19%. Kawasaki 10% de pdm en janvier fait un +23%. BMW, 11% de pdm, fait un petit +10%.

Ce qui est marrant c’est que ce sont les grosses cylindrées et les maxi scooters qui drivent cette croissance sur Janvier. Certes le nombre d’immatriculations est boosté par les nouveautés mis à l’essai en concession et il y a beaucoup de grosses cylindrées en nouveautés 2020. Mais avouons le quand même, ces deux-roues qui font croitre le marché en début d’année semblent quand même plus destinés à la route et aux voyages qu’à la ville, non ?!?

La nouvelle cbr 1000 honda est attendu sur le marche du deux roues en France
Nouveau CBR 1000 RR Honda

La recherche de mobilité dans un environnement urbain saturé est, sans doute, un facteur d’achat non négligeable pour un deux-roues. Cependant, il semble quand même que le deux-roues soit toujours en grande partie un marché de passionnés à la recherche de sensation, d’évasion, de liberté et pas uniquement celle de se faufiler dans les bouchons comme certains aiment à le décrire …

A bon entendeur 💋✌️🏍

Publié par Laisser un commentaire

Portrait Pilote : Audrey Dupuy, The Grass Track’s Girl

Elle s’appelle Audrey Dupuy et pratique le Grass Track depuis l’âge de 6 ans. Elle en a 26 maintenant et reste encore la seule Française engagée en compétition. Comment voit-elle son sport ? Que lui apporte cette discipline extrême ? Quels conseils donnerait-elle à celles qui veulent se lancer sur la piste ? Interview tout en passion pour Fille Au Guidon.

Audrey Dupuy est tombée dans le Grass Track à l’âge de 6 ans. Regarder son père tourner sur la piste verte et ocre lui a donné très tôt l’envie d’enfourcher l’un de ces drôles d’engin. Grass Track signifie piste d’herbe. Les adeptes de ce sport moto extrême se défient sur une piste herbeuse (du moins sur les premiers tours) au guidon de motos qui ont la particularité, entre autres, de ne pas avoir de frein et de n’avoir que deux vitesses. Première tu bondis en avant, deuxième t’enquilles et après … tu coupes et tu gères en glissade à chaque virage. Très spectaculaire et très physique, cette discipline a rencontré un franc succès dans le Sud Ouest dès le début des années 30, tout comme le Speedway qu’Audrey Dupuy pratique aussi.

Audrey Dupuy pilite des motos de Grass Track
Crédits Photos : VC Photography

Question : « Bonjour Audrey, tu fais du Grass Track depuis tes 6 ans. Qu’est ce qui t’as attiré dans ce sport? »

Réponse : « Ce qui m’a attiré dans ce sport c’est la glisse et ce fameux départ au start. Cette adrénaline à chaque tour. Cette moto sans frein, alimentée au méthanol, justement ce côté pas comme les autres motos m’a directement attiré. Puis j’ai suivi les traces de mon papa qui pratiquait aussi ce sport. Ma maman dès mon plus jeune âge m’a amené autour des pistes et mes yeux pétillaient. »

Q : « Quels sont les grands défis à relever pour être un bon pilote de Grass Track? »

R : « Je pense que pour être un bon pilote il faut avoir un bon entraînement physique et s’y tenir tout au long de l’année et ne surtout rien lâcher. S’entraîner aussi sur la moto, savoir bien faire les réglages dessus pour gagner en vitesse. »

Q : « Vos motos sont bien particulières. Comment se procure-t’on et entretient-on ce type d’engins ? »

R : « En effet ce sont des motos bien particulières, elles ne possèdent pas de frein et sont alimentées au méthanol. Le speedway, une seule vitesse pas d’amortisseur à l’arrière, le grass track deux vitesses mais cette fois ci avec un amortisseur à l’arrière. Ce sont deux motos différentes. »

Audrey Dupuy est la seule pilote Française de Grass Track
Crédits Photos : Seb GT

Q : »Tu es la seule Française engagée en compétition de Grass Track. Mais pourquoi donc à ton avis ? »

R : « Je suis la seule femme engagée en compétition en France, et je ne saurais répondre à cette question, malheureusement je ne sais pas et pourtant j’aimerais que d’autres femmes franchissent ce pas. »

Q : « Quels sont tes objectifs pour la saison 2020? »

R : « Mes objectifs sont de participer à la ligue de speedway. De faire le championnat de ligue de grass track et de speedway et me placer dans les trois premières places mais je dois avouer que cette année je veux viser le titre. »

Audrey Dupuy vise de podium du championnat de Grass Track en 2020
Crédits Photos : Audrey Dupuy

Q : « Quels conseils donnerais-tu à celles qui veulent se lancer dans la discipline? »

R: « Depuis plusieurs années je me demande pourquoi aucune femme ne veut ou n’ose pas pratiquer ce sport et j’avoue ne pas avoir trouvé de réponse. C’est peut être par peur de ce que les gens penseraient, ou par peur d’affronter que des mecs. J’ai envie de vous dire, à vous toutes, toutes les femmes, que ce sport est aussi fait pour vous, il suffit juste de se préparer physiquement et de s’entraîner au maximum. Osez franchir ce pas, vous aurez une certaine liberté à piloter ce genre de moto qui je le rappelle n’a pas de frein et vous aurez toujours cet esprit de compétition qui prendra le dessus, plus aucune peur de piloter contre ce monde de mecs. Alors venez, accompagnez moi sur ces pistes et roulons ensemble ! »

Gaz Grass’ Girl ✌️🏍💋

Crédits Photos : Audrey Dupuy

Publié par Laisser un commentaire

Dimanche 8 Mars 2020 : Toutes en Moto – 10ième édition

Dimanche 8 Mars 2020, l’Association Toutes en Moto organise son dixième défilé de motardes en soutien à la journée internationale des droits des Femmes. En 10 ans, l’initiative Parisienne d’Annie Yahi et Anne Sixdeniers, soutenue par la sénatrice Michèle André, s’est étendue à tout le territoire. Orléans, Laval, Strasbourg, Nimes, Vichy, Nice, Bordeaux, Lyon, … partout en France, des antennes se sont créées pour venir en aide aux femmes. Retour aux sources à l’occasion de ce bel anniversaire de solidarité motarde ❤️.

Le défilé Toutes en Moto rassemble plus de 2000 motardes chaque année à Paris

L’association Toutes en Moto a vu le jour en janvier 2010. Son objectif : faire écho à la journée internationale des droits des femmes en transmettant l’image d’une femme qui conduit sa vie, libre, indépendante, affranchie des conventions. Le premier rassemblement du 7 mars 2010 comptait 250 motos et 400 femmes qui ont traversé Paris depuis Vincennes jusqu’au Trocadéro.

Michèle André, Sénatrice et ex-Présidente de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes dira alors :

« La moto a toujours représenté, en particulier pour plusieurs générations de jeunes, l’instrument par excellence de la liberté, de l’autonomie et de la découverte du monde. Mais ces merveilleuses machines sont longtemps restées l’apanage des garçons, les filles n’accédant d’abord à cet univers largement masculin qu’avec le statut subalterne de passagères.Avec le projet Toutes en Moto, les motardes prétendent enfin à leur véritable place. Elles affirment qu’elles ne se contentent plus d’apercevoir le monde par-dessus l’épaule de leur compagnon, mais qu’elles sont décidées à affirmer leur liberté et à choisir leur voie, sur la route comme dans la vie »

Nous atténuerons ces propos en rappelant que certaines d’entre nous sont très bien à leurs places de passagères, n’ont aucune envie de passer pilotes et que c’est bien leur droit. Ce qui est à noter, c’est que non seulement c’est leur droit mais surtout leur choix.

En 10 ans, Toutes en Moto, qui était une association parisienne au départ, a fait plein de petits partout en France. L’antenne de Marseille est créée en 2011, suivie en 2012 de celles de Lille, Nantes, Bordeaux et Lyon. En 2013, l’association compte 13 villes et les défilés rassemblent plus de 7 500 motos !!

Toutes en moto soutient les droits des femmes chaque année en défilant partout en France

En 2014, Toutes en Moto va plus loin en organisant un concert en septembre au profit de la lutte contre le cancer du sein et récolte plus de 8 000€ de dons pour l’Institut Curie. Depuis, chaque année, l’association s’associe à des causes féminines.

Toutes en moto apporte plus de 7000€ a l’institut Curie
Crédits Photos : Toutes en Moto

En 2018, ce fut Laurence Fisher, trois fois championne du monde de Karaté, qui, via son association Fight For Dignity, permet à des femmes maltraitées de retrouver confiance en elles.

Toutes en moto soutient Laurence Fisher et son association Fight for dignity
Crédits Photo : Fight For Dignity

L’année dernière, Toutes en Moto soutenait Femmes Solidaires. Cette association majeure de défense des droits des femmes existe depuis 1945. Elle regroupe aujourd’hui 190 relais locaux répartis sur toute la France y compris dans les Dom-Tom. Elle vient en aide tant psychologiquement que physiquement, judiciairement et financièrement à celles qui n’ont plus la force de se battre. Défense de l’égalité des droits homme-femme, de la paix et de la liberté, autant de valeurs fondamentales que portent bien des motardes et en particulier les membres de Toutes en Moto.

Toutes en Moto soutient Femmes solidaires

Ce soutien à Femmes Solidaires sera reconduit cette année.

La moto nous rassemble, la moto nous ressemble. Nous avons la chance, en France, de pouvoir passer le permis, mettre un casque, enfiler nos gants, et rouler seule ou accompagnée. Parfois nous devons subir les moqueries de certains qui n’ont pas encore compris que piloter n’est pas masculin mais ce ne sont que des moqueries, cela ne nous empêche pas de rouler ! Cette chance, nous l’avons aujourd’hui parce que d’autres, avant nous, ce sont battues pour qu’on l’ait. Par devoir de mémoire, et pour soutenir toutes celles qui se battent encore aujourd’hui pour avoir les mêmes droits que les hommes, nous nous devons de soutenir les associations qui continuent la lutte.

Toutes en moto en fait partie. Par le biais de ces antennes régionales, partout en France, grâce aux bénévoles qui s’impliquent, l’association vient en aide à celles qui en ont besoin.

Les soutenir, c’est défiler nous aussi le 8 mars à Paris, ou à Orléans, Laval, Strasbourg, Nîmes, Vichy, Nice, Bordeaux ou Lyon, avec un ballon rose aux couleurs de Femmes Solidaires et de Toutes en Moto, accroché au garde-boue, fières et debout. C’est aussi, dans la mesures de nos moyens, s’acquitter des 15€ annuels d’adhésion qui permettent à chaque antenne d’exister.

On compte sur vous les Filles 💋🏍✌️

Fille Au Guidon soutient toutes en moto

Pour connaitre les points de rassemblement des défilés Toutes en Moto du 8 mars 2020 dans votre ville :

https://www.toutesenmoto.org/index.php?pagename=villes

Lien vers l’adhésion Toutes en Moto :

https://www.toutesenmoto.org/index.php?pagename=soutien

Lien vers l’association Fight For Dignity de Laurence Fischer :

https://www.fightfordignity.net

Lien vers l’association Femmes Solidaires :

https://femmes-solidaires.org

Publié par Laisser un commentaire

Portrait Pilote : Estelle Bleuzé, passion Motocross

Elle s’appelle Estelle Bleuzé, elle a 26 ans et fait du motocross en compétition depuis 4 ans. Le motocross, une discipline moto très sportive, à laquelle peu de femmes se frottent. Pourtant, dimanche dernier, Estelle était sur la plage du Touquet, pour sa quatrième participation à l’Enduropale. Sa vision de ce sport, la place qu’y ont les femmes, les conseils pour bien débuter, réponses dans cette interview sans concession pour Fille Au Guidon.

Question : « Bonjour Estelle. Peux-tu nous raconter comment t’est venue la passion du motocross ? »

Réponse : « Bonjour, je m’appelle Estelle Bleuzé et je suis née à Lilles. Je fais du motocross depuis mes 16 ans. Il y a 4 ans, j’ai fait mon premier Touquet et j’ai adoré. Je me suis lancée et l’année dernière j’ai été sacrée Championne de France des Sables. »

Estelle Bleuzé Championne de France des sables 2019
Crédits Photo : Estelle Bleuzé

Q : « Qu’est ce qui t’a donné envie de faire du motocross ? »

R: « Mon Père en faisait. Il a arrété quand nous sommes nés mais … il a repris depuis qu’on s’y est mis nous aussi 😉. Personnellement, je pratique le motocross car j’aime les défis et j’aime me surpasser et montrer que j’ai les mêmes capacités physiques que les hommes. »

Q : « Sur 1200 inscrits à l’Enduropale cette année, il y avait seulement une poignée de femmes. Quelle est ta vision de la place des femmes dans le motocross ? »

R: « Dans notre région, nous sommes une dizaine. Je pense que les femmes ont tout a fait leur place dans cette discipline. C’est sûr que c’est un sport extrême, il faut se surpasser physiquement et mentalement. Pour réussir, je pense qu’il faut être très motivée et un minimum sportive sinon on abandonne dès le début ! Avant de commencer je dirais qu’il faut beaucoup se muscler et toujours y croire et ne jamais abandonner 👊. »

Estelle Bleuzé motocross feminin france
Crédits Photo : Estelle Bleuzé

Q: « Sur quelle moto roule-tu? »

R: »J’ai toujours roulé sur KTM. Je suis une KTM Girl. Mon beau-père tient la concession KTM Motoland à Seclin. C’est un grand soutien. Truc important pour une fille qui veut commencer : l’idéal c’est d’être bien entourée. Soit par des mécaniciens, soit par d’autres pilotes. »

Estelle Bleuzé pilote motocross
Crédits Photo : Estelle Bleuzé

Q: »Tu viens de finir ton 4ième Enduropale. Que peux-tu nous dire de ta course aujourd’hui? »

R : « C’est dur, comme à chaque fois, mais je ne me suis pas mise la pression. J’étais là pour la finir, pas pour scorer. J’étais détendu et j’en ai profité. Je finis 3ième féminine mais derrière des femmes qui ont fait de l’enduro leur métier. »

Q : « Leur métier ? Que fais-tu toi dans la vie? »

R : « Je suis préparatrice en pharmacie. Je travaille et je m’entraine. Course à pied, natation, vélo et puis les sorties enduros avec les copains. En été, on fait le Championnat de Terre. En Hiver, les terrains deviennent impraticables, on passe sur le Championnat des Sables. Le Touquet en est la dernière course. »

Crédits Photos : MegaTop Photo

Q: « Comment résumerais-tu ta saison 2019? »

R: « Top 🤗 J’ai fait une bonne saison en 2019, j’ai fini toutes les courses et toujours dans le top 3 féminin. Je finis deuxième au général cette année. »

Q :  » Tu es aussi passionnée d’équitation non ? » « Quel parallèle ferais-tu ou pas avec la moto ? »

R : « Oui je suis passionnée d’équitation. J’aime les animaux. Les chevaux me détendent. L’équitation, c’est pour la semaine et la moto, le week-end 😉. »

Q : « Que prévois-tu pour ta saison 2020? »

R : « En 2020 je vais faire le championnat régional Hauts de France Ufolep et aussi participer au super trophée de France. »

On remercie Estelle Bleuzé d’avoir joué le jeu du questions-réponses. Si vous avez envie de vous mettre au Motocross, sachez que la plupart des motoclubs propose des initiations qui vous permettront de faire vos premiers tours de roues sur sable ou sur terre encadrées et en sécurité.

Crédits photo : Estelle Bleuzé

Publié par Un commentaire

Portrait Pilote : Justine Pedemonte

Justine Pedemonte a seulement 13 ans et déjà un joli palmarès moto derrière elle. Soutenue par sa famille, ses amis et ses sponsors, elle se lance dans le Championnat de France PromoSport 400 pour cette saison 2020. Interview tout en douceur et conviction pour Fille Au Guidon.

Justine Pedemonte, jeune Niçoise de 13 ans, passe beaucoup de temps un casque sur la tête. Comme tous les ados ? Non, son casque à elle ne permet d’écouter qu’une seule musique, celle des décibels de son moteur.

Avec un papa passionné de courses moto, ancien champion de Rallyes et de courses de côte, qui s’est frotté au Championnat de France Superbike et qui a même fait le bol d’or, Justine Pedemonte a la moto dans le sang. Depuis ses 9 ans, elle pilote. Après quelques tours de roues en PW 50, puis en Bastos 80, elle se lance en championnat de France 25 Power en 2017 au guidon d’une NSF 100 Honda.

Justine Pedemonte pilote femme 13 ans
Crédits Photos : Justine Pedemonte

En 2018, elle a été sacrée Championne 25 Power Occitanie. En 2019, elle a participé au Championnat Italien CIV Junior au guidon d’une Ohvale.

Maintenant, la voilà engagée en catégorie 400 pour le Championnat de France Promosport avec comme coatch le pilote Français Adrien Morillas. Au guidon de sa Kawasaki, Justine affrontera les autres pilotes dès le 3 Avril sur le circuit de Ledenon.

Justine Pedemonte, la relève
Crédits Photos : Justine Pedemonte

Comment lui est venu le virus ? Quelles étapes a-t’elle déjà franchi ? Quels sont ses objectifs ? Interview d’une fille au guidon hors normes :

Question : « Comment a commencé ton aventure moto? »

Réponse : « J’ai commencé à faire de la moto en 2016 à 9 ans. Je suis allée voir mon père faire une course de côte avec des amis et cela m’a donné envie. J’ai commencé en septembre 2016 sur un PW 50, puis une Bastos 80 en janvier 2017 et papa m’a offert une NSF 100 en mars. J’ai adoré la NSF ! Du coup, j’ai fait quelques courses du Championnat de France 25 Power pour lesquelles j’ai toujours été classée dans le top 7.

J’ai décidé de faire un championat complet en 2018 avec la NSF 100. J’ai fait le 25 Power Occitanie que j’ai gagné dans ma catégorie. J’ai été titrée Championne 😏

En 2019, pour que j’apprenne un maximum, je suis allée faire le CIV Junior en Italie avec une Ohvale 160. Super championnat !! mais j’ai pas pu faire la dernière course car je suis tombée en essais qualifs et je me suis cassée le pied🙃

En juillet 2019, j’ai été sélectionnée par Yamaha pour faire le BluCruCamp avec Christophe Guyot. »

Q : « Tes projets pour cette année ? »

R : « Cette année 2020, je vais faire le promosport 400 avec une ninja kawasaki. Je peux pas faire le superbike car je suis trop jeune 😰. J’espère que je serai à la hauteur car mon objectif est d’être dans le top 5.

Q : « Comment te prépares-tu à un tel championnat ? »

R : « Je m’entraîne dur, Je fais du vélo et de la course à pied. Mon entraîneur est Adrien Morillas. »

Justine Pedemonte course jeune pilote moto
Crédits Photos : Justine Pedemonte

Q : « Et après le Championnat de France ? »

R : « Mon objectif futur : faire des championnats de plus en plus relevés et pourquoi pas l’Europe et le Mondial dans l’avenir.

Je veux que mon métier plus tard soit pilote moto. Je travaille à l’école et j’ai pris 2 langues étrangères en 6ème pour m’aider sur les circuits (Anglais et Italien). Pourquoi pas Espagnol ensuite 😉😉 »

Crédits Photos : Justine Pedemonte

Justine Pedemonte a l’ambition, la force de travail et l’entourage qui font des espoirs une réalité. Vous pouvez la soutenir en vous abonnant à sa page FaceBook et pourquoi pas, en devant l’un de ses super fans. Nous, on ne vous cache pas que c’est déjà fait 😉.

Mascotte Justine Pedemonte

Calendrier des Coupes de France Promosport 2020 :

– Circuit de Ledenon du 3 au 5 avril

– Circuit Carole du 1er au 3 Mai

– Circuit de Croix en Ternois du 29 au 31 Mai

– Circuit Arno du 19 au 21 juin

– Circuit du Mans de 17 au 19 juillet

– Circuit de Nevers Magny Cours du 31 juillet au 2 Aout

– Circuit de Nogaro du 28 au 30 Aout

– Anneau du Rhin du 3 au 4 octobre

Publié par Laisser un commentaire

Ana Carrasco : piloter n’est ni masculin, ni féminin

« Piloter n’est ni masculin, ni féminin, c’est une question de technique et de savoir faire ». Ana Carrasco, Championne du Monde Superbike 300 en 2018 répond au journaliste Daniel G Lifona, du magazine Espagnol Marca. L’interview en Castillan est paru hier et nous nous sommes faites un plaisir de vous la traduire. Une belle leçon de calme et de conviction de la part de cette championne qui, effectivement, ouvre le champs des possible aux autres. Merci Ana ❤️

Question : « Pourquoi y a t’il si peu de femmes qui soient pilotes de moto ? »

Réponse : « Parce que historiquement c’était un sport d’homme, ça c’est clair. Tout est histoire de chiffres, parce qu’il y a beaucoup plus de petits garçons que de petites filles qui commencent, les garçons ont plus de possibilité d’arriver en haut. Quand j’ai commencé, nous n’étions que trois ou quatre filles en Espagne. Avec tout ce que nous allons réussir, la carrière va se féminiser, il y a beaucoup de filles qui ont envie de courir et je pense que dans quelques années, le nombre de femmes augmentera. Pour l’instant nous allons de l’avant et c’est déjà bien. Je suis sure qu’en obtenant de bons résultats je permets aux autres que ce soit un peu plus facile. »

Q : « Avec aussi peu de femmes dans la compétition, c’est presque un miracle d’être arrivée aussi loin »

R : « Chacun, au delà d’être un homme ou une femme, possède un talent, une force de travail et plein de choses en lui. Etre bon ou mauvais dépend de beaucoup de choses, aussi je crois que j’ai eu la chance d’avoir les soutiens nécessaires à chaque moment et j’ai beaucoup travailler pour y arriver. Je fait partie des rares chanceuses qui courent en Championnat du Monde. »

Q : « Préfères-tu être passagère ou pilote ? »

R : « Je ne sais pas être passagère, je préfère piloter. »

Q : La moto a t’elle un côté féminin?

R : « Ni féminin, ni masculin. La moto est un véhicule et nous sommes ceux qui le dirigeons. Piloter n’est ni féminin, ni masculin, c’est une question de technique et de savoir faire. »

Q : « Vois tu toujours des mines stupéfaites quand tu descends de la moto et que tu enlèves ton casque ? »

R : « Je crois que non. Cela fait longtemps que j’ai dépassé tout cela. Aujourd’hui je suis un des pilotes de référence dans la compétition, tout le monde sait qui je suis et je suis dans les points à chaque course. Cela ne surprend plus que nous nous battions pour gagner. Il y a quelques années, quand j’ai commencé le Championnat du Monde, ça pouvait paraitre étrange, mais maintenant c’est normal pour tout le monde. »

Q : « Et sur la route, c’est la même chose? »

R : « Je ne vais pas sur la route en moto. »

Q : « Et pourquoi pas ? »

R : « Parce que j’ai une autre approche de la moto. Je monte sur une moto pour faire la course et aller vite, la route n’est pas faite pour cela. Le mieux pour ceux qui veulent faire la course, c’est d’aller sur un circuit et ainsi de ne pas prendre de risques inutiles. »

Q : « La voiture est elle le grand ennemi de la moto ? »

R : « Sur la route oui. Je trouve que rouler en moto sur la route est très dangereux, parce que tu dépends de plein de choses, de plein de gens et que les routes ne sont pas faites pour amortir les chutes. C’est important qu’on soit tous conscients, autant les motards que les automobilistes, du fait que la moto est la plus fragile. En cas de problème, c’est toujours la moto qui sera perdante. »

Q : « Et que penses tu des glissières de sécurité? »

R : « C’est l’un des grands problèmes du motard. Petit à petit les choses iront en s’arrangeant mais la route n’est pas faite pour tomber : il y a des glissières, des bordures, des arbres et énormément d’autres obstacles. En moto, le choc tue. »

Q : « Quelle a été ta plus grande peur ? »

R : « En compétition, on n’a pas peur parce que tomber fait partie de l’apprentissage. On cherche à trouver la limite et on tombe souvent. Le pire ce sont les blessures. J’ai une fracture au coude, une autre à l’épaule et aussi une à la clavicule suite à mes chutes. Les blessures sont la partie laide du sport. Et pour la route, je n’y vais pas en moto. »

Q : « Même pas en ville ? »

R : « Ni sur la route, ni en ville. Je suppose que c’est une question d’habitude. J’utilise la moto seulement en compétition, sur la route je roule en voiture. Je voyage beaucoup en train, en avion, je n’arrête pas de bouger mais la moto, je n’ai pas l’habitude de l’utiliser parce que je considère cela dangereux. Tu dépends de beaucoup de gens, de beaucoup de situations et, en tant que sportif, tu ne peux pas prendre le risque qu’il se passe quelque chose. »

Q : « Penses-tu que les femmes conduisent moins bien que les hommes ou qu’elles sont plus prudentes ? »

R : « Je ne crois pas que les femmes conduisent moins bien. Etre prudent sur la route est une vertu, pas un défaut. Les hommes paraissent plus courageux mais ont plus d’accidents et beaucoup plus de contretemps. Etre prudent est le mieux que tu puisses faire pour conduire en sécurité et qu’il ne t’arrive rien. »

Q : « Quel est le meilleur âge pour commencer la moto? »

R : « L’âge minimum du permis est 16 ans et c’est parfait pour commencer à rouler en moto. Si tu passes le permis jeune et que tu commences par de petites motos, tu peux prendre de l’expérience et ensuite changer de modèle. Une des erreurs que commette la plupart des gens c’est de passer le permis quand ils sont majeurs et commencer sur une grosse moto. La base pour conduire en sécurité c’est de très bien maitriser sa moto et ça se fait petit à petit en commençant d’abord par de petites motos. »

Q : « Mais toi, tu as commencé bien avant cela non ? »

R : « J’ai commencé à 3 ans. Quelque soit le sport de compétition, avec l’objectif d’aller au niveau mondial, il faut commencer très jeune, passer par de nombreuses catégories, et prendre un maximum d’expérience. La moto est comme tous les autres sports, les jeunes garçons commencent le foot, le basket, ou le tennis à trois ou quatre ans. Pour les motos, c’est pareil. Si tu veux apprendre, engranger de l’expérience et être prêt à courir en Championnat du Monde à 16 ans, tu dois commencer jeune et apprendre tout ce qui est possible avant. »

Q : « Que dirai-tu à une personne de 30 ou 40 ans, avec peu d’expérience, qui veux se mettre au deux-roues ? »

R : « Qu’il faut être prudent. Avoir une grosse moto, c’est super mais il vaut toujours mieux commencer avec une 600 pendant deux ans pour acquérir de l’expérience que commencer directement avec une 1000. Il faut avoir conscience que ces motos sont très puissantes, qu’elles vont vite, et que quand tu démarres de zéro, c’est normal qu’au début ce soit dur. C’est plus facile de réussir avec plus petit pour apprendre et n’avoir aucun soucis sur la route. »

Pour lire l’interview originale : https://www.marca.com/motor/modelos-coches/2020/01/27/5e2ebe3b268e3e57538b45b7.html

Publié par Laisser un commentaire

Bol ou pas : est-ce que ça ne concerne que toi?

Il y a quelques semaines, nous avions posté sur notre page une photo mettant en avant un intégral. Plus sûr en cas de chute, plus chaud, ce type de casque nous paraissait plus approprié que jamais pour la saison.

Pourtant certaines d’entre nous, continuent de penser que le bol est mieux : plus stylé, plus pratique, … Mais au delà du choix de chacune, quels sont les impacts sur les autres ?

Côté sécurité, c’est à une étude Américaine menée entre 1976 et 1981 que l’on doit les fameuses statistiques que vous trouvez sur la toile.

zone impact casque moto en cas de chute

Cette étude, connue sous le nom de Hurt Report (professeur Harry Hurt), a été initiée par le département en charge de la sécurité des autoroutes Américaines en 1976. Elle porte sur l’analyse des données de 900 accidents de motards et montre, entre autres choses, qu’en cas de chute en moto, on tombe rarement la tête en arrière 🤔.

Si vous regardez le schéma ci-dessous, vous pourrez calculer que la probabilité de toucher de l’avant est de 67,10% dont 32,6% sur la mâchoire 😱.

La moto, c’est dangereux, on le sait. Qu’on risque de tomber, on le sait aussi mais combien d’entre nous savent qu’elles ont plus de chances de tomber sur le sol la tête en avant ? Et que la petite zone de la mâchoire concentre, à elle seule, plus de la moitié des points d’impact ?

Etude Hurt Rapport - zone impact casque moto en cas de chute

« Et alors ? », écrirons certaines. « Si j’ai envie de prendre le risque, ça ne regarde que moi !! ».

Pas tout à fait en fait. En France, aucun pompier, ambulancier, chirurgien, infirmier, … ne vous laissera au sol, les dents sur la chaussée, parce que vous avez absolument voulu rouler avec un jet ouvert sur la tête ! Ces casques étant homologués pour la conduite sur route, vous avez tout à fait le droit de les porter.

Eux, n’ont pas le choix. Ils ont le devoir de vous aider. Pourtant, ils auraient préféré que vous portiez un intégral et que vos séquelles soient moins importantes. Au delà de la tristesse ressentie à la vue d’un aussi beau visage que le votre défigurée à jamais, quand ils vous prendront en charge, ils passeront plus de temps sur votre intervention. Des urgences, il y en a toutes les secondes. Plus ils sont efficaces, plus ils peuvent sauver de vies.

Par respect pour ceux qui nous ramassent et nous réparent quand c’est possible, ne devrions-nous pas être un peu plus prudentes, au moins concernant notre équipement ?

Casque Integral Fille Au Guidon

Publié par Laisser un commentaire

Street Triple 2020 : soulagement chez les A2, la 600 S reste au catalogue.

Alors que la nouvelle Street Triple RS arrive sur le marché Français, Triumph rassure les nouveaux permis en maintenant à son catalogue la version 600 S.

La Street Triple 600 S a la même tête que sa puissante soeur, mais elle, elle est accessible aux permis A2 🤗.

660 cm3, 47,6 chevaux débridables à 95, 81cm de hauteur de selle et seulement 165 kg … voilà une belle monture pour les nouvelles Filles Au Guidon 😉.

Tableau de bord avec écran LCD, ABS et antipatinage réglables (et déconnectables) sur deux modes de conduite : sec ou mouillé, nouveaux feux leds, elle est disponible à partir de 8 700€ dans les concessions Triumph.

Vous pouvez aussi en trouver d’occasion à partir de 7000€ 😉.

Et pour l’essayer, c’est par ici : https://m.triumphmotorcycles.fr/bikes/test-ride?sc_device=mobile

Publié par Laisser un commentaire

FSBK 2020 : Lucie Boudesseul revient en championnat

Lucie Boudesseul, la jeune pilote française, revient sur le devant de la scène moto en 2020. Au guidon de sa Kawasaki 400, préparé par Dafy Moto La Rochelle, elle se prépare pour une belle saison en catégorie SSP 300 au championnat de France Superbike.

Lucie Boudesseul a seulement 16 ans et déjà un beau palmarès derrière elle. Après quelques courses moto en endurance en début d’année 2018, elle avait rapidement été repérée. Sélectionnée par plusieurs teams pour participer au championnat moto Espagnol, elle avait préféré s’attaquer au championnat de France Superbike 300 en 2019 (voir notre article d’aout dernier).

Lucie Boudesseul, pilote moto femme SSP 300 championnat de France Superbike 2020

Bien que sa saison 2019 ait été écourtée par une grosse chute à l’entrainement en juin, elle termine tout de même 15ième au général.

En 2020, Lucie Boudesseul revient avec la ferme intention de gagner le championnat de France Superbike en catégorie SSP 300.

Avant d’attaquer les roulages et les premières courses, comme tous les pilotes, elle lève les fonds nécessaires au financement de sa saison moto 2020. En tant que particuliers, vous pouvez la soutenir financièrement en faisant un don à l’association LB Motorsport mais aussi en communiquant son dossier au service sponsoring de l’entreprise dans laquelle vous travaillez. Lucie Boudesseul porte haut les valeurs du courage, de la ténacité, de l’engagement, le tout au féminin. Votre société pourrait souhaiter associer son image à la sienne en devenant sponsor.

Lucie Boudesseul a 15 ans est deja une grande pilote moto engagée dans le championnat de France SSP 300

Lucie fait partie des athlètes qui nous ont transmis leur dossier de sponsoring. Fille Au Guidon est fière de s’associer à sa saison 2020.

Si vous souhaitez recevoir son dossier : n’hésitez pas à nous le demander via contact@filleauguidon.com

Publié par Laisser un commentaire

Permis Moto : ce qui va changer en 2020

Un code spécifique, une épreuve plateau plus fluide et une circu plus longue, découvrez ce qui attend les futures Filles Au Guidon au permis moto en 2020

Au départ rien ne change en 2020, pour les apprentis motardes. Pour décrocher le permis moto, il faut d’abord réussir son code.

Cependant, à partir du premier trimestre 2020, à l’épreuve générale qui sera obligatoire pour tous les conducteurs, viendra s’ajouter une épreuve spécifique aux deux-roues, l’épreuve théorique moto (ETM). Vérifications techniques, gestion des situations à risque, trajectoires, ainsi que tous les points réglementaires liés à la moto, il vous faudra répondre correctement à 35 questions sur les 40 posées pour obtenir ce nouveau code « moto ».

Côté plateau, les épreuves du lent, de l’évitement, du freinage d’urgence et de la conduite avec ou sans passager, se feront sur UN seul et même parcours au cours duquel vous aurez le droit de poser 3 fois le pied par terre. Les causes d’élimination restent les mêmes : chute, freinage roue arrière levée, erreur de parcours ou dépassement du temps. En cas d’échec, une deuxième tentative sera possible. Plus de fiches ou de poussette pour le nouveau permis moto ! Les premières seront remplacées par l’épreuve du code « moto » et la seconde basculera sur la circu.

Côté circu justement, l’épreuve sera rallongée de 10 minutes. En plus du respect du code de la route, elle portera aussi sur votre façon de piloter et plus particulièrement votre façon de prendre vos virages. Positionnement sur la route, visibilité, allure, entrée et sortie de virage seront déterminantes dans l’obtention de ce nouveau permis moto.

En résumer : le permis moto en 2020 c’est un code spécifique à passer en plus du code général, un plateau plus fluide mais avec moins de droit à la faute et une circu plus longue mais qui tient compte pour la première fois aussi du pilotage.

Publié par Laisser un commentaire

Carabalade de Noël 2019 : plus de 1500 motards pour la 17 ième édition Parisienne

Carabalade de Noël 2019 : plus de 1500 motards et motardes, déguisés en Père et Mère Noël ont participé à la 17ième édition Parisienne.

Ce 19 décembre 2019, comme chaque dernier jeudi avant Noël depuis 17 ans, les rues de la capitale ont vrombi à l’appel des Caramotards.

Née d’une virée moto entre potes dans les rues Parisiennes illuminées, la Carabalade de Noël est devenue un évènement incontournable de la famille motarde.

Départ de la Carabalade 2019 à Bastille Paris
Crédits Photos : Motards de France

Depuis 2002, le rassemblement rouge et blanc part de Bastille pour rejoindre le Trocadéro. Là, les motard(e)s au grand coeur déposent dans les camions des Sapeurs Pompiers, tous les cadeaux qu’ils ont réussi à mettre dans leurs sacoches pour l’Oeuvre des Pupilles des Orphelins des Sapeurs Pompiers de France. D’une centaine de participants en 2002, notre nombre a dépassé les 1 500 cette année malgré la pluie et les bouchons que nous avions dû affronter toute la journée.

Crédits Photos : Motards de France

Ambiance bon-enfant, déguisements délirants, la Carabalade est un chouette moment pour tous les participants ainsi que pour les passants qui voient débouler ce drôle de cortège bariolé sur leur chemin. ok on est parfois un peu bruyants avec nos appels de pot et nos klaxons mais les sourires et les saluts restent toujours plus nombreux que les posts de quelques ronchons.

Crédits Photos : Motards de France

Ce grand mouvement de solidarité motarde s’est étendu à plein d’autres villes en France : Rennes, Montpellier, Bordeaux, Toulouse … Pendant la semaine qui précède Noël, des associations de Motards organisent des rassemblements similaires au profit de belles causes.

Comme Caroline, les Filles Au Guidon étaient nombreuses à participer à l’évènement Parisien.

Crédits Photos : Caroline

Détail qui a son importance si vous souhaitez participer à une Carabalade, en plus du don et du déguisement, vérifier votre embrayage avant de partir 😉✌️🏍

Crédits Photo Première Photo : Motards de France MDF

Publié par Laisser un commentaire

Circuit Carole : 40 ans d’histoire célébrés ce week-end

Ce week-end, le circuit Carole fêtait ses 40 ans. L’occasion de revenir sur l’histoire, et les histoires, de cette piste unique.

Crédits Photos : Circuit Carole

Le circuit Carole a vu le jour le 1er décembre 1979. Avant sa construction, les motards d’Ile de France organisaient leurs courses sans circuit, donc sans infrastructures. Ces compétitions illégales coutaient la vie à de nombreux pilotes chaque année. La Mutuelle des Motards en dénombrait 18 entre 1974 et 1977.

En septembre 1977, Carole Le Fol trouve la mort en tant que passagère d’un pilote qui rejoignait l’un des points de ralliement. Elle n’avait que 18 ans. Ce terrible accident fut à l’origine d’une mobilisation motarde sans précédent. Avec l’aide de quelques personnalités comme Yves Mourousi, elle aboutit, fin 1978, à l’accord du gouvernement pour la construction d’une piste moto sécurisée en région Parisienne.

La commune de Tremblay en France accepte alors de céder temporairement l’un de ses terrains pour héberger le circuit qui voit le jour le 1er décembre 1979.

Crédits photos : Circuit Carole

En 1983, le temporaire s’inscrivant dans la durée, un bail est établi entre la commune et le Conseil Général de Seine Saint Denis qui assure la gestion et l’entretien du Circuit Carole.

Roulages gratuits et compétitions officielles, le ton est donné. Tous les motards de France s’y donnent rendez-vous tous les week-ends.

Crédits Photo : Circuit Carole

Entretenir une piste coute cher, trop cher pour le Conseil Général. En 2012, le gouvernement confie cette mission à la Fédération Française de Motocyclisme (FFM) qui, depuis, en assure la gestion.

Carole est le seul circuit d’Europe a proposer des roulages gratuits tout en accueillant des compétitions moto nationales et internationales. Ses 2 km de piste et ses 8 virages semblent peut être trop petits (ou trop techniques 😜) pour certains mais pour plein d’autres, ils sont un terrain de jeu, d’entrainement et parfois un tremplin vers les pro.

Crédits Photo : Circuit Carole

Le circuit Carole est située sur une zone très (trop) prisée maintenant. Il serait tentant de l’éloigner au bout des pistes de Roissy et c’est sans doute ce qui arrivera si nous, les motards d’Ile de France, nous oublions pourquoi ce circuit existe.

A bon entendeur 💋🏍✌️

Publié par Laisser un commentaire

Black Fag’Day

Bon … avouons-le, chez Fille Au Guidon, on s’est nous aussi posé la question : Black Friday ou pas Black Friday 🤔 ??

Réponse : bah en fait, on ne peut pas !!!

Les fringues que vous trouvez sur http://www.filleauguidon.com, ou chez nos revendeurs, ont été développées spécifiquement pour les motardes. Coton bio haute densité, tenue parfaite dans le temps, coupe près du corps pour ne pas gêner vos mouvements, bref top qualité parce que, quand on roule, on a besoin de fringues chouettes ET confortables.

Une qualité pareille a un prix bien plus élevé que ce que vous pouvez trouver en général dans le commerce. Comme le but de notre marque est que toutes les motardes puissent rouler avec nos vêtements, on pratique les prix du marché et donc on a des marges bien en dessous des standards de l’habillement. Du coup, toute l’année vous pouvez acheter nos habits au juste prix mais sans les offres de dingues que peuvent proposer nos confrères 🙄.

Pour les promos, on vous propose les fins de collection que vous pouvez trouver dans la rubrique :

https://filleauguidon.com/motarde-equipement/promo-motardes/

C’est peut être à côté de la plaque … mais ça, c’est à vous de nous le dire 😉

Bonne fin de semaine les filles 💋🏍✌️

Publié par Un commentaire

Rondes au guidon et fières de l’être

Stop aux idées reçues : en Motardie, 48% des femmes portent des tailles supérieures à M. Peut-être serait-il temps d’en tenir compte dans les rayons non ? 🤔

Lorsque vous passez votre permis moto, et que vous êtes une femme, l’une des premières épreuves qui vous attend est … de trouver l’équipement adapté à votre nouvelle vie de motarde !

Fille au guidon

Même si nous sommes maintenant plus de 400 000 à rouler en deux-roues en France, et que nous représentons 30% des nouveaux permis, l’offre en équipement féminin moto est, encore bien souvent, trop courte pour répondre à nos besoins.

Blousons, chaussures, vêtements, tant que vous êtes dans les standards S, M, L, ça passe mais si vous avez le malheur de tailler du XS, du XL ou du XXL … c’est le désert 😫.

Rondes au guidon

Pourtant, d’après notre dernier sondage sur le groupe FB Filles Au Guidon, 47% des motardes s’habillent au delà de la taille M !!

Petit aperçu des résultats par taille :

XS : 6%

S : 7%

M : 39%

L : 29%

XL : 12%

XXL : 7%

Voilà !! Chez les motardes, il y a autant de filles en S qu’en XXL et pourtant, on ne trouve jamais de XXL dans les rayons femmes des accessoiristes motos.

Pour que cela change, il faut que les marques développent des produits en grandes tailles ET que les vendeurs les proposent dans leurs boutiques.

Fille Au Guidon comportait déjà plusieurs modèles de vêtements du XS au XL. A compter du 25 novembre, nous serons aussi capables de vous fournir en XXL 🤗.

vetement moto femme xl et xxl

A vous de jouer maintenant pour que ces produits arrivent jusque dans votre concession préférée ! N’hésitez plus à demander les marques, les modèles et les tailles dont vous avez besoin. Vous représentez 30% des clients de leur boutique, ils vous écouteront 😉

En attendant qu’ils nous passent leurs commandes, vous pouvez vous faire livrer nos grandes tailles en suivant le lien ci-après :

https://filleauguidon.com/motarde-equipement/vetements-moto-femme-grandes-tailles/

Tee-shirts manches courtes ou longues, sweats avec ou sans capuche, avec ou sans zip, avec ou sans moumoute, tout ce que propose Fille Au Guidon a été spécialement développé pour les motardes et en plus, c’est bio et fair trade ❤️

Et, pour participer au développement de la marque, rejoignez le groupe FB Filles Au Guidon (réservées aux filles, pilotes ou passagères, mais aux filles exclusivement 😉)

Publié par Laisser un commentaire

Halloween et les motards

Chaque 31 octobre, veille de Toussaints, nous sommes nombreux à fêter Halloween. Au delà du folklore, pour nous, les motards, cette fête prend une dimension particulière.

halloween version motards
Crédits Photo insta : @Top_bikes_and_girls

Halloween, contrairement aux idées reçues, trouve sa source bien au delà du centre commercial d’à côté. En pays Celtique, que ce soit en Irlande et même en Bretagne (home sweet home), nous rendons hommage à nos morts la veille du 1er novembre depuis la nuit des temps.

Chaque 31 octobre, la coutume voulait que l’on dépose des offrandes pour les disparus qui reviendraient nous rendre visite à l’occasion du solstice d’hiver. Ce n’est qu’après la grande famine de 1850 que cette tradition est arrivée sur le continent Américain via les Irlandais qui fuyaient leur pays. S’en est suivi la citrouille et le orange et … puis tout le folklore commercial qui ravie certains et fait râler les autres 🎃

Dans la communauté motarde, vous avouerez qu’on a de grands grands fans d’Halloween.

Les motardes fetent halloween partout dans le monde
Crédits Photo Insta : @bobber_custombike

Tenues extravagantes, motos délirantes, pour certains d’entre nous, Halloween est un moment de lâchage total.

Pour les autres, pour une fois, pas besoin de se changer en arrivant à la soirée, ils sont déjà vêtus de cuir noir de la tête au pied 😜

les motardes se deguisent pour halloween
Crédits Photo Insta : @bobber_custombike

Publié par Un commentaire

Mumu, 77 ans, la moto dans la peau

Alors que j’étais venu vous présenter la collection Fille Au Guidon sur le Festival Luynes à l’assaut de l’Amérique, en septembre dernier, j’ai fait la rencontre d’une motarde peu ordinaire. Annick, Mumu de son petit nom, a 77 ans et depuis 47 ans, c’est elle qui pilote !

Le 14 septembre dernier, ma pomme et mes tee-shirts étions sur le Festival Luynes à l’assaut de l’Amérique. Ce rassemblement incroyable de fans de la culture US est devenu un incontournable dans la région Touraine. Depuis 5 ans, les Narvalo’s Bikers convient plus de 44 000 personnes à venir danser, chanter, manger et admirer Mustangs, Indians, Harley, et Boss Hoss avec en prime une tripotée de shows et d’animations. C’est juste génial.

En ce samedi 14 septembre matin, j’étais sur mon stand à côté de mes amis de Boss Hoss France, quand tout à coup, je vois débouler à toute berzingue sur sa trottinette électrique, Annick dite Mumu. La petite dame, pleine de peps, entame la discussion.

Elle a 77 ans, des cheveux blancs et un sourire à décrocher la lune. Et en plus, c’est une motarde !!! Elle a longtemps roulé sur son trail Honda 125 avant de décider, en 1982, de passer son permis gros cube suite à une chute avec son mari comme pilote. En 40 ans, elle en a eu des motos Mumu !! Honda, Yamaha, Harley, elle ne se souvient même plus de tous les modèles.

Fan de motos, elle est allée deux fois à Daytona, en 1990 et 1992, « incroyable cet endroit !! des motos partout !!! » Elle y à même rencontré Johnny. Depuis toujours, elle passe beaucoup de temps dans son motoclub de Huisme et, depuis 10 ans, elle est commissaire de piste au Vigeant et à Magny-Cours.

Les années passants, elle a lâché les gros cubes pour revenir à une petite 125 custom. Et puis cette année, elle a décidé qu’il était temps de … passer au quad !!! Et bien oui !!! C’est presque pareil après tout !!!

Ses motos maintenant ornent son salon et son nouveau jouet, sa trottinette électrique, la fait bien marrer.

Son message à toutes les nouvelles Filles Au Guidon :

 » J’encourage les femmes a passer leur permis malgré les machos. La moto, c’est la liberté !!! »

On est bien d’accord Mumu !!! Longue et heureuse vie à toi ❤️

Mumu motarde de 77 ans

Publié par Laisser un commentaire

WSSP 300 : Ana Carrasco gagne à Magny Cours mais perd son titre

A Magny-Cours, ce week-end, Ana Carrasco, Championne du Monde 2018 SSP 300, a fait une superbe course la menant sur la 1ière marche du podium. Un finish en beauté pour la pilote féminine Espagnole qui perd cependant son titre au profit de Manu Gonzales.

Ce week-end avait lieu la dernière manche du Championnat du Monde Superbike saison 2019, à Magny-Cours. Nous, nous suivions avec attention la catégorie 300 où courraient cette année Ana Carrasco, Championne du Monde en titre 2018 et Steffie Naud, la seule pilote féminine Française.

D’après les prévisions météorologiques, cette course finale devait se dérouler sous la pluie. Pour les qualifications, les pilotes n’ont pas été déçus ! Un circuit particulièrement technique + la pluie, le week-end s’annonçait éprouvant. Il l’a d’autant plus été que, finalement, les courses se sont déroulées sur une piste séchante voir casi sèche.

Partie en seconde position, Ana Carrasco s’est battue pour prendre la tête malgré un peloton très serré et des assaillants très nombreux. Elle se fait passer, elle repasse !!! Elle n’a rien lâché dans cette course et pourtant peu de médias ont relayé sa performance, préférant se concentrer sur le nouveau champion du monde : Manu Gonzales, compatriote brillant de 17 ans seulement.

C’est vrai que « ManuGass » a fait une saison de dingue et qu’on salut tous son travail mais quand même … Elle était belle ta course Ana et ton finish magistral !!! Alors que les caméras se tournent uniquement sur Manu malgré ta victoire, nous trouvons cela un peu injuste.

Tu mérites notre respect à tous, au delà de toutes. Nous avons hâte de connaitre tes projets pour 2020 et compte sur nous pour les relayer dans l’actu des Filles Au Guidon Made In France 👊❤️

💋🏍✌️

Crédits Photos : Ana Carrasco